Vehemens « Reincarnate (2003) »

Vehemens à été enfanté par les géniteurs de deux autres entités pour lesquels ils officiaient et officient encore à savoir Fabien et David d’Unfragment à la guitare ainsi que Ludo à la batterie, JF et Jérôme de Niebelungen.

Parallèlement, les deux formations précédemment citées conservent bel et bien une activité certaine puisque Fabien maintient sa participation dans les rangs d’Unfragment épaulé de Jérôme Guibert. De son cotés, Jérôme, secondé par Jacotte à la guitare soutien l’activité de son projet Death/Black épique au sein de Niebelungen.

A partir de 2002, ce quintette de Cholet (putain !!! Y aurait il finalement une scène à coté de chez nous !!!!!!!) se lance dans un processus de composition et de répétition d’une durée de six mois, afin de pouvoir rapidement se produire sur scène.

Dés la fin de ce processus et, de ces répétitions acharnées, un concert eu lieu au « Mat’Sa café » en compagnie de Devil Host et de Byatis. Le groupe multiplia ces prestations scéniques entouré d’autre formations tels que Redrum, Gojira, Descecrator Necrown, Mandragor et De Vernis Mysteriis.

Capturé quelques jours après la semaine du neuf août deux mille trois sur un multipiste numérique dans le local de répétition de Trepalium, cette auto production répond au doux nom de « Reincarnate ».

Avec prés de vingt huit minutes et trente trois secondes, « Reincarnate » est une demo comme je les affectionne, elle est un condensé subtile et structuré de Death Old School, et de Brutal Death d’obédience US avec quelques petites incrustations thrashy qui ne sont pas déplaisantes.

Le tout est très catchy et, renferme une richesse instrumentale époustouflante, ce qui est d’autant plus surprenant compte tenu du tout jeune age de cette formation. Il est vrai que ces Death Metal warrior n’en sont pas à leur début, malgré tout cela, peu de groupes plus renommés peuvent s’en vanter.

Vehemens apporte un nouvel essor ainsi que du sang frais au sein de la scène Death française.

Le plus étonnant est sans nul doute la qualité de la production, car en effet alors que certaine demo sont amputées de temps à autre par des pertes considérables de son, Vehemens n’en à cure puisque la qualité de cette dernière est irréprochable. Néanmoins, j’avoue préférer le chaotique et abyssal son de certaines demos qui leur attribue une atmosphère et une aura rustique et captivante. Je pense sans doute que la prod de « Reincarnate » à annihilé quelque peu une partie de la puissance primaire, de l’originalité et de la fragrance illuminée, spirituelle mais aussi violente que leur compositeur ont sans doute voulu lui allouer. Ceci étant dit la barbarie et le mysticisme sont quand meme au rendez vous.

Pour ce qui est de l’artwork à proprement parler, si il n’y avait qu’un seul reproche à faire, il serait effectivement proféré à l’encontre du design de la cover que je qualifierais d’un peu trop futuriste à mon goût. Malgré tout, je ne pense pas qu’il faille prendre ceci en considération et, comme étant un facteur très important meme si le lay-out peut être décisif lorsqu’il s’agit de l’achat d’une galette car, ce qui fait la spécificité meme de cette formation c’est l’absence de sempiternelles nécroses sanguinolentes et purulentes et l’aspect craspec, totalement viscéral et globuleux que bon nombre de groupe essayent de cultiver devenant à la longue acrimonieux et rébarbatif meme si très jouissifs et orgasmiques de premier abords !!!

En effet le concept de « Reincarnate » est entre autre influencé et axée autour des impalpables et intemporelles écrits fantastiques de notre bon vieux Lovecraft, ce qui lui confère une dose supplémentaire d’originalité ainsi qu’une dimension plus mystérieuse et intéressante. Pour rassurer les inconditionnels du genre, Vehemens pratique bel est bien et, instrumentalement parlant un Death des plus direct et vigoureux.

Les cordes témoignent d’une déconcertante facilité à allier massivement flegmatisme rythmique, vélocité et promptitude frénétique et, riffs un peu plus modérés mais herculéens et imposants tout en jouissant par la meme occasion d’une puissance qui ne décline en rien du début jusqu’à la fin. Ce qui donne un aspect terriblement US chez ces dernières sont les harmoniques sifflées (lâchés de bombes au floyd), monstrueusement et homicidieusement stridentes comme dans « The Repugnant » ainsi que les hammer et les pull-off et les parties speed peeking aiguës des plus dévastatrices et vigoureuses à la Cannibal Corpse.

La guitare pratique aussi de colossaux break comme celui que l’on peut entendre dans « Massgrave Of Souls » vers les alentours des une minutes et qui pour ma part sont effroyablement exterminateurs tant ils donnent du punch et de la fermeté à ce titre.

Le plus surprenant est que Vehemens à su attribuer à sa musique une robustesse et une énergie impressionnante sans pour autant avoir créer des riffs digne d’un bon vieux « The inexorable » ou « Kaos Kommand 696 », un coup de maître !!!!! Les riffs sont aussi phénoménalement riches ce qui fait que les tracks de cette galette ne sont pas redondants et similaire. Vraiment du bon boulot !!!

Pour ce qui est des peaux, je peut affirmer qu’elles reflètent parfaitement le jeu des guitares, elles peuvent être lourdement puissante et dominatrices comme dans « Excession » avec ses imposant passages mid-tempo, digne d’un bon vieux marteau piqueur avec ses concassages rythmiques dans « A World so far away », et pathologiquement schizophrénique et sociopathe avec ses rafales à la double digne d’un B52 en plein action dans « Ynnsiriedh ». Décidément Vehemens n’est pas à mettre entre les mains d’une octogénaire épileptique souffrant d’incontinence et de maladie cardio-vasculaire !!! héhéhé.

Les vox possèdent une sonorités d’outre-tombe, elles sont impitoyables et rivalisent de force et de présence avec bien d’autres vocalistes du genre. Elles ne sont pas très expéditives et préfèrent miser autant sur leur robustesse, leur présence impérieuse et dominatrice que sur une frénétique promptitude exterminatrice. Malgré tout, je pense que les vokills auraient pu être un peu plus mis en avant lors du processus d’enregistrement car ils restent encore sommairement étouffés à l’instar des autres parties instrumentales ce qui donne sur une chaîne qui n’est pas très performante une impression d’apathie..

Pour résumer la chose comme elle devrait l’être, écouter une demo comme « Reincarnate » équivaudrai à ce ramasser une phénoménale et monumentale claque dans la gueule et cela de toute part !!! 

Forbiden to lopettes !!!

Vehemens@wanadoo.fr
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David de Cuevas c/o Vehemens
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49300 Cholet- France

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