Nerlich / Decoherence / Gorgasm
« Embalmed Madness #1 » (2005)

Ce 3 way Split Cdr, sortit tout droit des arcanes underground crasseuses et humides de NIHILISTIC HOLOCAUST un sombre jour d’avril 2005, fera pour sûr trembler toutes les fiottes cotoreps dysentériques et spasmophiles qui se plaisent au joies de la masturbation à l’écoute d’œuvres « FM » grand public sans saveur ni crédibilité.

Ce sera donc à travers 12 titres et un artwork sobre mais efficace que ce premier « Embalmed Madness » nous offrira un aperçu des méfaits cruels de NERLICH, DECOHERENCE et GORGASM.

NERLICH

C’est à la formations sus-citée d’avoir la responsabilité de proférer les premiers riffs de ce Split et, il faut avouer qu’elle le fait avec autant de violence et de brutalité que les assauts incessants d’un doberman affamé enfermé dans une nurseries pour grands prématurés.

La production de ces cinq premier titres est de bonne qualité et la balance sonore confère à l’instrumentation un relief subtile qui fait parfaitement ressortir l’aspect vindicatif et barbare que semble rechercher la musicalité de NERLICH.

Le son de guitare est aussi lourd et pesant que celui d’un « Tomb Of The Mutilated » voir d’un « Butcherd At Birth » de Cannibal Corpse ou, d’un « Osculum Obscenum » d’Hypocrisy, et, aussi puissant que celui régnant sur le « Stabwound Intercourse » de Gorgasm par exemple.

Son style est donc intrinsèquement Brutal Death à l’exception de quelques petites touches thrashisantes ça et là et de spartiates solos bien destroy et désordonnés.

L’influence US est presque palpable du début à la fin, ce qui est très atypique de la part d’une formation Finlandaise qui aurait, en temps normal, favorisé de pesantes mélodies et des formules de style quasi inutiles et pompeuses.

La basse quant à elle est parfois un peu trop groovy à mon goût et, de fait, peut autant casser l’agressivité de certaines rythmique saillantes & brutales, que forniquer à la quasi perfection avec des cycle plus lourd et oppressants.

La section rythmique n’est pas un foudre de guerre et ne blaste pas continuellement de façon linéaire. C’est entre une foultitude de roulements et de vives accélérations qu’elle accompagne, aussi posément que judicieusement bon nombre de chutes de pression conférant ainsi à l’ensemble une vivacité toute en relief

Les vokills sont chirurgicaux, efficaces, mais, spartiates et relativement peu présents / privilégiés, au sein des compositions, l’on ressent que le meute finlandaise préfère, de toute évidence, davantage mettre l’accent sur l’instrumentation au sens strict.

Pour conclure, Nerlich est une formation qui ne fait pas de concessions et qui ne favorise aucune fioriture.

Son style est très personnel et, comme dit précédemment, totalement atypique pour un groupe de la scène scandinave. Comment de toute façon s’attendre à une merde type Göteborg revue à la sauce Finnoise lorsque l’on connaît la ligne éditoriale de Nihilistic Holocaust ?? 

Contact :
c/o Miikka Merikallio
Lirislahdenkuja 6b3
02230 ESPO
FINLAND

http://www.nerlich.tk
Coud_ridnz@yahoo.com

DECOHERENCE

C’est au tour des Français de Decoherence de continuer les hostilité avec trois titres Thrash/Death totalement aversifs, incisif

A travers « The Cabalistic Show », « Ode to joy » et « Synopsis Prosaic » c’est toute la puissance en power-chords d’un Deicide, la brutalité en break et contre temps d’un Morbid Angel, la technicité d’un Dying Fetus et, l’agressivité d’un Krisiun qui se lient et se concassent pour faire sombrer les âmes errantes dans le néant le plus total.

Là encore la production est agréable car elle ne délaisse aucun instrument et n’ampute en rien la puissance des track sus-cités, à contrario, elle il y joue bien évidemment pour beaucoup.

