Hammer of Revenge « Archangel of Destruction (2001) »
La
réputation sulfureusement chaotique, brutale et discourtoisie
de l’underground Black / Death Sud Américain n’est plus à
faire si bien que la provenance de ce « Archangel Of Destruction »
ne m’étonnes guère ! Cette promo tape à
été enregistrée en août 2001 dans les tréfonds
des contrées Chiliennes les plus ravagées, obscures
et sauvages ; Cela dans un optique indéniablement orientée
vers une haine absolue contre l’humanité et eu égard
aux dogmes fécaux de la pouilleuse et miteuse frange Catholique.
Tout en cet « Archangel Of Destruction » suinte d’une ineffable « Fuck You Attitude » d’un profond nihilisme conspuant tout dogme humaniste. La négation de la médiocrité de la race bipède et du mensonge hideux couronné d’épines trouve, chaque jour passant, de nouveaux et virulents partisans et, je me réjouis de cette résistance toujours plus massive et viscérale car, lorsque viendra la fin de toute chose, nous ne seront jamais de trop pour combattre tant de honte et de déshonneur ! En attendant, ce duo Chilien nous vomit une substance raw, crue, violente mais qui n’en est pas moins alambiquée, certes à la sauce Old School, et qui, d’entrée de jeu, aurait pu être plus consistante si « Archangel Of Destruction » n’avait pas été capturé dans les souterrains désinfectés d’une sinistre distillerie clandestine de je ne sais quel tord boyau Chilien ; Plus objectivement, il est clair que la prod, peaufinée à l’acide de batterie, à été copieusement chiadée… Peut être un peu trop car, il est toujours nécessaire d’établir un minimum de distance entre volonté de rester underground et bruitisme absolut. De surcroît, il est certain que le taux d’alcoolémie de ces maniaques devait, pour sûr, friser de peu le seuil du fatidique coma éthylique profond et bilieux!!! Non-obstant les évidentes approximations découlant de cette débauche alcholique , l’art de Hammer Of Revenge de part son mode d’expression apocalyptique, certes jouissif mais beaucoup trop jusqu’au-boutiste et immature dans son passéisme, duquel suite de violents mais redondants et usés et power chords, happant l’auditeur pour l’enterrer plus bas que terre sous un tonnerre de saturations rouillées manquant quelque peu de personnalité, deviens rapidement rébarbatif et, ne serait-ce qu’au niveau des riffs, n’a pas su stimuler mes pulsions. Ce déluge de riffs relativement peu savoureux est entrecoupés d’éthyliques vocifération hurlées comparables à un vieux The Exploited tant le nombre de « Fuck You » ou de hurlement incompréhensibles supplante indéniablement le reste des lyrics…si lyrics il y a… !? Sur ces bases, l’on aura vite compris que, de façon totalement clichesque, l’éternelle tante hyppie stigmatisée et ses moutons égarés sont la cause d’un tel déchaînement de haine et de violence. Les percussions n’échappent pas à ce dépouillement extrême et officient ainsi dans une mono-rythmique dévastatrice et brutale mais qui n’en reste pas moins monotone et basique. Elles martèlent hargneusement et odieusement les tympans de son auditoire tel un marteau piqueurs alimenté à la nitroglycérine attaquant avec une passion peu commune les fresques de la Chapelle Sixtine. Mise à part cela, elle à quand même le mérite d’accompagner l’instrumentation avec une furie appropriée et comminatoire. Pour conclure, ce delirium tremens musical de Brutal Black / Death reste dans l’esprit « sex drug and rock’n’roll » des premières errances et ne recherche aucun esthétisme musical. Cette tape est une louange à la destruction totale et à l’anéantissement sans distinction et, de fait aurait pour sûr fait des ravages il y a deux décennies mais, aujourd’hui elle s’avère être un peu trop légère et insouciante pour imposer le groupe…. A vous de savoir maintenant si cela pourrai vous convenir… Dans tout les cas, je serais curieux de savoir si ce promo a suscité l’enthousiasme d’un label. Contact : Verrukose Urethra |