Unholy War « Annihilation of Mankind (2003) »

J’ai déjà pris le temps et le plaisir d’évoquer le nom de Unholy War lors de ma chronique de l’excellent Split Cd sortit cette année entre ce dernier et le monstrueusement nécromantique Zarach’ Baal’ Tharagh’, la bête, mythique à mon sens, de Luc Mertz, Split ô combien recommandable pour tout adepte de violence métallurgique crue et authentique ; Néanmoins, pour resituer le contexte eu égard de ceux et celles qui auraient fait abstraction des infos mentionnées lors du décorticage de cette pièce copieusement Old School, Unholy War est un one man band dont les premières fondations ont réellement étés posées en 2003. Après être entré dans les rangs du légendaire combo hexagonal qu’est Lord en avril 1998, s’être adonné dans cette cohorte à un certain nombre de prestations live et avoir participé à trois enregistrements (deux en studios et un avec les moyens du bord) Dark Count Mephisto décide de quitter le bête début 2003 pour se rendre à Aschaffenburg, quelque part sur les terres mystiques de l’Empire Teutonique. Suite à la difficulté de débusquer un groupe officiant dans l’art noir en ces contrées, D.K. Mephisto opte rapidement pour l’optique du one-man band et, après avoir réglé certaines formalités techniques commence à écrire et à enregistrer les premiers morceaux de ce qui allait devenir « Annihilation Of Mankind » en mai / juin 2003 et c’est ainsi que cette première démo sera réellement parée à assiéger l’underground dés le mois de septembre de la même année.

L’œuvre débute dans les règles de l’art avec une intro ni trop courte, ni trop longue à juste titre intitulée « Voices From Hell »qui , emplie de vertige, de malaise, de souffrance et d’abominations enfouies et distordues nous immerge dans le contexte d’une sombre substance d’obédience résolument satanique. « The Blood From The Ancient Battles », le premier véritable track de cette galette, emboîte rapidement le pas de cette protocolaire entrée en matière et, le fracas de ce tonnerre d’acier témoigne clairement que D.K. Mephisto est de la vielle école, et que son art est le fruit très intègre d’un cheminement bercé par de séculaires influences ! Qu’il est agréable de découvrir, en ces temps où les influences changent à la merci d’une jeunesse qui dans son insouciance semble n’éprouver aucune honte à considérer des daubes rances telles que Slipknot et autres bouses néo comme des références et des préalables à un passage au Metal Extrême, que certains ont sus préserver, de part un devoir de mémoire, des influences saines !

En conséquence, nous avons ici affaire à un jeu de corde emplit d’un feeling très harsh mêlant avec hargne, poigne, vigueur et une insolence sulfureuses incontinente, le simplisme d’un Black Metal puisé à sa source originelle et de très nombreuses recrudescences Thrashysantes très harsh, syncopées. Les riffs, leurs structures et enchaînement logique oeuvrent à développer un alchimique concassage de tout les instants très riches en palm-out sauvages et combatifs. A mille lieux du mode d’expression linéaire dont font preuve certains groupes, l’art de Unholy War, parfois aux limites de la fibre Heavy Metal Old Vein, se révèle copieusement épique et accrocheur. L’apport très mélodique d’une seconde guitare dégage bien souvent un sentiment de fierté guerrière quasi païenne renforçant la pureté rustique et tenace de l’ensemble tout comme l’utilisation très sporadique d’une aura acoustique sur les prémices de « Black Prophecies » nous plongeant l’espace de quelques instants dans un fresque médiévale glauque et désolée où règne en les campagnes sorcellerie et cultes impies.

Comme vous l’imaginez désormais, les percussion s’adaptent à cette substance indéniablement plus catchy qu’épileptique. La programmation effectuée ici par Armageddon de Lord est tout bonnement fantastique et devrait suffire à écraser le dernier noyau de résistance réfractaire à tout apport non organique au sein du Metal Extrême. Porté par une résonance massive et claquante c’est un véritable déluge de fréquences mid-tempos laminées aux blast les plus primaires que nous réserve ici Unholy War. La variété est au rendez vous avez une très intéressante utilisation des possibilité de la machine basée sur de nombreux changements de frappes, beaucoup de roulements etc… où une double totalement démentielle tient une place rare est purement jouissive dans ses soubresauts frénétiques et ses émulations ! Une véritable incitation à l’épopée sanguinaire, glaive à la main et cervoise dans le cornet en l’honneur du noir Duc des enfers.

Enfin, les phases vocales sont très réussies. L’on sent que Mephisto a un minimum de bouteille et, qu’il a prit le temps de travailler son organe dans Lord. Le timbre est puissant, vif, belliqueux et, en parfait accord avec la charnière Black / Thrash ici exploitée. D’un point de vue plus lyrique, saluons également avec les honneurs un feeling très chirurgical et clairvoyant dans la façon de placer les vokills.

Je ne devrais plus qu’à avoir à préciser que la prod et le mastering sont énormes et gorgés de souffre pour vous convaincre de vous procurer cette pièce. Certains culs tendus vont encore me gerber un pâté de tête, me reprochant mon passéisme et mon fanatisme autiste à l’égard de tout ce qui reste encré dans la sémantique originelle mais je n’en ai cure. A la fois classique et personnel, l’Art de Unholy War est revigorant et, cette forme ancestrale reste toujours aussi jouissive, surtout au beau milieu de cette scène ravagée par la prostitution culturelle et musicale ! Il n’est pas étonnant que j’ai cru de premier abord que D.K. Mephisto était Allemand tant l’on pourrait ranger les œuvres de Unholy War entre de bon vieux « Stormbringer » et « A Touch Of Medieval Darkness » de Desaster !!!!!

SUPPORT !

Contact :
http://unholywar.chez.tiscali.fr
unholywar@tiscali.fr

Sperm. S.