Kratornas « The Onslaught Of Battledemons » (1999)
Putain
! Depuis le temps que j’entends parler dans l’underground de ce one
man band sévèrement burné mené avec intransigeance
par un certain Brian Zamora, j’ai l’impression d’être, en ce
jour, le seul et dernier connard à ne toujours pas m’être
sérieusement penché sur la bête !! De Kratornas, je ne sais donc que peu de choses hormis que cette démo tape a été capturée en un temps éclair les 30 et 31 décembre 1998, hormis pour le track « Demonic War Slaughter » qui fut quand à lui enregistré les 29 et 30 octobre de la même année et, qu’elle s’est visiblement propagée sur le monde en 1999 via Ligundulum Productions. Notons qu’une version Lp marbrée strictement limitée à 666 exemplaires a été pressée en 2002 via le très controversé Ordealis Records…. Voilà pour ce qui est da la traditionnelle et primordiale mise en bouche protocolaire ; Il est désormais temps pour nous de voir ce que Brian Zamora a dans le falsard lorsqu’il met ses instincts et pulsions au service de la quintessence de Kratornas. Achtung ! Que ceux et celles qui chopent régulièrement le gourdin à l’écoute des dernières prods affiliées à la machine Metallian n’imaginent pas un seul instant ressentir un quelconque plaisir à se dégorger le poireau ou s’astiquer la vulve en écoutant ce « The Onslaught Of Battledemons » ! Mieux vaut pour eux s’en retourner à leur presbytère local pour aller y offrir leurs petits anus sucrés ou, se rendre à je ne sais quel gala de Bernard Minet ! Cette démo tape renferme une substance ultime, un instant rare et précieux empreint en tout instant d’un feeling Old School et ultra raw rarement égalé de nos jours et, qui pourrait faire passer par bien des aspects Beherit pour une vulgaire bande de petites fiottes en ballerines !!!! Cette entité nous replonge dans la morbide atmosphère des premiers méfaits en nous servant six étrons acides, sulfureux et bouillonnants à consommer sans garniture ! Les cordes s’expriment de part une abstraction totale des notions de beauté et, d’harmonie. L’on entendrait presque ce pauvre petit instrument fébrile qu’est le médiator hurler au martyr entre les doigts pervers et sadiques du tortionnaire dénué de toute morale qu’est Brian Zamora tant son jeu et son doigté sont épileptiques. Chaque riff, qu’il soit hyper rapide et raw ou beaucoup plus catchy et syncopé est une substantifique mise à mort auditive ! Une mixture psychopathe vouée à ne laisser derrière elle qu’un amas informe de glaires, de chairs et de sang parfois exacerbée dans sa folie furieuse par des solos on ne peut plus bordeliques, agressifs et artisans de discorde. Est il utile de vous préciser que les percussions n’ont pas grand chose à voir avec la mollesse pachydermique d’un groupe de Doom Death ?!?!?! Il est bien difficile ici de parler d’autre chose que de matraquage tant cette annihilation rythmique est porteuse de séquelles et implique en tout instant la combustion spontanée du drum kit ! J. Read (Revenge / Conqueror / Axis Of Advance pour les ignares !!!!) trouve ici un sérieux concurrent ! C’est à en revigorer un tétraplégique ! Enfin, la claque suprême, la crème des crèmes : Les vokills !!!!! Aaaaaarrrrggghh !!! Il s’agit là de l’œuvre d’un maniaque ! Un maelström de hurlements informes et inhumains que seule la marche meurtrière d’un autiste en pleine crise, au volant d’un trente huit tonnes chargé ras la gueule et lâché pied au plancher au beau milieu de la joie et liesse des journées mondiales de la jeunesse pourrait égaler ! Brian Zamora dégueule tripes et boyaux dans son micro avec une rage et une saleté rares ! Il est peu étonnant que beaucoup aient étés écœurés par cette ignoble déjection se situant perpétuellement à la croisée du timbre Black criard et sur-aigu et, du Death gras et caverneux, mais, il n’en faut pas moins pour conférer une dimension purement malsaine aux messages véhiculés par des tracks tels que « Diabolical Mutilation », « The Satanic Macabre » ou encore « Luciferion Gladiators ». Voilà en conséquence une œuvre qui, impure et authentique pour certains, clichesque et juvénilement satanico-nihiliste pour d’autres devrait néanmoins et, à coup sur suffire à botter copieusement le cul de tout les poseurs croyant détenir l’absolue vérité au beau milieu de notre scène avec pour seule culture les merdes mainstream poisseuses qui polluent aujourd’hui notre air. Pour ma part, je m’en vais rembobiner ces crasses bandes pour me reprendre sur le champ une éjaculation faciale maligne et corrosive ! S/M Black Metal At Your Own Risks ! Musick For Sickos ! Contact : Sperm. S. |