Mind Control Part 5 « Sado Ambient [Ewe & Z'B'T' 28] » (2005)

Mortifions (!?!?!), le clan Mertz recèle encore bien des surprises ne demandant qu’à être crachées à la tronche de son marginal et subreptice concilium de fidèles ! Outre toute une chiée d’hétéroclites explorations parallèles plus ou moins pérennes, l'abjection Zarach’ Baal’ Tharagh’ n’en finit plus, depuis l’année 2000 era vulgaris, de confiner l’underground sous une vitriolesque et sans précédents dysenterie d’introspectives transgressions de ce que les entendements radicaux de l’Art Noir ont de plus abominables… et, lorsque l’ordurier belluaire daigna, un tant soit peu, réfréner sa course, ce ne fut que pour avoir l’audace d’introniser Ewe, descendance toute aussi flinguée laissant supposer que certaines semences mortelles doivent être bénies des démiurges les plus infernaux, au firmament de l’extrême… Mais, lorsque père et fille décident de s’unir en une seule et unique essence, l’expérience relève alors de l’événementiel, comme en témoigne ce « Sado Ambient », cinquième volet des « Mind Control », mixant une nouvelle fable macabre de Ewe & le chapitre 28 du monolithe Z’B’T’.

Le fantôme du déchut Stigma Diabolicum semble rejaillir en souverain dés les premiers instants de cette énième offrande, se complaisant vaporeusement en d’austères turbulences, plus lugubres, obscènes et incommensurables que ne pourront jamais l’être les effluves de tout les enfers, des luxuriantes vermines de ses antichambres, qui, réunis sur les rives des affluents concentriques du royaume excommunié, acclameraient leur Luciférien empereur de retour de campagne terrestre, s’en retournant, aux cotés de Charon, tourmenter la carcasse de Judas Iscariote… Spectre qui ne quittera plus cette rondelle jusqu’à son terme.

Inutile donc de rechercher un vecteur chaos, une verve apocalyptique semblable à ceux régnant sur le septième « Mind Control », la folie se veut ici bien plus implicite, rampante, plébiscitant une nocivité plus énigmatique, soluble et aride, une nuisance plus angoissante moins irascible ou fougueuse en définitive… et, si densité il y a, elle ne se manifeste qu’à travers un continuum de déchéances lyriques, de troubles vocaux envisagés tels de véritables instruments.

Ainsi, lorsque ce n’est pas Karen qui telle un vicelard petit poucet, du haut d’une ingénuité de plus en plus débauchée et donc discutable, sème dans son sillage de généreuses poignées de champignons hallucinogènes pour guider son matraqué géniteur dans les basses fosses les plus nauséabondes, répulsives, de je ne sais quelle sectaire chapelle necro-coprophage et, le pousser à d’incontrôlables effrois épileptiques n’étant pas sans suggérer ce que seront les derniers convulsifs soubresauts du Z’B’T’ 35 « Ash »… c’est Luc qui, comme possédé suite à une séance de gégène thérapeutique endurée en se cognant un bon vieux Morsure Zine, tente dans les affres de la Death Chamber d’honorer, en un dangereux remake, le génie du « I Love Snuff » de Yves Piérog, après s’être octroyé le rôle du travelot sadique torturant à mort la frêle Rose pour l’occasion incarnée par son curé de paroisse et, avoir transcendé sa progéniture maladivement ricanante dans la peau de la dominatrice voyeuriste…

Lorsque ce n’est pas Ewe qui, ayant investie la plus libertine, sanguinolente, dérobée et séide succursale qu’ait jamais connut le culte au grand cornu, inspire à son aîné, prostré l’échine courbée au dessus d’une charogne fraîchement offerte, de dévouées, immorales, sentencieuses, et abyssales oraisons méphistophéliques… c’est Z’B’T’ qui, happant sa cadette dans le fumant cloaque de lombrics, fluides corporels excrémentaux, viandes gâtées, boue globuleuse, maladies mortifères et ossements érodés d’une fosse commune, confronte ses bribes d’innocence encore sauves face à la lugubre mascarade de notre condition humaine, lui arrachant d’effroyables épouvantes juvéniles…

Il me semble qu’une telle coalition n’avait connut aucune récidive depuis la démo de Black Sheep chroniquée dans nos colonnes il y a déjà bien longtemps… Il en découle une dualité de tout les instants très déstabilisante, presque schizoïde, pour un Dark Ambiant très rustique, artisanal, à en faire passer Aghast pour une pathétique opérette italienne… 

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Sperm. S.