Division Ruine « Blitzkrieg »
Division
Ruine réunit trois marseillais nommés Turo (basse et
hurlements), Johell (samples et synthés) et Romain (guitare
et boîte à rythmes). « Blitzkrieg » est un petit chef-d’œuvre tout droit sorti du bunker le plus sévèrement gardé et fermé. Peu d’informations circulent sur ce groupe mais il n’en reste pas moins authentique et ainsi, une atmosphère mystérieuse s’installe autour de Division Ruine. Cinq titres composent cette démo, ils s’enchaînent de manière naturelle ce qui forme une boucle parfaite. La 1ère face, très indus, éclate comme une bombe lâchée sur une ville peuplée de « bonnes gens ». Un véritable assaut nucléaire ! Un goût de destruction massive nous vient à la bouche. Les vox sont semblables à des cris de souffrance, probablement dus aux radiations ? La boîte à rythmes est réglée de manière à avoir la précision et la régularité d’un mitrailleur. Le synthé sonne comme une alerte à l’invasion et il nous donne l’impression d’être au cœur de l’attaque nucléaire. De manière générale, cela va en crescendo et Division Ruine maintient la montée d’adrénaline que nous procure « Blitzkrieg ». Cette face s’achève sur un morceau appelé « ruines » se qui n’est pas anodin. En effet, l’attaque et l’agitation laissent place aux décombres, aux cadavres et au silence. La 2nde face quant à elle, est plus atmosphérique et plus sombre. On a l’impression d’être dans un blocos, entouré d’êtres complètement apeurés, entrain de crever à petit feu. L’ambiance est plus compacte, plus renfermée. La voix est peu présente mais lorsque Turo ouvre la bouche, on dirait des crises de delirium causées par l’enfermement. Quelques larsens retentissent au milieu des pleurs. Cette face suinte la peur et l’agonie. La solitude est plus que jamais présente, elle est oppressante, elle nous écrase littéralement. Bref cette partie de la démo est pour moi la plus intéressante, la plus profonde. Elle nous plonge dans un mal-être indéfinissable. « Blitzkrieg » est une démo totalement cohérente puisque chaque morceau est en relation avec le précédent ainsi le groupe transmet parfaitement ce qu’il souhaite. Une bonne dose de destruction puis de dénuement dans la gueule ! L’artwork représente une fillette pleurant sur la dépouille de sa mère. Cette dernière est complètement rongée par les divers gaz qu’elle a dû inhaler. Cette photo est en noir et blanc se qui donne un côté rétro proche des années quarante. Latex Kult |