Cryfemal / Xerion « Fuck You God » / « O Trono De Breogàn » (2003)
Le
microcosme norvégien se dandinant depuis déjà
des lustres avec une paille dans le tarin et je ne sais quels corps
étrangers dans le cul ; La scène d’Europe de l’Est
semblant avoir sombrée dans les affres d’une trademark sans
réelle saveur ; Les USA n’ayant jamais rien sortit de vraiment
valable en dehors d’une poignée de projets éminents ;
La Suède n’ayant eu de cesse de se scléroser en une
identité consanguine et fadasse ; L’Allemagne paraissant
s’encroûter dans un masochisme Old school jusqu’au-boutiste
etc… etc… l’on en viendrait presque, dans le dégoût suscité
par cette gangrène généralisée, à
en oublier certaines scènes hermétiques et relativement
peu représentée au delà de leurs frontières.
Tel est le cas de la scène espagnole dont cette tape, parue
en 2003 chez Nigra Mors [label de Nocturno de Xerion], offre une bribe
d’aperçut. Si notre kamp a déjà eu, dans le passé, l’occasion de vous cracher à la tronche les insanes mérites de glaviots tels que « Escucha… La Muerte Persigue » ou « With The Help Of The Devil », la première face de ce split incite à un retour bien plus lointain dans la chronologie Cryfemal puisque le « Fuck You God » qu’elle contient n’est autre que la première démo du groupe, parue en l’année 2000 anno bastardi alors qu’il n’était encore que le one-man band d’Ebola. « Epileptique » est incontestablement l’adjectif le plus idoine à l’Art Noir de Cryfemal. Là où bon nombre de sociologues de basses fosses pourraient aisément, entre deux onanistes soutenances de thèses musicologiques, suggérer une certaine virtuosité, mon esprit, n’ayant nul besoin de standards convenus pour penser, ne perçoit que l’expression incontinente et brute d’une santé mentale durement éprouvée… Décharge cathartique éclatant, parmi diverses intros / outros dignes de liturgies méphistophéliques irradiées et autres mises en abîmes sacrificielles sous neurodépresseurs, en une discorde de guitares qui, parées d’un son aussi chaleureux qu’un fluide glacial propagé intraveineuse, semblent convoler toute la folie impétueuse d’un Setherial époque « Nord » à une outrecuidance hargneusement très Thrash, ou encore, toute la névrotique nébulosité mélodieuse des premiers Dark Funeral à des harmoniques perçantes et des palm-mutes asphyxiés très typés Death Metal … Un chaos rythmique qui, mécaniquement exécuté et souvent volontairement exagéré, ferait, pour sûr et sans besoin de je ne sais quelle chimique substance, frôler l’incident cardio-vasculaire le plus purificateur à n’importe quel « teufeur » cosmopolite ; Matraquage qui ne semble daigner ralentir que pour plonger son auditoire dans les affres d’une dépression chronique à laquelle viennent généralement se greffer des claviers aussi épurés que scabreux, avant de le propulser à nouveau vers la plus absolue des aliénation… Un miasme vocal déjà extraordinairement tourmenté, estropié et vipérin qui, déglutissant des paroles exclusivement ibériques, auraient de quoi pousser Luc Mertz lui même à la démence. En conséquence, tout ceux qui, comme moi ont choppé un bambou carabiné à l’écoute d’un « Escucha… » ne devraient point être frustrés par l’exercice, bien que celui ci soit, antériorité oblige, quelque peu inférieur… Sur la seconde face, siège
Xerion dont c’est la première et probablement dernière apparition
en nos colonnes. Formé en 2000 par le quator Nocturno [vocaux],
Daga [claviers], Lovo [guitares] & Notna [basse], ce groupe galicien
vomit ici sa seconde démo après « O Espirito
De Fraga » [2001], et, son seul mérite me semble
être son attachement très prononcé aux racines
celtiques de sa région car, pour le reste, outre bon nombre
de cycles acoustiques certes touchants de nostalgie, d’amertume mais,
usé jusqu’à la trame, Xerion cumule, en un mauvais goût
certain, tout ce que j’exècre en matière de BM symphonique : Un split bien inégal donc ne valant, à mon sens, le déplacement que pour la partie Cryfemal. Notons que les deux bestiaires espagnols ont réitérés l’expérience du split courant 2005.
XERION Sperm. S. |