L’histoire de Belenos
commence véritablement en 1992, époque où un certain Loïc commence
déjà à s'exercer sur sa guitare et reprendre quelques vieux
titres de Metallica, Sepultura; Slayer, Megadeth, Loudblast ... Les
années passent, nous sommes maintenant en 1994, Loïc décide de monter
alors un one-man-band nommé Asyndness, il commence à se lancer dans
la composition (une musique sombre, un peu dans la même veine que
le premier Septic Flesh).
Un certain Godefroy Seron, frère d’arme de Loïc lui fait découvrir
le Black metal avec les tous débuts d'Emperor, Burzum, Cradle of filth,
Enslaved.
Une année s'écoule, après avoir longuement écouté Burzum, Loïc décide
de fonder un deuxième one-man-band cette fois ci de black metal, il
le nomme Belenos.
Nous sommes alors fin 1995.
Epaulé par une certaine Nathalie Leblanc, Loïc compose en 3 mois "Notre
Amour Eternel" et, l’enregistre sur un 8 pistes à cassette, c'est
donc le tout premier enregistrement de Belenos, il se compose de 7
titres assez longs pour un total de 47 minutes. Musicalement, une
grande partie des bases sont déjà établies comme tous les textes en
Français...
A l'exception des textes, Loïc a tout écrit, tout joué, tout enregistré,
sauf la batterie qui demeure une simple boite à rythme. A peine l'enregistrement
achevé (qui a duré quelques jours d'avril 1996), un ami, chanteur
de Despair's tiny things, bien investi dans l'underground conseille
Loïc pour l'aider à se faire connaître dans ce milieu. Loïc passe
alors beaucoup de temps à écrire aux zines, aux listes de distribution,
aux groupes, etc.... Belenos est un nom qui commence à circuler.
Ainsi beaucoup de zines français comme étrangers flattent ce début
osé et réussi.
"Notre Amour Eternel" dont la pochette faite à la main et
salement photocopiée, se vend assez bien, elle est distribuée un peu
partout sur les quelques listes underground de l'époque. Quelques
mois plus tard Loïc est en contact avec un label Italien: Polyphemus
(qui a sorti notamment les deux premiers albums de Novembre). Un contrat
voit le jour en août 1996, "Notre Amour Eternel" sortira
en Cd....mais quand ??? c'est bien là le problème et le début des
jours sombres...
Les mois passent, une nouvelle démo: "Triste Pensée" (9
titres - 40 minutes) voit progressivement le jour, musicalement plus
riche et plus variée que son prédécesseur, un aperçu est enregistré
et envoyé à plusieurs labels en juin 1997, un label Allemand: Solistitium
semble très intéressé mais attend le résultat final qui sera concrétisé
en août 1997, le tout encore une fois enregistré avec le même matériel,
à ce moment là Nathalie décide de quitter Belenos pour des raisons
qui lui sont propres. Hélas les propositions du label Allemand sont
revues à la baisse et s'avèrent être une véritable impasse...
En effet Loïc abandonne la promotion de toute nouvelle tentative de
signature, ainsi "Triste Pensée" n'est même pas distribuée
sous forme de démo, cet enregistrement restera plusieurs années dans
l'ombre d'un coffre.
Entre temps Loïc compose de nouveaux titres, au nombre de 4, ils constituent
la troisième démo intitulée "Allégorie d'une Souffrance".
Désormais c'est Loïc qui s'occupe des textes relativement sombres,
en harmonie avec ces nouveaux morceaux plus violents et tout aussi
obscurs. Cet enregistrement est réalisé en Mars 1998 toujours avec
les mêmes moyens: boite à rythme, 8 pistes à cassette.
Contre toute attente, Loïc reçois alors un courrier au sujet des fameux
Cds de "Notre Amour Eternel". Loïc pense que cette version
Cd de "Notre Amour Eternel" est strictement limitée entre
500 et 1000 exemplaires, mais, finalement le label restera fidèle
à sa réputation de rip-off et, coulera d’ailleurs peu de temps après.
Un nouveau label français: Thunder productions s'intéresse de
nouveau à Belenos, bien que récent celui ci semble signer beaucoup
de groupes avec de gros moyens.
