Pagan Eternal « Goatlord Devastation (2001) »

Hormis le fait que « Goatlord Dévastation » est la première demo de Pagan Eternal enregistrée entre décembre 2000 et janvier 2001 ; Que Pagan Eternal est un quatuor qui compte dans ses rangs le très intègre Ipes Luciferia de Reverence (projet aux allures de véritable quête spirituelle d’ailleurs ressuscité fort noblement sous forme d’un one man band peu de temps après la sortie de l’assaut précité…), je n’en sait pas beaucoup plus. Les informations sont en effet maigres sur cette horde sanguinaire hexagonale et, il est évident que nous avons affaire à des intégristes qui, par respect pour le mouvement préfèrent œuvrer dans l’ombre. 

Passons en donc directement aux faits, à ce qui nourrit l’âme et, ce qui justifie les fondements de ce putain de webzine :

Après une introduction concise faite de synthétiseurs minimalistes mais aux consonances ô combien suprêmes et hostiles, la machine se met en route et réanime rapidement la flamme noire et puissante du BM ; Flamme qui, restée intacte dans les entrailles des esprits forts à su traverser les ages en échappant aux trahisons et souillures.

L’art de Pagan Eternal est résolument brutal cru et sans merci : Sur des tempos majoritairement rapides évoluent et se font écho des riffs bâtit sur la froide sève nordique, qui transcrivent avec autant de haine viscérale que de nostalgie passionnelle toute la fierté des ères reculées, et, des plans beaucoup moins subtils, plus rentre dedans car plus ancrés dans les arcanes du satanik BM d’un Marduk de la grande époque pour exemple. Cette déferlante sournoise sait également faire place à des accalmies qui se matérialisent par des arpéges d’une profondeur parfois presque mélancolique ou, par des ralentissements saturés impériaux qui témoignent d’une supériorité dont seuls les élus ont le privilège.

A cette ode sauvage à la gloire du BM UG, viennent se superposer des vocaux tout à fait corrects qui probablement mis en abîme par une reverb’ d’outre tombe, se meurent en des râles aux tonalités assez basses qui transpirent d’une aversion et malveillance certaine. A noter quelques essais de chants clairs plus ou moins réussis, souvent inquiétant et, qui viennent renforcer la grandeur de l’ensemble.

La prod est comme je les vénère, c’est à dire pourvue d’un son abominable, sourd et crépitant, jalonnée d’un certain nombre de coupures aléatoires… A en lobotomiser le premier trendy venu ! Aaarrgghh !!!!!
A l’image de la musique, la substance spirituelle qui anime le quatuor semble être une célébration de la mort, de la haine pure, de la douleur, de la destruction de l’œuvre hypocrite d’un dieu infâme et honteux.

Cette œuvre subversive et dévouée est donc sans compromis et, est fortement déconseillée aux novices. 

« Propagez la haine et la violence sous toutes les formes que soit, prônez la décadence et la souffrance car nous sommes là pour ça, faites subir au lieu de subir.

Se détruire sois-même est la seule chose où dieu ne peut intervenir car nous en sommes seul maître… où nous sommes au dessus de dieu »

Ipes Luciferia

Contact :
Extrême Productions
C/o Grégory de Martini
30, rue de Nozay
49100 Angers
France
IPESLUCIFERIA@AOL.COM

Sperm. S.