Zarach Baal Tharagh « Demo IX (2003) »
L’on
ne compte plus les nombreux projets abominables du très mystérieux
et discret Luc Mertz qui, depuis 1983, mettent l’underground Raw Black
et Indus Dark Ambiant hexagonal à feu et à sang. Parmi
tout ce ramassis extrémiste ont figurés d’ignobles et
féroces rejetons tels que Dead Man, Yog Sothoth, R.I.P., The
Eternal Fire, Gore, Skull Face, Terror, The Dead’s Song ? Suicide ?
UNK 666, Black Sheep, Cosmic Conspiracy, Skull vs Crow, No Name, Themgoroth,
Dust, Wuzburg, Belzebul… etc… A ce jour, les seuls survivants de cet égarement hermétique et intemporel sont Zarach Baal Tharagh et Stigma Diabolicum. Malgré tout, le maniaque qui en est le géniteur n’a absolument rien perdu de son coté ultra prolifique d’antan ; En témoigne particulièrement la discographie de Zarach Baal Tharagh qui, en deux ou trois ans (difficile de vraiment dater la naissance de cette entité gangrenée par la haine…) comptabilise déjà plus de dix démos tape ou Cd-r et, dont voici le neuvième opus. Cette cassette regroupe les chapitres trente neuf à quarante deux de cet incroyable périple au cœur du royaume de la nuit éternelle. Luc Mertz nous embarque une fois de plus dans sa folie vertigineuse et nous immerge dans son univers malsain et insoutenable. De vomissure en vomissure, le spectre de Z.B.T. évolue tout en restant fidèle à ses fondements et, s’affirme à mon sens de plus en plus comme un exemple qui permettrait à certains de comprendre que le Raw Black Metal repose sur un véritable travail de recherche pour dépasser les frontières de la laideur sonore et instrumentale. Tout luit donc ici d’une prodigieuse et infecte disgrâce, je ne le répéterait jamais assez !!!! Le feeling des cordes est purement nocif ; Leur fuzz est muqueux, gélatineux, gerbant. Cette purulence primaire explose et se répand huileusement tel les suintements fétides de chairs putréfiées se disloquant sous la poussée d’une foultitude de vers et autres parasites post-mortem. L’humanité semble avoir totalement délaissé la présence vocale ; Il n’en exhale que mort et désolation. Les hurlements aléatoires qui parsèment ce neuvième assaut ricanent épouvantablement devant les tortures de la viande mortelle et, semblent bien décidées à tirer de leur sommeil séculaire la pourriture originelle dont notre univers à bien faillit se croire débarrassé. Rythmiquement, l’orgie est tout aussi effroyable, clinique et dénuée de toute moralité. Les beats résonnent tels un palpitant qui se trouverait perpétuellement au bord de l’arrêt cardiaque. A noter que cette tape est totalement exempte de tout sample et élément ambiant ou indus. Cette cuvée est donc du brut de brut. Spirituellement, y a t il besoin de chier une thèse de cinq cent pages digne d’une fiente évadée de l’E.N.A. ou de science po ?!?! Non ! Les motivations de Zarach Baal Tharagh n’ont jamais changées d’orientation depuis ses fondations et, il y a fort à parier qu’il en sera ainsi jusqu’à sa disparition définitive dans les abîmes de l’enfer !!! Une fois de plus, cet art tourmenté, douloureux presque, ne saurait laisser insensible. C’est le reflet d’une période d’exubérance créatrice qui a pour but de dominer la douleur auditive, afin de stigmatiser l’horrible déchaînement des forces de destruction. Contact : Sperm.S. |