Cairn « Demo Numero 1 (2001) »
Perpétré
par un certain Alban Blaising avec l’incontournable appui de La Bile Noire
Prod, voici un premier dégazage sauvage qui s’imposera comme viscéralement
familier aux désaxés minoritaires ayant déjà
daignés accorder un minimum d’intérêt au très
claustrophobique et déluré Puanteur De Charnier, au défunt
et très burné Cruention ou, au très narcotique et
hallucinatoire Aripa Satanei. Enveloppé d’une trame visuelle morbide et insane et suintant d’un univers lyrique hermétique et intrinsèque des plus caractéristique, le modus opérandi de Cairn tend à transubstanter son auditorat vers des sphères indécrottablement Black Metal. Les relents naissants de « Action », track d’ouverture mettent en avant une trame sonore raw, craspec mais audible transpirant d’un terroir des plus abrupte, crachant aussi insidieusement que délicieusement au visage de la surproduction sans âme actuelle. Il va sans dire que la substantifique subversion musicale de Cairn est à cette odieuse image. Injectés directement en intraveineuse par des percussions glaciales, simplistes et cliniques, sans aucun doute à mettre sur le compte des synthétiques et tortueux abîmes de la programmation, les guitares dans leur lancinante agonie s’abandonnent à la régurgitation primaire d’un flux éjaculatoire de riffs typique au genre avec tout ce qu’ils impliquent dans leur virulence en terme de répugnances minimalistes, d’émotionnelles et quasi éjaculatoires poussées de souffrance et amertume, de terrorisme anti-artistique manipulateur ; Ainsi que dans leurs déstabilisantes accalmies de part moult menues cassures suintant d’une volonté oppressive asphyxiante confinant les frontières de la dissonance et, autres déclinaisons transpirant d’un dénuement intimiste des pus écorché et suicidaire De cette crasse et lépreuse fusion s’exhalent nombre d’apports très harsh témoignant d’un appétence notoire pour d’honorables racines Thrash, voir Death ; Greffes jouissivement putassiéres ne faisant, dans leur incontinente hargne incisive qu’entériner l’aspect hautement instable de cette frénésie maladive. Les vokills paraissant déshérités de toute raison et fuyant dans les tourments de leurs aliénations croissantes tout semblant de sérénité et de logique s’érigent en un corrosif mélange de phrasés déchirés gorgés de saturations, type Blacklodge, et, de déclamations plus perceptibles mais résolument flinguées du bulbe un peu à la manière du Mütiilation des deux derniers albums. Inutile de dire que tout ces foutriques ingrédients alambiqués de la sorte ne contribuent pas à rendre cette première démo aisément accessible surtout lorsque sa progression se ponctue d’incorporations indus de plus en plus tenaces et acides pour se terminer sur eux bonus tracks frisant l’abstraction non musicale la plus pure, glauque et atypique rappelant d’ailleurs par moments Puanteur De Charnier. Je pense qu’il s’agit là d’une réalisation dont la perception ne peux s’embarrasser d’un quelconque juste milieu…. Son écoute vous colle le barreau, ou la gerbe tant il s’agit là d’un témoignage personnel et intransigeant n’ayant visiblement et, à mon plus grand plaisir, aucunement vocation à plaire. Avis donc aux maniaques les plus pestiférés d’orgies Raw Black / Indus ! Contact : Sperm. S. |