Ce label conseille à Loïc de s'entourer de musiciens afin de réaliser
rapidement des concerts et même des tournées.. Ainsi Loïc réunit virtuellement
Fred D. à la basse et Ludovic F. à la batterie, virtuellement car
aucune répétition n'eut lieu. Soudain plus de nouvelles du label,
Loïc apprendra par personne interposée que ce label a lui aussi coulé.
Loïc envoie alors des exemplaires de « Allégorie D’une Souffrance »
aux rares labels qu'il estime encore honnête mais sans résultat, déçu
une nouvelle fois il abandonne pendant quelques mois ses activité
au sein de Belenos...Allégorie d'une souffrance rejoint alors le placard
qui contient déjà « Triste pensée ».
Pourtant
et, une fois de plus contre toute attente, la fin de l'année 1998
est un tournant décisif dans l'histoire du groupe, Loïc fait la connaissance
d'un certain Raphaël Fontaine, un jeune guitariste compositeur qui
vit à quelques pas de chez lui, celui ci vient de monter un groupe:
Black Prophet. Loïc assiste a quelques répétitions en s'essayant à
la guitare rythmique. Le groupe splitte mais Raphaël continue plus
ou moins de jouer avec Loïc qui entre temps se met à la batterie.
Sur ces bases et, après pas mal de tractations, de projets et d’alliances,
Belenos renais de ses cendres et devient un vrai groupe fin novembre
1998. Un nouveau titre intitulé « Suppôt Du Néant » ne tarde
pas à voir le jour.
Le premier line up se compose alors de Loïc (guitare, voix), Denis
(batterie) et de Raphaël (guitare), le groupe recrute puis vire plusieurs
bassistes, un certain Yann Desaulty se propose alors et, le groupe
est au complet!
Plus ou moins confiant de ce renouveau, Loïc ressort de son placard
"Allégorie d'une souffrance" et décide d'en faire une démo
limitée à 200 exemplaires avec une pochette de bonne qualité. Le concept
général, l’imagerie etc.. sont retravaillés dans la foulée.
Loïc refait de la promotion , il envoie à nouveau des cassettes promotionnelles
et reçoit en contre partie de bons échos, il est en contact avec un
certain Maximilien Varnier, Loïc le rencontre lors d'un voyage à Lyon...
Ce Maximilien vient à son tour chez Loïc en avril 1999, il découvre
avec attention la discographie déjà chargée de Loïc et lui propose
de sortir "Triste pensée" en démo limitée à 400 copies...
Triste pensée sort alors en juin 1999, la promotion aura bien
lieu à l'échelle planétaire mais dans les milieux très underground.
Octobre
1999, première apparition scénique de Belenos, après un an de répétition
et de composition, une grosse date est annoncée à Lille: Marduk/Angelcorpse/Enthroned.
Suite à divers mouvements de personnel, en décembre 1999 Belenos ne
se compose plus que de Loïc (guitare, voix), Denis (batterie) et David
(basse).
Début 2000 Loïc et Denis commencent à enregistrer sur un PC un aperçu
de ce que serait le quatrième enregistrement nommé "Errances
Oniriques" (7 titres/39 minutes). Mars 2000, l'aperçu est terminé,
il donne une bonne idée de ce qu'est Belenos à présent: la suite logique
d'"Allégorie d'une souffrance", avec donc pour la première
fois l'apparition d'une vrai batterie, les morceaux sont assez variés
et frôlent parfois avec d'autres influences doom et death mais le
style prédominant n'est autre qu'un black métal rapide et mélodique
avec quelques touches atmosphériques et païennes. Des envois promotionnels
sont envoyés ici et là, mais, les rares labels qui ont pris le temps
de répondre au courrier se montrent attentifs mais inintéressés.
Pourtant
en août 2000, Sacral productions se manifeste et semble avoir été
convaincu par l'aperçu d'Errances Oniriques.
Après un passage nécessaire en studio, « Errances Oniriques »
sort donc enfin en février 2001, avec notamment la fameuse édition
limitée: un digipack noir recouvert d'une plaque d'étain gravée à
la main.
