Armaggedon « Anti Human Life (2002) »

Raaaargh ! Ayant découvert ce groupe avec l’excellente seconde démo que fut « True, Frost And Evil », je commençais à désespérer quand à la possibilité de me procurer « Satan Master », premier jet du nom, et de me faire violence avec sa noire quintessence ! Mais, gloire (!) car courant 2002 le label italien Ordo Obscuro Domini va rééditer sur une seule et unique tape délicieusement intitulée « Anti Human Life » ces deux premiers opus et, les agrémenter de nombre de bonus non négligeables !



Tout un programme donc, pour une tape chargée raz la gueule !

La face « Anti Human » prend sa source en l’intro très belliqueuse et auguste de « Satan Master » et, il ne faut pas plus que l’avènement de « Unholy Black Metal », le très révérencieux premier véritable track pour ressentir en tout son être la sulfureuse fougue d’un entité consommant ses premiers instants conquérants ! Des riffs contondant au possible transpirant à la fois des glaciales rancoeurs enfouies au cœur des fjords, des mégalithiques nostalgies dormant dans l’ombre des plus profondes forêts, et, des plus haineuses véhémences consumant je ne sais quelles stave’s churches encore fumantes, des plus tranchants dégoûts sataniques brisants dans le fracas la sainte croix marbrée ! Les percussions s’érigent au sommet de cette ambivalence toute en relief, comme guidées par l’absolue puissance du divin marteau de guerre, et cela, avec une démence frénétique et aveugle semblant faire renaître la meurtrière barbarie d’une certaine nuit d’août 1993. Enfin, croupissant dans les tréfonds de cet abîme d’une auditive noirceur, les vokills, encore à l’époque assurés par Grimwald, sont porteurs d’une rage pestilentielle écorchée et incontinente... Hum… mes tympans pourraient presque palper certains hurlements légendaires, informes et révulsés qui, plus d’une décennie auparavant, déchirèrent la quiétude verglacée du parc olympique de Lillehammer !!!

S’ensuit, sur les cendres incandescentes de cette foutrique première démo contenant au passage une excellente reprise de Lord Of Evil / WAR 88, « True, Frost And Evil ».

Cette seconde déjection, chroniquée ici même, est loin de m’être inconnue mais, je dois dire que malgré les âges passants, je ne m’en lasse point ! De surcroît la présente transition entre ces deux œuvres témoigne d’une ferme et sans compromission emprise stylistique, qui tout en ayant su évoluer vers plus de diversité, de relief, de violence et de froideur, honore avec une verve et des convictions inchangées le terrorisme originel, aujourd’hui en chute libre, qui régnait au début de nineties. Je ne m’étendrais pas en longueur sur cet intense et cruel condensé de Raw Black blasphématoire et de paganisme métallurgique renaissant, préférant renvoyer les activistes les plus intègres à ma précédente, détaillée et explicite chronique de cette œuvre !

La face « Anti Life », quand à elle renferme un certain nombre de bonus tracks.

L’assaut prend ses premiers souffles en une succession de reprises retranscrivant le goût certain et la dévotion sans borne que le duo entretient à l’égard d’un Art Noir dans ce qu’il a de plus rustique, primaire et authentique.

Respectivement, l’auditorat peut ici se délecter de la version gauloise et crasseuse de « Through Of The Occult Veil », track qu l’on peut retrouver sur le fameux Split Cd regroupant Armaggedon, Epuration Satanique & Necroplasma et, qui replongera tout les maniaques sensibles à la monumentale œuvre de Rob Darken dans le période la plus noire et occulte du grand Graveland ; Un « DeathCrush » exhumé de la gloire passée de Mayhem et rebaptisé pour l’occasion « Gay Crush » (aaaargghh ! Mon foutre perle !) ; Et, « Transylvanian Hunger » de Darkthrone qui, bien que parfois un peu bancale et approximative à le mérite de démontrer à quel point l’époque de la bête norvégienne est aujourd’hui révolue !

Enfin, cette monstrueuse tape s’achève sur trois nouveaux tracks, du moins pour l’époque, à savoir « Les Légions De Satan » (également parut sur le Split Cd précité…), « Throne Of The Black Goat » (lequel était planifié pour un Mcd produit par Chaos Prod et qui, autant que mes souvenir me le dictent, et tout comme « Throne Of The Black Goat » figure sur l’album « Kill Yourself Or Die ») et, le très harsh « Human Barbecue », titre inédit.

Je m’abstiendrais de toute conclusion pompeuse ! Un seul mot d’ordre : SUPPORT OR DIE !

No Fun No Mosh No Core No Trend

No Fukkind Contact.

Sperm. S.