Nocrataï « Chaotic Prayer (2001) »
En
toute hypothèse, suivant une logique basique et prévisible
étant le triste apanage du mouton humain, si tu as cliqué
sur le lien menant à cet article, après t’être risqué
au précédent en ligne directe, c’est que non seulement tu
es parvenu à ne pas conchier mes outrancières diarrhées
verbales, mes obscènes et hyperboliques paraboles mais, qu’en plus,
tu es suffisamment fondu du bulbe pour, après être arrivé
à terme de ma vivisection du « Eternal Chill »,
persister à accorder ton attention à cet aussi méphitique
que répulsif projet… Soit… ami de la traque du faisan au panzerfaust,
des défloraisons infantiles arbitraires, du pogrom en bars à
putes, de la chimiothérapie à la gelée de napalm,
des orgies coprophages laxatives, de la lobotomie au chalumeau, de la
sodo au verre pilé et autres réjouissances… prend donc place,
valstar chauffée au micro-onde dans le goitre, et non sans avoir,
au préalable, congédié ta complète de Z’B’T’
au placard, car, entre une cover délicieusement surgelée,
conceptuellement usée jusqu’à la trame et ne reculant devant
aucuns clichés, une qualité d’impression faisandée
made in xerox, et, des noms de tracks tels que « We Are The
Revenge War Against Life », « I Hear Only Calls
From Hell », « Pure Noise666 No Life International »
ou encore « Destroyed By Life », pour ne citer qu’eux,
tu te doutes bien que cette seconde chiasse sonique de Nocrataï ne
nous convie pas à un repas de communion animé par je ne
sais quel artiste raté des familles…. En une grossière mixture de sonorités obscures, sourdes, rampantes, et percussions semblant sorties d’un rituel vaudou sous psychotropes, de cliquetis de lourdes chaînes paraissant s’abattre sur des viandes à l’agonie, de déclamations inquisitrices et, de hurlements, n’ayant rien à envier à la mise à mort sauvage du peintre hérétique d’un « L’au Delà » de Fulci ou, du pire Guinea Pig, « Satanicaholocaustia », érigé en guise d’intro, dévoile d’emblée l’intention de 4, seul et unique maître d’œuvre de cette chose, de reprendre des hostilités là où elles furent laissées deux ans plus tôt. Régnera donc sur les huit tracks suivants, une substance apocalyptique, nucléaire, à en relayer les œuvres les plus insanes et bruitistes de Luc Mertz au rang de banales beautés esthétiques art-déco pour vernissages franciliens miteux et autres branlettes superficielles, où, le matraquage intempestif et bordelique de la boite à rythmes ne trouverais d’égal qu’en ces pluies opaques et diluviennes qui accablèrent Verdun toute l’année 1916 durant ; Où les guitares, plus fielleuses qu’un estomac grouillant de ténias, plus poisseuses qu’une affliction vénérienne ramenée de Thaïlande par un touriste sexuel, te sont crachées à la gueule avec une ferveur que ne saurais pas même concevoir les fantasmes d’ejac’ faciales qu’entretiendrait le grand cornu à l’égard de cette chienne de marie, mère de dieu ; Où les vocaux semblent avoir outrepassés toutes limites tangibles entre vie et mort et, dans le tourment desquels l’on se plairait presque à imaginer les monologues aliénées de l’un de ces individus inadaptés que les institutions mettent parfois, socialement parlant, à mort, qui, oublié dans la geôle d’un asile démantelé, tenterais, en des effluves de pisse, merde et dégueulit, tout effets secondaires palliatifs évaporés, de se pignoler, la bave aux lèvres, la nouille sur un vieux catalogue « Le Marquis » à travers sa camisole…. Une décharge confinant les usages les plus exacerbés et extrémistes du Black Metal somme toute, mais, une fois encore, aussi fréquemment que brutalement, ponctuée de dégénérescences plus inclassables, entre bouillies ambiantes / rituelles façon orgasmes narcotiques suicidaires d’un Aripa Satanei se faisant besogner par Dapnom ; Agressions post industrielles dignes de je ne sais quel broyeur grondant dans la folie d’une usine de recyclage de carcasses humaines, frôlant parfois dangereusement l’electro le plus minimaliste d’un Trisomie 21 ; Régurgitations plus bruitistes et indéfinissables, comme un certain passage où des miaulements de chaton m’amèneraient presque à mettre en scène le pauvre animal qui, découvrant sa miséreuse maîtresse sexagénaire sans vie, la dévorerait poussé par la faim… L’on croirait presque parfois écouter un Mind Control Part V… chose flagrante sur les derniers souffles de « We Are The Revnge War Against Life Part 2 », dernier track de l’œuvre. Je crois qu’à ce stade, tout est dit et, s’il est indéniable que l’on ne peut pas parler ici de musique ou d’art, les raisons pouvant amener à l’écoute d’une telle tape ne peuvent découler que d’un pur besoin pathologique. Contact : Sperm. S. |