« Errances oniriques » s’avère être le premier album où
Belenos bénéficie d’un batteur à l’instar de la boîte à rythme qui
faisait office depuis les trois premiers opus du groupe « Notre
Amour Eternel » (- CD demo), « Triste Pensée » (- demo
tape), et « Allégorie d'une souffrance » (- demo tape),
que je ne possède malheureusement pas …
Cet album propose une immersion tout bonnement démente dans l’univers
poétique et violent de Belenos, à l’image du premier titre de l’album
“morfondu”, qui est un matraquage sommaire agrémenté de superbes chœurs
clairs. De nombreux passages à la guitare sèche viennent ponctuer
ce track, pour laisser place à une débauche de haine parfaitement
maîtrisée…Un des meilleurs titres de l’album..
Cette alchimie entre chant black et chœurs clairs rend palpable la
mélancolie païenne et l’attachement a la nature dont fait
preuve Belenos; nul doute que leur inspiration est le fruit d’une
révérence tirée aux éléments.
“Voyage subliminal” commence comme un interlude pour ouvrir
sur une grosse rythmique death entrecoupée de riffs hypers speed
et des voix immondémment inhumaines, cette débauche acoustique laisse
place par la suite à un titre qui met une fois de plus à l’honneur
l’ambivalence de Belenos, où chants clairs alternent à merveille avec
des rythmiques très incisives et violentes.
“Le domaine des songes acte 2 “est la suite du “domaine des
songes” tiré de l’album “Allégorie d’une souffrance” ; l’esprit païen
de Belenos y est dévoilé, l’attachement à une terre, à un climat,
aux émotions qu’elle peut procurer… le voyage à travers les contrées
nordiques , terres rugueuses et inhospitalières propices à la réflexion,
et le défi que représente la survie en ces lieux, elles permettent
à l’homme de prouver par sa survie qu’il est digne d’en fouler le
sol.
Ce titre narratif est magnifique, presque atmosphérique à certains
passages, mais ce calme est un préambule à la tempête qui ne demande
qu’a exploser, les interludes sont aussi un moyen pour L. Cellier
de faire preuve de son immense talent de gratteux..
“En quête d’immortalité “est un des titres les plus poétiques invitant
l’auditeur à réaliser que tout humain est un mort en sursis,
que la nature humaine porte en elle les germes de sa destruction inéluctable.
encore une fois l’alternance de rythmique bien découpée, de chant
black et de chœurs clairs donne un résultat des plus fort émotionnellement.
“Le dernier pas” est une pureté Pagan en ce monde musical nauséabond
infesté de non authenticité, ce morceau est une invitation a la tranquillité
de la léthargie mortuaire, et du transfert d’énergie vers la terre
qui s’effectue une fois le cycle de la putréfaction enclenché ; peut-être
un des morceau les mieux structurés et les plus en phase avec les
sentiments qu’il fait naître: Le rite d’une mort païenne, ou
la nature est un cercueil, est un hommage à celle-ci et la communion
la plus révérencieuse possible.
“Interlude” est une transition instrumentale, la structure du
morceau est intéressante, mais celui ci est bien court…
“Dernière rencontre “vient de la demo “triste pensée” ce morceau s’accélère
très nettement en son milieu pour laisser place à une débauche de
violence totale qui n’est pas sans rappeler celle des éléments et
de toute alchimie créatrice en ce monde; Errances Oniriques se termine
comme il a commencé, dans un déluge qui ne peut laisser personne insensible,
toutes les émotions sont présentes: de la fierté qui bombe nos torses
à l’écoute de ces cœurs nobles et guerriers au maelström le plus total
dans les passages les plus épiques, Belenos signe ici un album de
très grande qualité.
Suite
à ce premier assaut, à part répondre aux nombreuses interviews qui
confortent l'idée que l'album a fait grand bruit, Belenos ne fait
rien de spécial à part quelques concerts.
Un aperçu du nouvel album "Spicilège" est enregistré en
quelques jours en juillet 2001, David fait appel a un de ses amis:
Guillaume Dallery pour prendre le poste de second guitariste, il est
parralèllement le leader du groupe Black dust (gothic/doom/thrash/death?!?).
