Darvulia « L'odeur du Corbeau Mort » (2002)
Cette
entité qui, contrairement à ce que certains pourraient
imaginer ne fait ni hommage, de part son appellation, à Venom,
à Quorton ou, à la Comtesse Bathory mais, à Darvulia
(sorcière sadique qui fit de la Comtesse précitée
sa marionnette macabre, l’instrument de sa folie meurtrière….)
a été crée par Kobal (ex Fornication) appuyé
d’un batteur en janvier 1999. Les premiers morceaux composés
rapidement, l’automne de cette même année, Darvulia était
paré pour capturer « Machiavélique »,
sa première démo, qui devait voir le jour en novembre
1999. Mais, le batteur attitré de la bête ayant été
obligé de quitter la région Toulousaine, il n’y au pas
d’autre solution que celle de la boite à rythmes et, c’est
ainsi que « Machiavélique » n’est sortie
en auto prod qu’en mai 2000. Par la suite ont émergés
des enfers « Shabattu, Danse Lunaire », une
split tape partagée avec Dark Opus et, « L’Odeur
Du Corbeau Mort » (Toutes trois chez le label Nancéen
Pâleur Mortelle). Cette démo tape ici introduite est
la dernière démo à avoir vue le jour avant l’avènement
de « L’ombre Malicieuse », premier album sortit
chez Die Unaussprechlichen Kulten Editions en format LP et, d’ores
et déjà légendaire. Darvulia a bien souvent été comparé au sépulcral, craspec et cultissime Mütiilation, seul survivant à ce jour de la période faste et sombre où régnaient sur notre Gaule profonde le spectre perfide des Black Legions…. L’une des noires cohortes qui bien des lunes après sa disparition dans les abysses continue à faire la fierté de notre scène hexagonale ! Je ne contredirais point ce parallèle tant à l’écoute il sera flagrant et explicite pour tout individu cultivé et n’ayant pas attendu le « Gay Vampiric Metal » actuel pour s’intéresser à l’art noir ! Darvulia est un voyage intemporel qui replongera pour sûr tout maniaque qui prendra la peine de s’y immerger en des sphères aujourd’hui de plus en plus enfouies où trônent une crasse abominable, un vertige sulfureux des plus malsain, une noirceur sans nom et, une violence incontinente absolue que rien ne semble pouvoir stopper !!! La substantifique moelle des riffs suppure en tout instant d’une indéniable et vile volonté de susciter le malaise chez l’auditeur. Point de recherche d’une beauté mélodique en ce « L’odeur Du Corbeau Mort », point de travail basé sur l’harmonie ou l’aura réconfortante de la mélancolie. Le feeling de Kobal est bouillonnant, son jeu de cordes est incisif tel le scalpel attaquant la viande froide en salle d’autopsie. Les structures des tracks aux noms évocateurs que sont « Carnage Nocturne », « Infestations », « Décimer Par La Peste » et, « Mauvais Temps » sont agressives au possible, gorgées d’un souffre ancestral et, leur dissonance ambiante, leur quintessence abrupte atteignent un summum de subversion et de malveillance lors des nombreux cycles arpégés et discordieux qui les ponctuent. Les percussions ne sont assurément pas la facette la plus originale de Darvulia dans le cas présent car, très classiques et basiques mais, il n’en faut pas plus pour que la méphitique saturation des cordes, ignoble souffle refoulant la peste noire de toutes ses pores, soit mise en valeur dans toute sa noire véhémence ! Les blasts sont tout simplement puissants et, dénués de tout sentiments inhérents à notre méprisable race humaine, tandis que les ralentissements et autres oppressions plus lourdes sont parfaitement calées et appropriées pour donner une contenance plus ritualistique et hypnotique à l’ensemble. Enfin, le timbre vocal, de Kobal, sa conception du placement lyrique et la démence qu’il parvient à y exprimer sont exceptionnels ! J’avais rarement entendu une telle damnation vocale, une telle folie ailleurs que dans les bons vieux « Vampires Of Black Imperial Blood » et autre « Black Milenium – Grimly Reborn ». Ajoutez à cela un mode d’écriture intégralement dévoué à la langue de Molière, traitant de cultes interdits, obscurs et influencés par les écrits de Michelet et V. Penroses et, vous ne pourrez que vous incliner avec un respect justifié et peu commun. Je pense que mes propos parlent d’eux même et qu’il n’y a point besoin de pavoiser des heures au sujet de cette excellente démo tape. SUPPORT OR DIE ! No fucking contact Sperm. S. |