Fornication « Sodomize Human Race (2000) »
A
nouveau, je ne crois pas qu’il soit utile de présenter Fornication…
Quel maniaque prétendument investit dans l’underground gaulois
ne s’est jamais prit une release du groupe dans l’oignon, ne s’est
jamais laissé effleurer le membre d’un gourdin turgescent et,
d’un plaisir malsain à la contemplation d’un artwork ou, n’a
jamais laissé quelques plumes dans la fosse grouillante d’un
cérémonial nocturne et suintant. Encore bien loin de l’intense et orgiaque perversion d’un « Sectanik Neocide » ou, de la seconde giclée s’étant avec imminence profilée sous des augures plus que masturbatoires, cette démo tape délicatement intitulée « Sodomize Human Race » fut capturée et propagée via Drakkar Prod en l’an de discorde 2000. Néanmoins, malgré son ancienneté et, tout comme pour « Stab », chroniquée ici même, cet opus prouve que, bien avant son couronnement officiel, Fornication était déjà souverain dans l’Art d’enfanter une substance chaotique et malsaine. Galvanisé par un son délectablement exécrable, poisseux et aussi chaleureux que des faveurs nécrophiles, mais qui aurait néanmoins gagné à bénéficier d’un peu plus de volume, ce manifeste sodomite, dés ses premiers roulements de bande, insuffle à l’auditoire l’haleine du sadisme incarné. Les riffs de Hate, soutenus par le jeu de basse de Kobal, que l’on retrouvera plus tard en tant que grand maître d’œuvre de l’impalpable et très rustique Darvulia, sont taillés à même une masse de haine pure, puisée au cœur du tombeau de l’Art Noir des origines ; De ces ages fanatiques où la folie incontinente de ce qui allait devenir le Black Metal copulait encore avec un certain feeling Death Metal éthéré, primaire, très harsh et Old School. L’on pense à ce qu’aurait put être le rejeton putassier d’un Drakthrone époque « A Blaze In The Northern Sky » et, du Mayhem du « Live In Leipzig » ou « Deathcrush », lequel tout en se préservant, bien heureusement, un minimum d’envergure propre et personnelle, se révèle aussi bienveillant qu’un rasoir rouillé s’abatant sur le galbe d’un sein vierge, laiteux et insouciant. Entre les râles mourants de quelques arpéges conchiant toute sentimentalité, la batterie, molestée par un Akhron beaucoup plus minimaliste et cru que ce à quoi il nous habituera dans les rangs de Nuit Noire ou Davulia, résonne avec crasse, distance, mais poigne tel le cuir claquant, depuis les tréfonds moites et dépravés de sous sols interdits, sur les croupes meurtries de jouvencelles agonisantes dans le foutre rance et l’huile bouillante pour les besoin d’un poétique snuff. Enfin, les vokills de Count Sabbat sont tout bonnement ravagés par un dégoût outrancier, une aversion intrinsèque, une avidité malsaine et excessive. Déchirés tels les hurlements de folie furieuse de je ne sais quel meurtrier sexuel évadé toutes seringues dans les couilles de ses quartiers capitonnés, et ayant trouvé refuge, la bave aux lèvres et loin de toute pensée onaniste, dans les couloirs d’un couvent, ils suintent d’un feeling particulièrement approprié à la déclamation de textes tels que « Sabbat Domination », « Revenge Of Evil » ou, « Virgin Blood ». En somme, une tape dans la plus grande tradition du groupe, prônant l’amour, la compassion, la moralité, n’ayant pas pour but d’apporter un quelconque souffle nouveau à l’Art Noir mais, tout simplement de perpétuer son aura avec sincérité et dévotion. A l’heure où j’achève cette chronique, quelque exemplaires sont en retour de stock chez certaines distros qu’il n’y a plus besoin d’introduire… Act Fast. « Certains pseudos
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