Ce n'est pas un novice en matière de musique et Loïc l'accepte volontiers
dans le groupe
Entre temps Denis montre des signes inquiétants, celui ci se dit toujours
motivé mais adopte un comportement de plus en plus étrange et imprévisible
lié aux drogues dont il fait quotidiennement l'usage, musicalement
parlant, le black metal ne l'intéresse plus et il s'aventure dans
des styles incompatibles avec la musique de Belenos. Une décision
s'impose: le remplacer, cela est fait rapidement, un certain Marc
Devillers, batteur dans un groupe local nommé Fera, il est d'accord
pour jouer dans Belenos. Il rejoint le groupe en août 2001 et apprend
rapidement une partie du répertoire ainsi que la totalité de "Spicilège".
Les concerts s'enchaînent un peu partout en France, les prestations
scéniques sont bien meilleures surtout grâce aux deux derniers venus.
Février 2002 le groupe commence à enregistrer Spicilège chez Guillaume
qui possède également un studio, le reste est enregistré chez Loïc.

L'album sort avec un peu de retard en juillet 2002 toujours sur Sacral
productions, cette fois l'édition limitée est un coffret en carton
contenant un t-shirt (le seul et unique), un pendentif en argent et
bien sûr le Cd glissé dans un fourreau en toile de jute.
Belenos nous invite une fois de plus à un voyage épique et nostalgique
dans les contrées Celtes de la Gaule.
Officiant toujours dans un black metal teinté d’ambiances folk ou
païennes, cet album se distingue par un artwork explicitement Celtique,
de très bon goût au demeurant ; à l’image des mornes forêts
qui ornent le livret nous rappelant la mythique Brocéliande, alliant
un subtil mélange entre le végétal et le minéral…lieux ancestraux
chargés d’histoires et de légendes où l’atmosphère ésotérique qui
s’y dégage donne l’impression que l’arbre comme la pierre sont vivants.
Spicilège signifie recueil d’écrits sacrés. La cohérence entre les
textes(le thème majeur étant la culture celte), l’artwork et la musique
procure une osmose et une unité conceptuelle bien plus marquée que
sur errances…
La majorité des morceaux a été enregistrée avant la fin du millénaire
et sont donc d’anciennes compos retravaillées pour l’occasion.
Le style évolue sans forcement changer radicalement ce qui sans être
une prouesse est une marque d’authenticité et de libre arbitre dont
peu de groupes peuvent se targuer.
« T’al ifern » ouvre la marche tel le fracas de la
vague sur la roche, dont la seule violence destructrice peut encore
éveiller la complainte des esprits damnés.
L’usage de la guitare douze cordes complémente parfaitement le style
de Belenos (et ce tout au long de l’album), les riffs se font plus
lourds et imposants que par le passé mais les accélérations et passages
rapides sont toujours légions et très efficaces.
« Ensorcelé » commence sur un putain de riff enchaîné
sur une complainte dédiée au roi des forêts : Le chêne érigé au rang
de divinité, sans lequel le misérable humain n’aurait pu assurer ni
sa subsistance ni son habitat. Hommage et respect sont ici accordés
à ces mirifiques êtres qui ont protégé, nourrit et fasciné les ancêtres.
Les riffs lancinants teintés de vocaux gutturaux et de hurlements
bestiaux soulignent la complainte comme la révérence qu'il se doit
d'être rendu à la noble légion des Sylvains.
« Terre de brume » nous projette dans l’atmosphère dense
et impénétrable des terres sacrées des peuplades Celtes à une époque
ou la France n’existait pas en tant que telle et était morcelée par
des tribus qui s’y étaient ancrées et développèrent folklore
et traditions. Les riffs incisifs et guerriers sont à l’image
de la fierté du peuple celte à avoir vécu sur cette terre et l’avoir
en vain défendue des nombreux envahisseurs qu’ils eurent à affronter
au cours de leur histoire.
Passages lents et speed alternent intelligemment à l’image de cette
superbe interlude à la gratte sèche qui ponctue le morceau ne laissant
jamais l’auditeur dans la monotonie d’un style fade et incessamment
le même.
