KÖRDHA « Songs For Laceration» (2007)
Mais revenons en à ce qui nous occupe, "Songs for lacération". A ma première écoute évasive du CD celui ci m’a parut homogène et cet effet n’est pas un hasard car une rythmique incessante, à chaque lacération, guide tout le long, tantôt bien réglée et tantôt chaotique, chaque titre sur ces dernières secondes est ralentit et dégage sa propre atmosphère. Lacération : déchirure accidentelle de la peau et du tissu sous cutanée, plaie par déchirure. Lacérer, verbe transitif, du latin lacerare, faire des déchirures
dans la peau, une partie du corps « L’ouverture des filaments » se fait consciencieusement,
on ne bouscule pas, ce n’est que le début. Les instruments
sont choisis, on s’essaye. Un peu de sel sur les plaies pour donner
du piquant mais rien de plus. « What we do, what we… » une transe pour passer de l’autre côté, dans la viande. « Hallucination with gun », est mécanique, froid, ambiance industrielle. Les organes internes sont atteints ainsi que les articulations, muscles et tendons. Le processus est lancé il n’y a qu’à subir et supporter. Les plaies s’infectent, le sang bouillonne _ hyperthermie _. « Traverse des innocents » dans les vaisseaux au rythme cardiaque calqué sur les coups. Déchirures provoquant dommages irréparables jusqu’à priver le muscle de ses apports, enfin on ne l’entends plus _infarctus du myocarde _. Lacérations cérébrales, déchirement du tissu, brisure dans la continuité de la substance cérébrale, la contusion a été suffisamment grave. « One $ for one life », donne le sentiment d’un lendemain de cuite où le cerveau n’arrive plus à se rééquilibrer, restant dans un parasitage. « Epitaph », le dernier titre, plus efficace, voir martial par moments et à d’autres plus chaotique, n’est là que pour achever son œuvre, une sorte de récapitulatif. Inscription funéraire en un quart d’heure: mort par lacérations sous les coups de Kördha. Contact : botchankarisen@yahoo.fr
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