Insanity Reigns Supreme « Our Path is Dark and Lonely ... (1995) »
Encore
un groupe dont je ne sais pas grand chose si ce n’est qu’il est l’œuvre
d’un quatuor d’origine Belge. Inutile donc de s’étaler plus
longuement sur le sujet, passons plutôt au contenu de cette
démo tape quatre titres enregistrée entre le 25 mai
et le 6 juillet 1995. « Our Path Is Dark And Lonely… » est une fois de plus un parfait Exemple de la négligence de certains labels ou certaines distros qui, dans leur grande précipitation semblent considérer que tout ce qui est un minimum lourd et rauque est du Death. Insanity Reigns Supreme est en fait un groupe tout ce qu’il y a de plus doom Death et, c’est ainsi que je me suis encore fait endoffer par les étiquettes. Il ne sera donc point ici question de blasts destructeurs, de riffs psychiatriques, d’harmoniques tranchantes, de solos en prise directe sur le 380 volts, de lignes de basse saturées et, des grunts caverneux et nauséabonds. Les quatre compos ici dévoilées sont bien évidemment d’obédience lourde et, je pense pouvoir dire sans trop d’hésitation que, de part des percussions relativement simplistes dans leur approche, elles ne dépassent jamais les cent bpm sauf peut être de façon occasionnelle sur « Sorrowful End », le second titre. Les plans de guitares rythmique pachydermiques à souhait sont en accord avec cela et, se montrent donc fidèles au genre, ce qui, il faut l’admettre, est ici assez fade et peu captivant. L’originalité de l’ensemble vient d’ailleurs, c’est à dire des leads, des claviers et de leur osmose. Ces derniers parviennent à conférer au tout une ambiance progressive assez riche et intéressante de part l’utilisation de techniques variées mais systématiquement orientées vers une certaine noirceur. Toujours au sujet des grattes, notons que ces dernières s’essayent à certaines harmonies acoustiques, notamment sur « Dark From The Soul » qui peut inspirer une harmonie assez improbable entre un « Call Of Chtulhu » de Metallica et certaines ambiances d’un Ancient époque « Mad Grandiose Bloodfiends ». Pour terminer, les vocaux sont à ma grande surprise pas trop pompeux : On peut retrouver pour sur le traditionnel timbre poliment guttural du genre, mais à coté se terrent certaines choses plus personnelles qui ne sont pas sans rappeler les intonations poussives d’un Wallachia surtout sur « The Core Of Creation » qui est le morceau d’ouverture. A coté de la musique, I.R.S. s’entoure d’un univers résolument occulte qui, à en juger par le livret, puise entre autres dans les signes et mythes destinés à construire la porche par lequel se manifestent ceux qui viennent du vide en élevant les pierres cardinales qui définissent les directions des quatre vents soufflant suivant les saisons. En conclusion, voici une nouvelle démo qui ne marquera pas mon esprit mais qui reste sans aucuns doutes susceptibles de provoquer de furtives éjaculations aux amateurs du genre. Félicitons nous quand même que cette œuvre soit beaucoup moins chiante et sans âme qu’un Nebula Carmine, qu’elle reste beaucoup plus sombre qu’un Unshrouded Biterness.
Ron Criz Teutonic Existence Verrukose Urethra |