Suffereign « Embryoworms (2002) »
Suffereign,
issu de la banlieue de Metz s'est formé début 2000 autour
de Florent à la basse, Alain à la batterie et Arnaud
à la guitare. Après de longues recherches pour rendre le line-up plus efficace et plus stable, Olivier est venu rejoindre le groupe début 2001en tant que guitariste et, Carlos est devenu chanteur durant le mois de juillet. Après avoir participé à leur premier concert le 2 novembre 2002 à la K'Fet (Strasbourg) en compagnie des Skatophiles et de Cerebral Commotion, ils ont enchaîné quelques festivals (Deb'watts core...) et concerts dans l'Est de la France. En mars 2002 ils ont enregistré quatre titres par le biais de l’informatique ce qui leur permis de réaliser leur première déjection sonore… Puis ils se sont rendus durant l’été de cette même année au Desecrated studios afin d'enregistrer leur première démo quatre titres en 2002, « Embryoworms.. » Suffereign a procrée en cet « Embryoworms » quatre déjections d’un Brutal Death sans compromis, violent, cru et énergique. En effet, lors de la première audition de cet opus nécrosé et vicié, le rendu instrumental de ces quatre tracks m’a mis une sacrée claque dans la gueule à tel point que je ne conseille pas Embryoworms aux âmes sensibles, aux cul tendus… Le Brutal Death de ce groupe va donc droit au but en broyant ses rivaux à l’aide d’une bestialité hors norme, d’une puissance digne d’un bulldozer en pleine action et d’une phénoménale frénésie épileptique !!! La sincérité du groupe est forte et cela se ressent bien lorsque l’on écoute ces quatre méfaits.. C’est à travers un tempo très changeant et donc riche que l’instrumentation déverse toute sa violence et sa puissance, toute son authenticité, en lobotomisant arbitrairement et cruellement son auditoire, ceci d’une manière tout à fait jouissive et orgasmique.. Pour ce qui est de la production, cette demo n’est pas si catastrophique comme certains pouvaient l’affirmer, à mon sens sincére et rustique, elle donne au contraire, je trouve, un charme tout à fait particulier au rendu d’ensemble… Certes complexe et alambiquée, la substance de cette horde de maniaques sociopathes n’est pas novatrice, cependant, nous tenons encore là, pour ma part, une démo de Brutal Death qui démontre que la scène hexagonale n’a vraiment rien à prouver au reste du monde tant elle possède des formations de qualités surprenantes et de caractères !!! En effet, les partie guitares disposent d’un jeu riche et varié ; Tantôt elles officient dans un gros Death mid tempo, lourd et déviant brisé par de farouches breaks et contre breaks en palm-out, tantôt elles exterminent et compressent le système cérébral de ses assaillants à l’aide du jeu rapide, syncopé et concassé, parsemé de rapide et véloces hammer et pull of.. Inutile de dire que le processus de gestation de cet opus du être long et fastidieux tant les lignes rythmiques sont complexes et changeantes..! La batterie blaste tel un concasseur mécanique ou autre marteau-pilon fonctionnant au kérosène !!! Elle écrase en break, avec folie et névrose, les lignes rythmiques des cordes chutant en lourdeur pour leur donner encore plus de puissance, de brutalité et de punch. Elle sait tout autant et avec force présider certaines modérations très catchy après les envolées de pure furie, lorsque ceci est nécessaire, c’est à dire qu’elle peut jouer dans un registre un peu plus posé pour redonner du souffle à la teneur musicale de Embryoworms comme dans « Foetus Collection ».. Le chant lui est tout aussi puissant et brutal que le reste a savoir qu’il administre dans un registre excessivement guttural un condensé pur et dur de grunts psychotiques et cela en les assortissant quelques hurlement typé Black ce qui confère au tout une puissance non négligeable et quelque chose de singulièrement malsain !!! Pour résumer le tout, Embryoworms est une demo qui saura, pour sûr, satisfaire la plupart des détraqués et déséquilibrés qui, comme moi, ne se lasseront jamais de se prendre de monumentales claques en pleine tronche !!!! Support and Obey !! Verrukose Urethra |