“Le
tout c’est de savoir de quel putain d’asile s’est échappé
le mec qui se cache derrière Nocrataï ?!?! Histoire
de vite, vite le ramener avant qu’il ne se lasse de la musique et,
qu’il se mette à découper des mecs à coups de
hache ». Ou : « Une tuerie sonore issue
du cerveau ravagé par la syphilis d’un psychopathe défoncé
au P.C.P. !!!… ». Ou encore : « Aaaaaaaaaaaaaaarrrrrrgggggghhh…
Il m’a rarement été donné d’entendre quelque
chose d’aussi malsain et dénué de tout sentiments humains !!?!? ».
Il n’aura pas fallut plus que la lecture
de ces quelques bribes de commentaires, extraites de l’un des gargantuesque
catalogue de mon crémier habituel, [que je pense, vous aurez
reconnus au vu de sa verve quelque peu débridée…] pour
me convaincre de me procurer la complète de ce projet italien
dont ce « Eternal Chill », parut en 1999 via
Werewolf Recs [s’étant par la suite notamment illustré
en collaborant avec Elisabetha, Totenkopf, Winterblood ou Sinfonica
Note entre autres…] est le premier glaviot.
Un booklet made in xerox estampillé « Satanicblacknoiseindustrial »
et, un « Total War » évocateur en guise
de palabre introductif, dominé par des tambours martiaux surgissant
du plus fielleux concentrisme du royaume souterrain, des salves généreuses
et insistantes d’armes automatiques de gros calibre en pleine crise
de boulimie génocidaire et, des vents porteurs de discorde
balayant l’épais panache exalté des fours crématoires…
ne tardèrent pas à me conforter dans ma démarche
mais, ne suffirent pas objectivement à totalement me conditionner
à la maladive décharge qui devait s’ensuivre.
Vomissant, sous couvert d’une production nourrie à la chiasse
dans la moiteur d’un escarre, et d’un travail d’arrangement volontairement
abrupte et médiocre, un foutrique flux de riffs défiant
les frontières d’une régression plus primitive que toute
l’Afrique sub-saharienne réunie ; Un maelström mécanique
de percussions épurées et non évolutives qui,
lorsqu’elles ne sont pas tabassées à 160 bpm quantification
16 ou 24, n’en demeurent pas moins systématiquement frénétiques
et digne des burnes poreuses d’un Emile Louis claquant avidement contre
le cul aussi rebondit qu’agonisant d’une sympathique salope trisomique
cueillie à la sortie de son C.A.T. ; Des vocaux si rauques,
craspecs et tourmentés qu’ils en feraient presque passer les
cliquetis globuleux d’une poche à merde percée pour
un chant de noël… etc… Si Nocrataï pourrait presque, de
prime abord, être rangé aux cotés des projets
Raw BM les plus hideux et répulsifs, c’est pour mieux surprendre
son auditoire aux détours d’une très progressive dégénérescence
Industrielle / Harsch Noise… Insoutenable déclinaison où
tout ne serait que sonorités grouillantes, insistantes et,
manipulatrices, semblables à la douce valse d’un nourrisson
oublié parmi quelques seaux de boulons dans le tambour d’une
machine à laver en position essorage. Parasites tridimensionnels
et tourbillonnants, aussi apaisant que le serait l’électrocardiogramme
d’un cobaye à qui l’on injecterais de l’acide sulfurique dans
le myocarde ; Atmosphères dépravées aussi
suaves et tendres que pourraient l’être les manières
d’un détachement de criminels de guerre Serbes qui s’emploierait
à s’endoffer, à la Valmont, une adolescente troupe paroissiale
de choristes, n’étant d’ailleurs pas s’en m’inspirer l’atavique
levrette claquée que j’ai offert, en guise de défloraison,
à une insipide précieuse appartenant à mon passé…
Ais je besoin d’extrapoler plus quand à cette traumatisante
mixture qu’un croisement entre le Beherit du « Oath Of
The Black Blood » et, les pires instants de Stigma Diabolicum
ou, au choix, entre le Zarach’ Baal’ Tharagh’ du « This
Is Horror » et, le plus conceptuellement bruitiste MZ412
pourrait à peine retranscrire ?
ANTI-MUSIK FOR SICKOS !
Contact:
Werewolf Prod
Trabucchi Mirko
Via A.Moro n7 24030
Ambiveere (Bergamo)
Italy
Sperm. S. |