Zarach' Baal' Tharagh' / Osirion « Split (2003) »
Voici
une souillure oblitérée Symbolic Prod qui offrira substance
aux plus scandaleux et nonchalants retardataires de découvrir,
ou de redécouvrir pour les fétichistes métalloïdes
les plus chevronnés, deux groupes de nos provinces qu’il n’est
plus hardiment nécessaire de présenter ; Cela d’autant
que, bien au delà du très orthodoxe concept de split,
les parties respectives de Zarach’ Baal’ Tharagh’ & d’Osirion
relèvent bien plus de compilations que de simples démos.
En sa qualité de vétéran,
c’est fort naturellement la noire ignominie de Yutz qui catapulte
les premières mitrailles d’un glaviot se présageant
déjà, pour l’auditoire chaste, comme digne du siège
cérébral le plus insupportable et douloureux. La partie Osirion, quand à
elle, balaye l’ensemble de la période pré « Har
Sabbat », la horde savoyarde ayant beaucoup moins
de méfaits à son actif, vous vous en doutez… Ainsi,
les trois premiers tracks renvoient directement à « An
Opus For Lucifer » [demo 2002] ; Trois tracks, dont
le fameux « Elric’s Curse » renvoyant directement
à l’icône achromique et damnée de Michael Morcoock,
qui, encore à l’époque menés par le martèlement
barbare d’une boite à rythmes, déploient un Black Metal
raw, harsh et obscur semblant désireux de perpétuer
une certaine tradition Old School en ce qu’ils mêlent influences
très heavy façon Hellhammer / Celtic Frost, Venom, Tormetor
& cie, à la fureur sanguinaire des plus ineffables bestiaires
scandinaves type Immortal ou Mayhem, qui marquèrent le début
des 90ies au fer rouge. Je n’avais jusqu’alors jamais eu l’occasion
d'ouïr les tracks les plus fondateurs du groupe et, je dois dire
que je me surprend à les trouver beaucoup plus personnels que
ceux qui marqueront « Evil Made History », seconde
démo sortie en 2003 ; Seconde démo dont, d’ailleurs,
les trois tracks suivant sont extraits. Si en l’espace d’une année
l’arrivée d’un véritable batteur à incontestablement
exalté le potentiel d’agression du groupe, faisant franchir
à son Art Noir un palier non négligeable, je note néanmoins
une très importante recrudescence d’influences très
suédoises que je ne peux définitivement plus voir en
peinture à force de consanguinité suffisante et qui,
de fait, m’empêchent de pleinement apprécier la
patte Old School qui, sus-citée, demeure palpable… Une affaire
de goût je suppose. Summum de mon aversion : Une reprise
de « The Secrets Of The Black Arts » de Dark
Funeral, au demeurant brillamment exécutée bien que,
selon moi, la reprise d’Impaled Nazarene figurant sur le premier album
soit plus jouissive, audacieuse et originale. Enfin, cette rondelle
fleuve [plus de soixante dix minutes tout de même !!] s’achève
sur deux prises live qui témoignent d’une énergie, motivation
et puissance non négligeable on stage, avec tout ce que cela
implique en terme d’aléas, de chutes de sons, de pains… Le
terroir BM dans son plus simple, fédérateur et cru appareil. Pour refermer cet article, je le répète, voici une pièce à posséder pour toutes les amibes qui auraient pris le train en route ou, tout simplement pour les plus maniaques collectionneurs. Contact : OSIRION SYMBOLIC PROD Sperm.S. |