Antechristus « Waste The Flesh As Reluctance Grows (2004) »
Décidément,
les voix de l’underground sont [contrairement à bien des goth-poufs vénales
écumants concerts et divers salons msn dans l’espoir de glaner
quelques menus coups de bites métalloïdes ou autres
soupçons de réputations mondaines parasitaires] impénétrables,
comme en témoigne cet Antechristus plus hermétique et
opaque qu’un échantillon de pisse alcoolique récolté
dans un squat nauséabond par un lendemain de fête de
la bière. Le sceau D.U.K.E. apposé à cette crasseuse tape ne laisse planer aucune ambiguïté quand à sa potentielle teneur… So… Si tu en as plein le cul des mièvreries esthétiquement pédérastiques, des cas de conscience pathétiquement moralisateurs, de la pseudo décadence de salon et, de l’onanisme caviar superficiellement extrémiste de ce cette tourbe appelée « New School BM » derrière laquelle semble se réfugier un nombre toujours plus conséquent de terrine en gelée d’eunuques, ou autres résidus de fausses couches, et, que tu as les reins suffisamment solides, alors cette réédition 2004 du Cd-r 2003, à l’origine auto produit, devrait te bourrer la tronche avec suffisamment d’authenticité pour que tu en redemandes. Essaye de t’imaginer, si tu as suffisamment
de folie et de culture souterraine pour cela, le branleur impuissant
du cul-tissime « I Love Snuff » de Costes /
Yves Piérog qui [après avoir retrouvé toute sa
vigueur à la contemplation de la sexuelle mise à mort
rituelle de sa femme castratrice se sentirait désireux, encore
stigmatisé, foutre ras les balloches, par une overdose
croisée Sarcofago / Mayhem / Black Sabbath / Craft, et, se
sentant l’âme de la charogne lubrique d’un « Necro-Files »,
de rattraper le temps perdu] ferait irruption, masse à fendre
en main, dans la chaleur insouciante d’un paisible pavillon familial
de banlieue… et, tu auras peut être une vue précise du
supplice que les riffs de Count Antechristus, seul et unique maître
à bord de ce one man band, réservent à tes
encéphales… Tente, au sein de tout ce stupre dégénérescent, d’oser revisiter le premier acte du « Sexandroid » de Michel Ricaud ; Glaviot grand-guignolesque où, par je ne sais quelle sorcellerie, quelle distribution avariée, Ebola de Cryfemal se serait accaparé le rôle du « vaudou-addict » sadique, dénudant une frêle et innocente jouvencelle, pour l’occasion interprétée par Luc Mertz, lui crevant les yeux, lui perçant les rustines, lui brûlant le visage, puis l’égorgeant…. Et, entre ricanements pervers et hurlements inhumains, les perspectives vocales de ce « Waste The Flesh As Reluctance Grows » devraient s’ouvrir à ton esprit d’ores et déjà corrompu…. Enfin, cerise sur le gâteau, les quatre affronts fondateurs de cette tape font place à une ultime reprise de VON laquelle, portée par un son aussi suintant qu’asphyxiant, digne du Bootleg split Morbid / Mayhem, ne fera que rebuter un peu plus les petites tafioles égarées, là où elle éprendra la chibre des maniaques passéistes les plus innommables… Qu’ajouter de plus ? Tu trouves que quatre vingt dix pour-cent de la scène est tout juste digne de parader sur les chars de la gay-pride ?!?! Alors cette tape est pour TOI. Pour ma part, l’Art Noir ayant [au plus grand mépris des cohortes de tas de mou sans saveur ni audaces polluant mon air, et autres pisseuses fortes en gueule tout juste bonnes à se prendre pour d’aussi irrésistibles qu’immaculées naïades….] quasiment détrôné le sexe, j’ai, au terme de cette première démo, encore tellement de mal à retenir mes semences, que je vais sur le champ me décapsuler une énième Delirium Tremens et me cogner se descendante en ligne directe ! Contacts : D.U.K.E. Sperm. S. |