A noter également la présence de riffs de gratte très véloces et prompts semblant témoigner d’un ardent attachement pour un certaine vague Death Metal moderne à la Yattering et, d’autre, plus Old School, lourd et crus à la « Enjoy The Violence » de Massacra.

Le tout m’insufflerait presque une folie digne de celle qui a put guider les pulsions barbares de je ne sais plus quel interné dément qui, emparé d’une fougue convulsive, décalotta la boîte crânienne d’une pauvre psychiatre d’astreinte une certaine nuit d’avril -si ma mémoire ne me fait pas défaut- hahaha.

Les bases rythmiques sont semblables à celles d’un « Nihility » de Decapitated, car complexes et techniques, elles déploient dans les entrailles d’une frappe de tradition, nombre de roulements, breaks, variations & cie, plus frénétiquement écrasés que je ne sais quelles carcasses de kamikazes sur les ponts d’un porte-avions yankee en 1944.

Le chant est incisif et varie les plaisirs d’un registre Thrash hurlé, corrosif, à ceux d’un gros brutal Death bien couillu et membré qui tache autant qu‘un vieux pape bouchonné !!!!!

En définitive, DECOHERENCE nous prouve encore une fois que la scène extrême française est prometteuse et, qu’elle a de beaux jours devant elle !!!

Arrrrrrrgh, Total Support!!!!! 

Contact :
c/o Philippe Allemant
28 Avenue Jean Jaurés
93320 pavillon sous bois
France

http://www.decoherence-music.com
Poulpmanagement@caramail.com

GORGASM

Gorgasm, à ne pas confondre avec le groupe américain de Brutal Death du même nom, sévit depuis 1997 au sein de la scène bordelaise, sous couvert d’un auto-proclamé style, dont je n’aime trop employer les termes, « Bombastic/Technical Grind ».

Il est cependant très intéressant d’écouter ces quatre titres qui ont fait par la suite l’objet d’un remaniement pour le full length.

Le rendu global inspire un jeu syncopé semblable à de celui de Coroner, d’une puissance assez particulière se rapprochant de Sadus. Avis aux amateurs….

Cependant, le feeling empreint d’un toucher mélodique tout particulier, conférant à cet ensemble une présence et une aura technique non négligeable - de rapides et véloces tapping, solos, hammer, pull-off et autres harmonies stridente au floyd- pourra en rebuter plus d’un.

Les parties batterie, quant à elles, ne sont pas excessivement rapides et préfèrent miser sur un mid-tempo efficace et combatif.

Ce qui donne aussi beaucoup de fermeté au contenu instrumental de ces quatre méfaits, sont les différents break apposés aux incontournables exercices du genre, pulvérisant des rechutes galvanisées par de sèches et fermes salves en triolets à la double et caisse claire, aisément comparables au toucher des jeunes formations issues de l‘Europe de l‘Est.

La basse bien qu’assez groovy, profère à la fragrance musicale de ce quatuor beaucoup de fermeté mais aussi un relief tout particulier qui affirme une robustesse non négligeable et une originalité qui a jadis caractérisé les œuvres du monumental Death période « Sound Of Perseverence ».

Les diarrhées gutturales sont un peu moins violentes que sur l’album mais, restent tout aussi venimeuses et expéditives, d‘une manière néanmoins un peu plus Old School.

Pour conclure, ces quatre tracks, comme souligné antérieurement pour le « Neurotripsicks », sont d’une très grande fraîcheur et sauront satisfaire les adeptes d’un Death/Grind bien agencé, novateur sur certains plans et, à rebondissement..

Les adeptes et maniaques pathologique des formations dites old school passeront sans doute leur chemin. 

Contact :
c/o BUD Records
50 avenue bon air
33700 MERIGNAC
France

http://perso.wanadoo.fr/gorgasm
mat@budrecors.com

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