Cantus Bestiae « The Cult of Sterility (2003) »

Diantre! Gorification Musixxx, entité française, n’est pas un label de fiottes! De toutes les tapes, insidieusement vomies sous son aile malveillante, étant passées entre mes mains, aucune ne m’a jamais réservée l’hideuse surprise de contenir je ne sais quelle substance « Gay Vampiric Metal For Homosexual Posers » ou je ne sais quelles autres déliquescences libidineuses pour trouffions Goth-sluts ! Non ! Chez Gorification Musixxx, l’on reste fidèle à la crasse originelle, aux tripes, à la haine ancestrale du mouvement et, en conséquence, à l’expression la plus dépouillée et brute de ce que l’âme et la créativité humaine peuvent révéler de plus malsain et inavouable !

Cette démo tape de Cantus Bestiae en est une fois de plus la preuve la plus impure et parlante tant l’art noir ici déféqué est à réserver à une minorité de maniaques bien burnés et ne témoignant de plus aucun sens moral !

« The Cult Of Sterility » regroupe deux cantiques capturés dans le passé par ce quatuor sanguinaire et débute par les trois tracks figurant à l’origine sur un Ep parut en 2001, dont le nom n’est pas ici spécifié…

Hum, de toute évidence, les culs tendus, antimatières obsolètes polluant notre mouvement, que l’on a coutume d’appeler « âmes sombres » dans les pages petites annonces de qui vous savez, et qui échapperaient par miracle aux combustions spontanées ou aux ruptures cardiaques massives générées chez leurs semblables par les premiers roulements de bande, risquent fort de s’interroger longtemps avec incompréhension quand aux motivations de la bête ! Inutile de rechercher en les déjections de Cantus Bestiae une quelconque beauté, de l’harmonie, de la profondeur, du bon goût ou je ne sais quel consensualisme ! Dans son appareil le plus simple et primaire, le monstre déboule comme le ferait un char Leclerc dans un salon de thé londonien avec pour seul et unique désir de voir crever dans la souffrance tout ce qui respire dans son périmètre d’action !

Pour être du spectacle, il vous faudra subir un déluge de riffs qui, saturés jusqu’à l’ignominie la plus nauséeuse et saillante expriment pleinement une volonté frénétique, minimaliste et tranchante de concassage auditif, de régression technique des plus épileptique et crasseuse ; Un matraquage rythmique digne, dans son intensité primaire, de l’un des plus massif bombardement de la seconde guerre ; Et un spectre vocal grouillant et écorché vif psalmodiant avec une furie omniprésente et manipulatrice le plus inavouable, inconcevable et abjecte !

Aaaaarrrghh ! Il m’est avis que, pour beaucoup, la substantifique moelle de Cantus Bestiae sera probablement l’expérience ultime et cauchemardesque par excellence, la pire chose qu’il leur aurait été donné d’endurer et, si certains esprits égarés croient à ce stade en avoir terminés avec ce supplice auditif, ils ne sont encore pas au bout de leurs souffrances puisque, ces trois tracks infâme à peine achevés, la meute embraye sans rémission sur sept titres issus d’une rehearsal datant de 1999 poussant ainsi un palier plus haut le degré de la violence outrancière !

Le temps de laisser s’écouler une entrée en matière aux consonances foncièrement termo nucléaires d’où, entre moult menus effluves radioactifs viciées, émane un tourbillonnement d’incantations effroyablement distordues, probablement vouées à la quintessence de la plus impie divinité babylonienne, et, Cantus Bestiae impose une fois de plus avec une rage décuplée son règne oppresseur et sanglant !

Tout ne devient rapidement que chaos et vertiges raw jusqu’au-boutistes où tourbillonnent en un éternel tourment des guitares pré jurassiques dans leur passéisme notoire, des vokills confinant les limites de la démence psychiatrique et, un appui rythmique gargantuesque de crudité non évolutive et de rudesse bruitiste ! Une substance infâme et insoutenable semblant traduire ce que serait une bénédiction des saintes huiles papales ayant tournée au banquet coprophage et que seule une copulation entre le pire des chapitre de Zarach’ Baal’ Tharagh et le Mayhem époque 87 / 89 pourrait égaler ! Nul doute que l’on ne trouve la paix qu’après la chute définitive de l’outro semblant dépeindre une balade onirique au cœur de Nagasaki au lendemain du 9 août 1945 !

A vous de voir désormais si votre degré d’intolérance et de déshumanisation vous permet d’endurer une telle abomination sonore !

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Sperm. S.