Sterkvind / Inner Helvete « Burning The False Idol » (2001)
Aaaarrrgh!!
J’avais déjà eu l’occasion de remarquer le label HellWar
Productions en l’époque où je me suis approprié
la demo tape “Deathly Pale” des tueurs hexagonaux de Bael. Nuls doutes
que pour s’être intéressés à de tels psychopathes
en stade terminal de démence et à leur art satanique
déluré relevant du pur et jouissif nihilisme, ces activistes
de la scène Portugaise devaient pour sûr se dévouer
corps et âme à de véritables valeurs underground.
La version tape de ce split sortit en 2001 en collaboration avec Ogham Records et strictement limitée à 666 exemplaires confirme mes soupçons premiers. Mesdames, messieurs, place avec ce « Burning The Flase Idol » à un pur produit underground directement issu du plus craspec et vertigineux terroir métallique portugais. On commence d’abord avec cinq tracks de Sterkvind. Il s’agit là d’une entité relativement récente puisque avant ce split, Sterkvind n’a enfanté en 2001 qu’un promo Mcd énigmatiquement intitulé « Agnat-Bat-Mahlat ». Considérons que cette jeune et fougueuse recrue a ici pour mission de préparer le terrain, d’ouvrir les hostilités et, sur ce postulat, force est d’admettre que ce qui semble ici évoluer sous forme de duo tire relativement bien son épingle du jeu. Passés quelques samples abyssaux introductifs des plus post-apocalyptiques et thermonucléaires et, voilà déjà que la bête ne peut contenir plus longtemps son venin acide et fielleux. Que les petites natures se préparent psychologiquement à se faire sauvagement labourer l’oignon par une puissante et vigoureuse poussée d’épileptisme en acier trempé. Sterkvind ne fait assurément pas dans la dentelle et frappe sans détour du moins dans ses premiers souffles, car, n’allez pas croire que cette horde bat frénétiquement le fer sans queue ni tête du début à la fin de ses tracks. Le relief est mit en avant et, c’est ainsi que le folie des speed pickings de traditions galvanisés par les incontournables blast beats fait bien souvent place à des chutes de pression beaucoup plus lourdes et harsh parfois presque épiques et appuyées de la rude et tranchante trame mélodique d’une seconde guitare. L’aura d’ensemble, potentiellement morne, macabre et effrayante , est une incantation de tout les instants à la gloire des divinités sanglantes et belliqueuses ancestrales ; Un préalable à l’avènement des abominations intra terrestres destinées à marcher de concert et dans les sombres ages à venir sur la race humaine indécente aveuglée de toute part par le mensonge et la faiblesse. L’haleine de souffre si caractéristique à notre art de vie et de mort est réellement présente, le seul bémol concerne ici et, selon moi, les vokills qui lorsqu’ils restent sur les sentiers écorchés du BM tiennent parfaitement la route mais, qui s’avèrent être beaucoup moins convainquant lors de certaines alternances DM ou plus claires dans les intonations. Après la véhémence sulfureuse et la fraîcheur abrasive des premiers pas de Sterkvind dans l’underground, faisons désormais place à un degrés supérieur d’ordination dans les grimoires impurs du culte ! Place à Inner Helvete ! Ce trio composé de Cultus Profanus aux vomissures lyriques, de Impius à la molestation des cordes et de Arcanus au concassage des fûts a déjà de la bouteille puisque avant ce split ont déjà vus le jour « Satanic Hecatomb », un promo datant de 2000, une démo sortie la même année intitulée « Glorification Of The Unholy Lord » et, « Satanic Metal » un split Mcd partagé avec Necrocult remontant à 2001. Les trois litanies infernales ici régurgitées se situent dans un registre relativement similaire à celui exécuté précédemment par Sterkvind, à savoir un Raw Black Death metal arborant sans ambiguïté et fièrement le crucifix souillé dans son sens originel et, le pentagramme pour mener au mieux le combat contre le judéo-christianisme expansionniste ambiant mais, cela avec un surcroît palpable d’expérience et de vécu. Les compositions, tout autant desservies par un spectre sonore suintant en toutes ses pores du foutre acre du grand bouc, sont exécutés avec bien plus de spontanéité et de clairvoyance. A la fois très Raw, épileptique et, péchut, catchy conformément à la patte Old School, ces hymnes de Inner Helvete s’imposent dans leur obscurantisme, leur saleté, leur immoralité, leur insondable violence intérieure et leur austérité effrayante comme beaucoup plus massifs, viscéraux et intransigeaments impliqués que ceux de leurs confrères. Cela est très net rien que pour les rauques vokills de Cultus Profanum, lesquels sont bien mieux maîtrisés et exploités que ceux régnants sur les cinq premiers tracks. La performance m’inspire, de part son caractère guttural, les complaintes jouissives du pire bouilleur d’enfants que les Carpates aient connues !!!!! Je ne vois pas d’autre réflexion personnelle dont je pourrais vous faire part en cette heure plus que tardive. En conclusion, je dirais qu’il s’agit là d’une démo tape intéressante et brutale qui vous bottera le cul mais, pour le reste, il est évident qu’il m’est arrivé de me mettre de bien plus captivantes œuvres sous la dent ces derniers temps…. Contact : Sperm. S. |