Zarach'
Baal' Tharagh'
« No Name / Chapters 1 to 5 / Chapter 6 to 10 (2002) »
ACHTUNG!
S’il est une oeuvre à ne pas rater pour les pires désaxés,
pervers et autres ignobles débauchés en perpétuelle
quête de l’inacceptable et pourrissant dans les bas fonds croupis
de notre underworld hexagonal, c’est bel et bien de cette rondelle
qu’il s’agit ! Ma verve fanatique n’a eu de cesse, ces dernières années, de glorifier les nombreuses et nauséabondes émanations de Zarach’ Baal’ Tharagh’, icône aussi grandiose qu’odieuse ! Mais, cette œuvre arrivée en ce glorieux jour en ma possession pénètre plus que jamais des dimensions toutes particulières puisqu’elle est un témoignage crasseusement intime des tout premiers méfaits de la bête, des prémices d’un incurable mal ! Sous couvert du voile de mystère hermétique qui lui est propre, l’ami Luc Mertz nous offre ici le pestilentiel spicilège, marqué du sang du démon, de ses trois premiers assauts, à savoir « No Name / Z.B.T. » régurgitée en 2000, « Chapters 1 to 5 » déféquée en 2001 et, « Chapters 1 to 6 » éjaculée en 2003 ! A l’écoute de ce Cd-r mon esprit et mes sens vacillent entre la perception d’un sentiment de cruelle, lente et interminable chute dans les abysses du néant et, le ressentit d’une galvanisante mise en orbite vers le firmament de la haine la plus virulente tant l’intensité et l’aversion vont crescendo au cours de sa chronologique progression ! Depuis, 1983, époque de sa toute première offrande à l’obscénité incarnée et, au passage, date de naissance de la toute première démo hexagonale en matière de Black Metal sortie sous la bannière Skull Face, Luc Mertz est incontestablement passé maître dans l’Art de la torture auditive! Tel un bourreau travaillant passionnellement un supplicié à la flamme médiévale et, à l’image des râles mourant de ce dernier il parvient à extraire du feulement de ses cordes un maelström de malsaines souffrances et d’inavouables perversions ; Offrant à son auditoire, avec un minimalisme savant et artisanal, une sauvage déferlante de riffs tourbillonnants aussi écorchés dans leurs glauques intonations que manipulateurs dans le grain vomitif de leurs saturation ! La programmation rythmique régnant ici en maître répugnera autant de pseudos puristes restés enfermés dans leurs clichés qu’elle procurera transes et orgasmes aux plus irrationnels et impulsifs fanatiques tant il est indéniable que sa frappe mécanisée, linéaire, rustique et glaciale n’est porteuse d’aucune émotion, d’aucun sentiment rassurant auquel se rattacher ! Une frénésie sans nom que seuls les milliers de tambours de guerre d’un royaume intra terrestre remontant à notre mortelle surface pour y élire domicile pourraient égaler ! Enfin je ne surprendrais personne en affirmant que, tout comme sur les plus récentes réalisations de cette monstruosité, les vokills sont à eux seuls de contagieux insuffleurs de malaise ! Comme infecté du dernier stade de mutation de la peste bubonique Luc Mertz dégueule littéralement ses organes internes sur le maillage ravagé de son micro qui, à en juger par la sous jacence de délicieux larsens, semble inéluctablement se désagréger ! Notons que de temps à autres et pour mieux amener les proies de ce maléfice sonore à la démence, la verve hurlée fait place, dans son incroyable écorchement, à des incantations plus informes et vicelardes, moins conventionnelles du plus bel et répulsif effet. Il n’y a désormais plus aucun doute possible face à ces quarante minutes de pure démence ! Le chaos originel coule bel et bien dans les veines de Luc Mertz ! Ce Cd-r n’offre aucun échappatoire possible et, il s’avère évident que beaucoup ne sauront en palper la quintessence mais, pour une minorité, à laquelle je suis fier d’appartenir, un culte est né avec ces premiers crachats fielleux ! SUPPORT ! Contact : Sperm. S. |