Fornication « Stab » (2002)

Place et gloire à l’Empereur du « Perversick Metal » hexagonal qu’est Fornication ; Haut dignitaire du très fournit et peuplé underground Toulousain autant adulé par les maniaques sexuels les plus sadiques et perfides de notre scène que hais par ceux qui croient encore pouvoir instaurer puritanisme et vertus dans le milieu, qui conchient la moindre optique artistique un peu trop portée sur le sexe et les déviances après s’être néanmoins copieusement dégorgés le poireau sur ce qu’ils qualifient de sacrilège !!! Je m’égare…. Passons….

Fornication est né en 1996 et, dirigé par Count Sabbat, a enfanté dans la souffrance la plus absolue six démos jusqu’en 2002. Il me semble que « Stab », dévoilant un Fornication encore formé de Count Sabbat aux vokills, de Akhron (Nuit Noire) à la batterie, de Hate aux guitares et, de Kobal (Darvulia. Aaaaaarrrrgghh !! Killer) à la basse est le dernier de la série juste avant l’explosion du foutrique et peu farouche « Sectanik Neocide » en 2002.

Cette entité est née de la volonté féroce d’extérioriser un tourbillonnement de sentiments divers dont bien évidemment une haine immense et démesurée et, à l’écoute de ce « Stab », je vois mal comment l’on peut prétendre de bonne foi que le pari n’est pas réussit et honoré !

Point de fioritures ou de détours ! Fornication vous crache directement son foutre à la gueule sans la moindre négociation préalable ! La version répétition de « Mary The Whore » pose sans ambiguïté l’univers lyrique de la bête, à savoir un concept entaché d’aucun tabou où sexe et débauche côtoient un anticléricalisme bouillonnant. D’ailleurs, que s’imaginer d’autre lorsque après réception et, juste avant écoute, l’on décortique l’artwork et le layout ?!?!?! Un véritable travail d’orfèvre dans les sphères du primaire à la gloire de l’œuvre des sérial killers les plus pervers et sanguinaires qui, en leur temps, de la vigueur de leurs vîts puis du tranchant de je ne sais quel rasoirs rouillés ont apportés leur lot de chaires souillées dans les bras de la grande faucheuse ! L’art noir vomit par le quatuor est bien évidemment à cette image : Raw, cru, sale et dépouillé. Des riffs simples non dénués d’influences mais tranchants à souhait ; Des percussions tout aussi primitives mais, des plus efficaces et virulentes ; Et, des vokills comme seul un malade en stade final de la peste noire pourrait en cracher ! Voilà pour ce track qui se termine dans la discorde la plus totale avec un solo de goret !

S’ensuit « Fist Fucking Black Metal » avec pas moins de haine et de brutalité froide, distante et mortuaire. A lui seul, le nom de ce track résume ce que l’on peut y ressentir, il n’y a donc pas besoin de s’attarder des heures sur sa quintessence si ce n’est pour dire qu’il provient de l’excellent premier album qu’est « Sectanik Neocide » que je recommande vivement aux ignares qui ne s’y seraient pas encore intéressés !

Sur les derniers relents de sang et de glaires fécaux du second track, « Evil Sperm » reprend le flambeau avec toute la méphitique et rance symbolique qu’il implique. Ce troisième viol auditif débute de façon relativement harsh et modérée en comparaison des deux précédentes mais, Fornication de part son abandon le plus total aux plaisirs des chairs les plus décadents, craspecs et insanes peine à contenir ses fluides et explose rapidement ! Ce track, une fois de plus terriblement incisif, dépouillé et proche de la substance originelle est une incitation à goûter aux plaisirs sabbatiques interdits ; A copuler dans la douleur et jusqu’à ce que le sang coule avec le Grand Cornu ; A s’abreuver de ses putrides liqueurs et ainsi à porter sa marque à jamais !

Enfin, « Stab » s’achève sur « Les Handicapés De Premiers Rang » ; Chapitre ultime dénonçant l’hypocrisie absolue des ecclésiastiques et des médias envers les handicapés manipulés selon Count Sabbat comme des pions sur un échiquier. Malgré une forme résolument véhémente, je ne peux que rester dubitatif concernant le fond à mes yeux plutôt altruiste….. Les membres de Fornication auraient ils encore une morale ? Il n’en demeure pas moins que le groupe reste fidèle à lui même ce qui suffit pour faire oublier ce léger détail.

En conclusion, je ne dirais pas que je voue un culte à cette tape ou, que son contenu est une excellente révélation car, tout de même très classique mais, il s’agit simplement d’une très correcte et bonne démo.

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Sperm. S.