Zarach' Baal' Tharagh' / Volkemord
« Kneeling Or Die » / « Summer RedRum (2004)
»
L’année suivante, l’heure est à la récidive puisque va voir le jour en boîtier Dvd ce Split entre l’éternel souverain du Royaume de la Nuit Eternelle et, un certain Volkemord et, il va sans ire que je ne pouvais me permettre de laisser passer l’événement. Zarach’ Baal’ Tharagh’, comme invoqué par je ne sais quelle obscure incantation préside sournoisement le cérémonial avec un « Kneeling Or Die » s’introduisant dans une orgie sonore des plus étrange et feutrée s’apparentant à un jour de grand messe dominicale passée à l’envers où copulent lectures informes d’un prêcheur semblant avoir abusé du speedball et, des orgues dissonants paraissant être l’œuvre d’une octogénaire subitement abandonnée par son pacemaker ; Halo purement psychédélique, omniprésent et propice au visage très seventies punk / rock n’ roll qu’arborent les cins tracks ici dévoilés. Bien évidemment, le goût demeure toujours au Raw Black le plus hideux, à ce caractéristique et abrupte élixir que l’on ne peut que puiser une noire nuit de sabbat à même le membre turgescent du mal incarné ; Mais, aux coutumier riffs primaire taillés à la machette rouillée, dépouillements mécaniques de la boîte à rythmes et relents vocaux bilieux dont Luc Mertz à le secret, viennent s’ajouter, en un grain sonore syphilitique inchangé, une insolence et une hargne appartenant à une autre époque. Un chaos insurrectionnel et révolté ressurgissant, un feeling très destroy, un maelström de solos apocalyptiques et flingués transpirants d’une très rance et négative fuck you attitude. L’on ressent une fois de plus que le maître d’œuvre a de la bouteille, que nombre d’époques et de mouvements ont étés traversés, renouant avec le doigté très « garage » du quasi préhistorique Skull Face, il offre ici à l’adepte un anarchique élan de nostalgie crachant, au passage, à la tronche de nombre de skatteurs embryonnaires, de leurs acidulées rebellions et, de leurs candides propensions au désordre public manifeste. Sick & Destroy ! « Summer RedRum » de Volemord reprend rapidement le flambeau dans un registre quelque peu différent. Jusqu’alors, hormis via quelques flyers, je n’avais jamais réellement entendu parler de cet autre one man band sévissant en nos contrées et, après écoute, le moins que l’on puisse dire est que l’ami Luc a une fois de plus su s’entourer d’une noire et originale entité. L’essence de Volkemord n’est pas sans me rappeler Z’B’T’ Space Ritual et son « Dut Of Gods » puisqu’il n’est pas à proprement parler question de Black Metal mais plutôt d’une certaine fusion entre cet Art Noble et, des sphères plus Dark Ambiant / atmosphériques. En somme, aux cotés d’une boite rythmes aux fréquences très soutenues, écrasantes et, des vocaux écorchés semblant régurgiter, en de multiples et hallucinées transes, nombre d’inavouables tourments, les traditionnels riffs font place à moult menues, spatiales et très sombres, nappes de claviers et, lorsque cordes il semble y avoir, leurs fuzzs s’avèrent être bien souvent tellement distordus et drapés d’effets qu’elles ne rompent que très peu avec l’aspect très synthétique et mécanique de l’ensemble. Un vertige minimaliste tendant au dénuement, à l’abandon le plus total mais paradoxalement très dense et labyrinthique dans le déclin qu’il implique qui, bien que par moments un peu trop symphonique, propre, prévisible ou rébarbatif à mon goût, ne peut laisser indifférent. Soixante dix minutes d’intransigeance pure et simple à réserver aux plus marginaux. Contact : Zarach
Baal Tharagh
Sperm. S. |