Zarach'
Baal' Tharagh / Stigma Diabolicum
« Split » (2002)
Quelques
lunes se sont déjà écoulées depuis que
Count Azazel (Necrofurya, Zaghurim, Satanachia….) m’a fait parvenir,
lors de l’une de mes commande chez Foedus Aeternus Distro (que je
recommande vivement à toutes celles et ceux qui prendront le
temps de lire ces quelques lignes !), un exemplaire promo du
sublime et corrosif Split Cd-r format A5 Zarach’ Baal’ Tharagh / Stigma
Diabolicum. Cette intense et effrayante déjection fut pour
moi l’occasion de découvrir et déguster les deux visages
musicaux les plus atroces d’un unique et même compositeur car,
si je vouais déjà un culte au noir Z’B’T, je n’avais
encore jamais pris le temps de foutre sérieusement le
tarin dans la vile substance de son alter ego non métallique !
Les arcanes les plus perverses de mon hideux être étant restées subjuguées et plus avides que jamais, je ne pouvais qu’accueillir avec un rictus sans nom cette nouvelle initiative et vous la présenter avec honneur et fierté ; Cela d’autant plus qu’elle n’a encore jamais été distribuée à ce jour par le sombre artisan se trouvant à sa source !!! (source qui est loin de se tarir, soit dit en passant, pour la gouverne des langues de putes ! Hé Hé Hé !) Cette incantation cauchemardesque débute avec « Pandémonium » « Chapter 666 », deux tracks du majestueusement morbide Zarach Baal Tharagh ! Rrrraaagghgh !!! Je vois déjà les petites fiottes et autres pisse menu du gay sympho « Black Metal » aller verser de chaudes larmes dans les jupons de maman ! La musique de Z’B’T restera toujours à réserver à une minorité, cela à tout jamais et, il ne faut pas plus d’un centième de seconde pour le comprendre ! L’enfer est à nos portes, l’on peut presque en ressentir le souffle nocif s’exhaler des enceintes, prémices sonores gorgées de souffre qui retranscrivent nettement une volonté ferme d’aller toujours plus loin dans la laideur et l’extrême ! Ces deux tracks suffisent à eux seuls pour ravager l’âme encore pure et immaculée des profanes ! Un véritable déluge de Raw Black hautement instable mené par des riffs psychotiques contondants au possible semblant subir dans leur minimalisme rustique des distorsions vouées à ne pas connaître de fin ; Concassé par une programmation de percussions indecrottablement déshumanisée de part son dépouillement passant à la chiotte toute volonté de produire quelque chose de technique et varié ; Et éternellement damné par les relents nauséabonds et tranchants d’un spectre vocal confinant les limites de la souffrance lyrique et auditive, cela sans le moindre effet ajouté, chose de plus en plus rarissime au beau milieu d’une scène visiblement amenée à devenir prébubére ! Une torture absolue, l’underground dans ce qu’il a de plus écorché vif capturé dans son plus simple appareil ! Suite à cette débauche, celles et ceux
qui croient avoir subit le pire, les derniers outrages, sont loin
d’en avoir fini puisque s’ensuivent « 666 »
et « conjuration » deux tracks de Stigma Diabolicum !
Les quelques percussions ritualistiques et effroyables déchirements
« distordus » qui ouvrent le bal maudit ne laissent
planer aucun doute sur la contenance vicelarde et terrifiante de ce
projet de Dark Nightmare Ambiant. Cette entité directement
façonnée dans les semences les plus puantes et frelatées
du grand cornu se compose malgré les apparences et, ce que
j’ai moi même pu imaginer au départ, de très peu
de sons à proprement parler synthétique ; Il n’y
a en avait même aucun sur les toutes premières démos.
Sa putride quintessence repose sur tout un travail de déformation,
d’inversion et de superposition de sons purement naturels afin des
donner corps à un condensé d’ambiances glauquissimes
totalement non musical influencé dans ses arcanes autant par
les fantastiques interludes des vieux Celtic Frost que par des choses
plus récentes telles que le démentiel Abruptum, Brighter
Death Now, Melek Tha…. DARKER THAN BLACK !!! Contact : Sperm. S. |