Nebula Carmine « Nebula Carmine (1997) »
Je
ne citerais pas de nom mais, je me demande parfois si certains labels
ou distros n’ont pas de la merde dans la gueule, ou plutôt dans
les oreilles !!! N’ayant jamais vraiment trouvé chaussure à ma taille au sein des formations helléniques, j’aurais peut être du rester méfiant, le nom du groupe aurait du m’alerter, tout comme cette étiquette DM d’entrée de jeu un peu prétentieuse… Cela est probablement à mettre sur le compte de la frénésie du moment… Ce qui devait arriver arriva et, la simple vue de la pochette, du logo, suffit à me déconfire. Enfin, étant donné que ce n’est plus lorsque l’on à chié dans le froque qu’il faut changer de falsard, je dus me lancer dans une douloureuse phase d’écoute. Nebula Carmine officie dans un style communément qualifié de Doom-Death (où est le Death !!!!!!!). Le genre n’étant déjà pas assez péchut et violent à mon goût, ce quintette ne fait que couronner mon aversion à cet égard. Si on fait abstraction des quelques accélérations dignes d’un blitzkrieg et qui témoignent probablement de la volonté du groupe de savamment économiser son énergie pour réveiller l’auditeur dans les moments les plus critiques ; Les trois titres ici présentés font preuve d’une platitude affligeante ; Cela malgré le caractère bâtard que Nebula Carmine s’emploie à conférer à sa musique. Certains partisans du mouvement objecteront probablement que beaucoup de combos de Raw BM ou de Brutal Death ne sont pas mieux, mais dans le cas de cette démo tape et même avec un nombre incalculable de binouses dans le cornet, je ne ressent rien : Du point de vue tempo, la batterie manque cruellement de dynamisme et, ne transmet aucun sentiment de puissance ; Les cordes ne valent guère mieux car, quand elles ne reposent pas sur les rythmiques clichesques et sans saveur du plus lourd des Six Feet Under, elles s’égarent dans un espèce de delirium arty à mi chemin entre des mélodies débilisantes dignes du plus mauvais morceau de pop ( y en a t-il des bons ?!!!!!!!!) et des essais à la Paradise Lost. Les vox pompeux au possible, n’entachent pas la médiocrité de ce triste constat. Les seuls éléments relevant le niveau de ce groupe réside peut être dans les quelques intros de grande musique à la Karl Orff ou dans les textes très orientés occultisme et qui mélangent grec et anglais. Je pense qu’il faudrait légiférer pour interdire de telles releases ; Si certains y voient du Metal Extrême, cela n’est rien d’autre pour moi qu’un prétexte pour se taper un tango à l’horizontale avec la première pouffiasse venue ! Contact (pour les masochistes) C/o Petros Verikoukis Verrukose Urethra |