Nocratai « Drammaunico (2002) »
Il
est dix-sept heure trente lorsque les derniers éclats d’une
pluvieuse et glaciale journée de février viennent te
tirer de ta léthargie anesthésiée alors que ta
chétive carcasse semble, en position béquille, se remémorer
les faveurs sybaritiques de l’éternelle Dyanne Thorne… Tes
globes oculaires encore visqueux et éclatés te dévoilent
en 16/9 un taudis digne de ce qu’auraient pus être les chaotiques
vestiges d’un remake éthylique de l’opération Barbarossa
et, tes trachées respiratoires, à peine plus saines
que les cendriers d’un piteux centre de désintoxication, t’en
insufflent difficilement la méphitique haleine, révulsant
ton foie qui, encore plus chargé que celui d’un curé
polonais, frôle dangereusement le rendement d’un alambic… A
tes côté, gisant sous les empestées paillasses
de ta moite et fielleuse couche entre deux poils de cul, le squameux
souvenir dégorgé d’une bourrique anonyme jadis limée
à lui en avoir ligaturé les trompes, dérouillée
à lui en avoir fait tourner les ovaires aux œufs durs, à
lui en avoir vicié les laiteries… Sous-pesant avec prudence
tes balloches étrangement plus poreuses que les poumons d’un
adolescent indien après plusieurs mois de désamiantage,
et alors que ton antique magnétoscope semble se refuser à
régurgiter ta bonne vieille VHS de « Salo Ou Les 120
Jours De Sodome », tu tentes désespérément
de te frayer un chemin vers tes crasses latrines piétinant
un cloaque de cadavres cristallins, de déjections, d‘ordures
diverses, de Copula Cum Daemone, F.A.Z. et autres Sentinelle Zines
souillés semblant avoir pris possession des lieux… Et, alors
que consommant les séquelles de tes inavouables & animales
exactions dans la chaleur d’un nabuchodonosor mirabelle / aspirine
tu re-découvre les deux premières tapes de Nocrataï
sous un monceau de mouchoirs gorgés de morve/sperme, tu te
dis que, dans ta chute, tu remettrais bien le couvert ??!?! Alors
ce « Drammaunico », parut en 2002 une fois encore chez
Werewolf prod, est le poison qu’il te faut, à la différence
qu’il te faudra ici oublier les influences harsh noise façon
MZ412, à en défier la santé mentale des plus
sociopathes représentants du mouvement bruitiste italien des
50ies, les servitudes Dark Ambiant dignes d’un Stigma Diabolicum condamné
à la camisole ou du plus antalgique des Dust, et, les diverses
dégénérescences sauvagement samplées des
précédentes releases, au profit d’un brusque retour
des choses à une substance intrinsèquement Black Metal…
N’espères donc rien d’autre qu’un dégueulit des guitares
plus arriérées que le pathétisme trépignant
d’une certaine caste d’amibes méprisable dont l’on aurait souillé
l’exégétique et fantasque prophète, plus imprévisibles
et psychogènes que les dernières contorsions vénériennes
d’un vieillard qui, ayant confondu, plus myope qu’un adepte de Raël,
ses cachets de viagra avec des capsules de cyanure, agoniserait entre
les cuissardes d’une zélée pute bulgare, et, d’une sordidité
à en faire pâlir les plus grands crus des caveaux de
Marc Dutrou… Notons une frappe rythmique qui, poétiquement
assurée par un certain « The Worm »,
toujours parée d’arrangements d’une finesse inexistante et
suintant d’un grossièreté hyperbolique à en désanusser
n’importe quel végétarien batteur de Grind, se révèle
néanmoins beaucoup plus variée, évolutive qu’auparavant.
Enfin, si tu considères que, vocalement parlant, les derniers Malicious Secrets manquent de folie et que Silencer ne dégagera jamais assez de neurasthénie pour satisfaire tes pulsions, alors ton chibre cachectique se soumettra aux multiples retentissements des incessantes, calomniées, insupportables et torturées dysenteries laryngales de 4.… Il est dix neuf heures alors que j’achève la vivisection de ces trois longs et alambiqués tracks… Condensé cathartique m’ayant peu à peu, dans l’ombre de la candeur d’une civilisation depuis longtemps reniée, éveillé aux perspectives d’une ouverture nocturne digne des derniers souffles d’un « I Zombi - Chronicles Of Pain »… For Sickos Only ! Contact : Abibial Northaurora Sperm. S. |