Unholy Grave / Desecrator « Extreme Terrorism (1998) »

Partant du principe simple selon lequel les trois religions du désert sont toutes plus méprisables et sujettes à annihilation les unes que les autres, nous passerons sur la cover de ce split demo tape (cover qui semble prendre position au sujet d’un certain conflit éternellement pathétique) pour nous intéresser à son contenu.

Ce « Extrême Terrorism » symbolise le temps d’une régurgitation auditive, l’union de deux des représentants les plus underground des scènes Grind française et japonaise.

Tout d’abord, la face A de cette tape débusquée il y a déjà un bon moment dans les tréfonds nauséabonds du Palais de la Bière par Kommander Nilfheim, dévoile toute la finesse de Unholy Grave.

Comme un calme troublant annonciateur de tempête, les hostilités commencent par un sample bref et rustique particulièrement représentatif d’un attachement très nippon aux traditions. Puis, c’est l’explosion, l’éjaculation faciale corrosive et putride !

Les maniaques japonais balancent, sans accorder la moindre possibilité de replit, seize tracks, capturés entre janvier 1997 et octobre 1998 en live ou en répétitions, d’un Grind craspec et hautement chaotique.

Nul besoin de se lancer dans un descriptif détaillé de cette vomissure ! Il sagit là de Grind et non de poésie ! Les guitares sont orgiaques et délurées, parfois aux limites du noise pour les tracks joués live ; La basse résonne comme l’avancée d’un rouleau compresseur sur un tapis de croûtes nécrosées ; Les tempos sont évidemment à prédominance très rapide et desservis par une batterie incontrôlable ; Les vox sont tout bonnement foutriques car comme bien souvent en alternance entre la grave nauséeux de type débouche chiottes et, le criard strident qui laisse à penser que le second dégueuleur s’est coincé les baloches dans un mixer rouillé ; Enfin, le son est évidemment dégueulasse.

Vous l’aurez tous compris, Unholy Grave propose une bouillie qui n’a absolument rien à voir avec les mixtures arty de son compatriote C.S.S.O. et, pour ceux qui auraient survécus à cet holocauste cradingue, le pire reste à venir :

La face B abrite les méfaits de Desecrator, groupe parisien qui à ce jour à déjà fait un bon bout de chemin via diverses démos ou splits orgiaques de ce genre.

Ici aussi, nul besoin de faire dans le détail ! Desecrator n’est pas plus que Unholy Grave un amateur de comptines pour enfants !

A titre personnel, j’ai une légère préférence pour le contenu de cette seconde face car un peu moins dispersé et noisy ; Plus massif, violent et crédible dans son ensemble même si la recette reste la même :

Le son est assez puissant tout en restant indecrottablement nécro ; Les vokills ont pour unique but d’agresser l’auditeur en le contorsionnant entre grunts ultra gras et hurlements inspirants l’égorgement d’un goret au couteau électrique ; Les percussions sont frénétiques telles les convulsions d’un épileptique qui aurait prit trop de coke ; La basse est grouillante telle la vermine dévorant la charogne de l’intérieur ; Enfin, les riffs sont aussi incisifs qu’un bistouri déchirant des carotides à la chaîne.

En gros, un split démo tape brutal et Grind jusqu’au bout des bandes, comme en témoignent des tracks tels que « Mental Disease » et « Inhuman Sexual Slavery » (pour Unholy Grave) ou « Clito Buster », « Multitentacular Oppression » et « Post Natal Degeneration » (pour Deserator), mais, qui reste assez standard et donc uniquement destiné aux inconditionnels les plus acharnés du genre !

Contact :
Desecrator :
Cédreek ciolek
5 rue H. Brisson
Esc. 8
Appt 163
75018 Paris

Unholy Grave :
C/o Takaho Komatsu
#103 Shouwa_sou
2-2001, Kurosawa-dai
Midori-ku, Nagoya
458 Japan

Necrophil Prod :
18 rue de la presse
78500 Sartrouville
France

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