Mind Control Part 1 « Ewe / Z'B'T' / Dust / Stigma Diabolicum » (2005)
Précurseur
d’une série de réalisations soniques que je prédis,
d’ores et déjà, comme digne de la plus abominable, orgiaque
et abyssale descente aux enfers, voici la première souillure,
aux allures de 4 ways-split, du concept « Mind Control »
qui, comme son appellation le laisse très explicitement entendre,
a vocation à fédérer les plus pervers, flingués
et manipulateurs projets, majoritairement non Metal, du clan de Yutz.
Protagoniste cadet, c’est à Ewe qu’il incombe d’inaugurer les aliénées réjouissances avec un « Nuit Noire » que j’attendais fermement au tournant, la première démo de ce projet de la fille de Luc Mertz, à ce jour tout juste âgée de 13 ans, m’ayant en son temps relativement impressionnée. Reprenant les choses où il les avait laissé en juin 2004, ce projet nous offre ici une longue et éthérée plage estampillée Dark Ambiant, menée par la progression d’un clavier étrange, minimaliste et décharné semblant surgir d’une autre ère, rythmée par l’insistance morbide et régulière de frappes sourdes, aux allures de battements de cœurs sous neuroleptiques, et, sporadiquement déchirée de ricanements enfantins, cris stridents et autres murmures maladifs. Fixant les membranes agonisantes de mes enceintes sous les effets d’un alcool frelaté dont le nom m’a échappé, je me plairais presque, à l’écoute de l’essence en suintant, à m’imaginer une Alice zoophile, et en manque de crack, errant, crasseuse et la bave aux muqueuses, dans les tréfonds d’un pays des merveilles où ne régnerait plus que clubs hardcore-SM, centrales nucléaires insalubres, ruines, bidonvilles et, décharges à ciel ouvert, à la recherche de son lapin blanc terrorisé ; A percevoir, dans les vapeurs éthyliques de mon breuvage, trois petits gorets, qui n’auraient rien à envier au razorback d’Ildjarn, passer tour à tour à la casserole le cul d’un loup s’adonnant aux joies de la suspension ; A sombrer dans un coma où j’apercevrais la marche joviale d’un petit chaperon rouge qui, dans un bois ravagé par les radiations et la gelée de napalm, se rendrait à une douce maisonnée où l’attendraient Guy George et Emile Louis…. Mais, je m’égare…. Une fois de plus Ewe dévoile donc un travail aussi intime et personnel que perturbant et indéfinissable, bien qu’à mon sens la quintessence d’un « Nightmare 16 » reste difficile à détrôner. La progéniture, aussi noire soit elle, n’étant pour l’heure pas encore prête à enterrer son maître et géniteur, Z’B’T » ne tarde pas à reprendre ses droits avec un « Mind Control – ZLT 50mg » qui en dit long sur ses motivations. D’abord fier défenseur d’un Raw BM jusqu’au-boutiste et dénué de toute concession imaginable, puis cradingue bestiaire BM / 70ies Punk, Z’B’T’ semble à ce jour et, depuis quelques réalisations déjà, avoir vogué vers un feeling très Black Ambiant, comme en témoigne cette seconde plage. Oubliez donc toute notions métallurgiques préétablies, toutes idées traditionalistes de structures taillées à la machette, au profit d’un jeu de cordes tourbillonnant, paraissant être conçut de façon longitudinale et, attaqué à la tranche du médiator par un épileptique dégueulant ; De percussions improbables, parfois très tribales et, tirant profit du delay ; D’afflux sonores laxatifs et claustrophobiques ; De murmures écartelés semblables aux ricanements de je ne sais quel croquemitaine prêt, depuis l’ombre la plus hermétique, à vous arracher le chibre pour se le faire à la poile… La seule connexion avec le Z’B’T’ purement BM sera ici l’explosion centrale sur-saturée pour cette bande son d’apocalypse qui justifie à elle seule la présence d’une pilule de Zoloft 50mg dans la tranche du Cd. N’ayant encore pas eu l’opportunité de m’approprier la démo 2002 de Dust, c’est nom sans plaisir que le morceau suivant me révèle « Amen » et, foutrecouille ( !!!) quelle découverte ! Des glaviots harsch et grouillant comme auraient pus l’être les déflagrations de corps éclatants sous les hautes pressions dans le tumulte du camp 731 ; Des murmures maudits paraissant être chiès d’un vortex cramoisi menant au néant le plus tourmenté ; Un déluge de larsens et de sonorités rampantes aussi abrasifs que le seraient les semences du prince des mouche en période syphilitique…. A mon goût le meilleur track de cette putain de rondelle en une verve très industrielle et primitive. Enfin, cette débauche s’achève
sur « Photophobia » exhumé du répertoire
Stigma Diabolicum, projet d’Ambiant cauchemardesque à mon plus
grand désarrois définitivement enterré. En un
ultime tressaillement, le cadavre dévoile une fois encore son
pouvoir manipulateur via une essence tourbillonnante apte à
pousser n’importe quel liquéfié du bulbe à se
passer la corde au coup, à se faire sauter le caisson ou, à
offrir ses viandes à la morsure intime de l’acier pour une
ultime étreinte. Contact : Sperm. S. |