« Noz
pagan » allie percus, dijeridoo, gratte sèche pour une complainte
champêtre en l’honneur d’une époque révolue ou l’homme avait la liberté
au gré de ses marches de s’entretenir avec des divinités multiples
; ce polythéisme païen auquel s’adonnaient nos ancêtres, est en opposition
à la vision totalitaire et hégémonique d’un unique dieu qui est aujourd’hui
imposée dans ce monde corrompu et désenchanté.
« Par Belenos » commence par une entraînante mélodie
au flutio puis une rythmique bien war stoppée nette par un riff excellent
et des hurlements barbares très motivants pour s’adonner aux joies
de la boucherie. Les chœurs entonnent une invocation belliqueuse du
dieu Belenos très enivrante et envoûtante propre à la transe dans
laquelle les guerriers s’immergeaient par le chant avant un combat
dont l’issue était plus qu’incertaine à cette époque ou seule l’épée
régnait sur le champ de bataille ; Louant Belenos, le guerrier Celte
s’appropriait la puissance de ce dieu qui est la version gauloise
d’Apollon, dieu du soleil, resplendissant et auquel on prêtait des
vertus de guérisseur.
« Mort
Divine » est en quelque sorte une ode faite à Belenos (le dieu)
aux vues des paroles qui évoquent l’innommable Jéhovah, Yahvé ou christ
(au choix) comme un démon dont l’avènement se fait plus pressant à
mesure que les dieux païens renaissent par la volonté de l’individu
libre et conscient qui refuse le mensonge de la vision unique enseignée
depuis plus de 2000 ans. L’intro est assez longue et le titre
est d’une véhémence épique totale ponctuée par d’incessants changements
de riffs et de mélodies produisant un effet de constante surprise
qui n’est pas pour déplaire à l’auditeur avisé.
Mais les celtes ne purent repousser l’assaillant évangéliste, qui,
crucifix à la main, vint prêcher en ces terres sa parole et faire
accepter le mensonge par l’écrasante puissance d’un empire corrompu.
Le temps effacera peut être ces traces aujourd’hui trop profondément
incrustées dans les esprits assouvis au mythe de l’unique et du détestable.
C’est à mon sens le message du track suivant : « Loin au Nord… »
où rythmes et mélodies se font presque death par moment, ce thème
revient d’ailleurs entre chaque partie rapide, agrémentée de chants
hurlés, frénétiques.
Je m’attarde un peu sur les textes et m’octroie la liberté de les
interpréter mais il fait bon s’y pencher quand ceux ci en valent la
peine, et qu’ils constituent l’éloge de la répulsion du christianisme
expansionniste qui annihila les traditions les plus ancestrales. Ce
rejet du catholicisme me paraît plus réfléchit et authentique que
de se dire (comme beaucoup de groupes l’ont fait ou le font) sataniste
et prôner sans conviction Satan car c’est à la mode ; que de se faire
greffer des fausses canines et dormir dans un cercueil matelassé
(à la filth), en arborant des croix renversées à foison….
« L’antre noire » est une magnifique sérénade funeste, d’une
tristesse et d’une émotion rendue palpable par le talent de composition
dont Belenos fait preuve. Chaque partie du Track provoque une émotion
propre allant de la mélancolie à la haine, en passant par le regret
et la souffrance.
L’outro est simplement exécutée au chant, ne subissant que quelques
variations et agrémentée d’une percu régulière.
Ce titre sonne comme la fin tragique et regrettée d’une histoire qui
porte en elle tous ces secrets…intacts et inviolables…
Pour conclure cette chronique sans tomber dans le léchage de bitte,
Belenos présente un excellent album, riche en variations, basé sur
l’interprétation artistique de l’histoire Celte,
Officiant dans un style forgé de main de maître par L. Celier et ces
compères…
En attendant la réédition des premières démos et un prochain album.
Suite à ce second assaut, un nouveau changement de line up intervient
alors, Gilles Delecroix remplace Marc à la batterie en août 2002.
Gilles est également batteur de Gronibard.
Le groupe répète avec acharnement car sont prévues trois dates de
la tournée Adipocere : Nehemah, Crystalium, Blodsrit avec Belenos,
finalement tout ce passe pour le mieux.
Contact
:
Belenos.nord@wanadoo.fr
www.belenos.fr.st
Yiskandar.(lost warrior) |