Szron « Frost Eternal » (2002)

Raaaaaaaarrrrrrrrrggggggghhhhhhh !!!!!!!

SZRON !!!!!!!!!! La partie « Mankind’s Funeral » du split avec Arkona parut en 2004 chez Under The Sign Of Garazel Prod me dézinguera toujours la tronche en moins de temps qu’il n’en faudrait à une aussi ingénue que sympathique salope, se permettant un peu trop d’entreprenantes familiarités à mon égard, pour se prendre un lavement anal … « The Purificating Flame Of Annihilation », œuvre du même label, fut, quand à lui, l’un de mes plus indispensable album de chevet de cette même année de discorde… Autant vous dire, donc, que lorsque j’aperçut cette démo tape au détour d’un vieux catalogue F.W.P. mon sang confit d’alcool n’eu à peine le temps de faire un tour que, gloussant tel un jeune pd, votre noble serviteur s’empressa, manu-militari, de bombarder la boite mail de ce bon vieux Lord Azmoth pour en obtenir une copie… Et pour cause, ce « Frost Eternal », coproduction entre le très fidèle Under The Sign Of Garazel Prod & Blutreinheit Prod, n’est autre que la réédition de la partie du split Cd-r avec Hateful parut en 2001, toute première démo de ce groupe polonais formé en 2000 par le duo Beherit [Guitares, Basse, Batterie] & Demon [Vocaux, Guitares / également membre du Hateful précité…], préfigurant le premier album « Pure Slavonic Blasphemy / Cult Of Death (Reh’ 02) » à côté duquel je suis passé comme un bon gros connard…

Szron ne signifie pas « givre » en polonais pour honorer les plus superficiels usages de l’Art Noir et, ce glaviot n’est pas nommé « Frost Eternal » pour l’esthétique… à commencer par le travail sonore régnant ici, moins chaleureux que put l’être la mortification d’un charnier croate livré aux rudesses hivernales par un escadron de la mort serbe rassasié ; Haleine sordide, bien représentative d’une idéologie empruntant, certes, à bon nombre de valeur païenne et anticléricales mais, plébiscitant, avant toute chose, l’abandon et l’annihilation la plus totale. A l’écoute de cet assaut, l’on se prend à rêver d’un retour fracassant d’une industrialisation du génocide qui, conforme aux préceptes d’égalité des chances avec lesquelles l’on ne cesse plus de nous bassiner, ne ferait aujourd’hui plus de détails. L’on déambule dans les méphitiques allées de continentaux camps purificateurs, pataugeant en d’informes marres de fluides corporels à l’hallucinée contemplation d’une fécondité humaine que l’on ligaturerait au fer à souder, tout en jetant ses juvéniles symboles de pérennité dans les entrailles de fosses peuplées de chiens affamés ; L’on erre dans les affres d’une folie salutaire où la liberté se verrait résorbée à même la gégène, où l’égalité serait honorée sur le vif d’un peloton exécutif, où la fraternité ne se résumerait plus, pour les charognes en sursit, qu’à déposer leurs congénères refroidis au cœur de charniers purgatoires ; L’on gît immobile à la vue des nauséabonds panaches s’exhalant de crématoires colossaux…. Avant, soi même, de se résoudre à aller prendre sa douche collective pour venir nourrir le vaste processus rédempteur…

En rupture totale avec ce que le cachet « Europe de l’Est » pourrait laisser supposer en terme de branlette folklorique, de bienveillance nationaliste et de chaleur païenne, Szron, éthéré mais dense, primaire mais inspiré, intégriste mais personnel, renvoie à la quintessence de la Norvège du début des 90ies, déployant agressions fulgurantes et massives proches d’un « Pure Holocaust » d’Immortal… cycliques vidages de pesantes immersions dans le plus pénible des désespoir, transpirant de cette noire et insondable austérité qui put faire la gloire d’un Burzum époque « Hvis Lyset Tar Oss »… envolées très harsh, crues, voire old school, digne des premiers Darkthrone et de leur rage incurable… Et, si de potentielles comparaisons avec la scène Polonaise il y a, ce n’est que du coté des plus antiques, furibonds et obscurantistes méfaits du Graveland première période qu’il faut prospecter.

Raaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrggggggggggggggggghhhhhhhhhh !

Putain ( !?!?!), je bande… et je crois que cela se passe de tout autre commentaire !

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Sperm. S.