Substantifiquement
envisagé, courant 2001 era vulgaris, autour de l'ex Madryal
[également ex-bassiste live de Christicide] Pi66 [Guitares
/ Basse / Vox] & d'un certain Gritsh derrière les fûts
[qui, sous le pseudonyme de Dlaumor, créera plus tard Praeda],
Inkisitor sortira une première démo, auto-produite et
éponyme, l'hiver de cette même année ; Fondatrice
vomissure Raw Black, parée d'un effort de production pour le
moins obscurantiste, que je me bouffe encore les couilles d'avoir
vu disparaître, par je ne sais quel maléfice, des fétichistes
colonnes de mon capharnaüm... passons...
En 2002, délaissée par Gritsh mais rejoint par Impia
Fraus [Basse] & Sad [Batterie], tout deux issus d'un Cantus Bestiae
depuis, hélas, déporté au séjour des morts,
l'entité participera à un obscur 3-ways split estampillé
Impaler Of Trendies, partagé avec Kult & Christicide. Deux
années de compositions, tournées vers l'érection
d'un véritable carnage sonique en devenir, plus tard, sera
capturé du nouveau matériel, instrumental et brut. C'est
alors que Dhate [Vox] / Icons Blasphemer [Guitare], duo issu de Katarmaz,
intégreront les rangs afin de compléter / affiner les
enregistrement et, optimiser en live les intransigeances de ces quatre
titres qui verront d'abord le jour en 2005 sur Cd-r promo, avant de
subir un intégral ré-enregistrement en vue d'un pressage
vinylique parut cette année sous l'égide de E.A.L.
Possédant les deux versions, c'est fort naturellement que
s'est imposé le Ep au titre de support à cet article
; Par fétichisme exacerbé, je le confesse mille et
une fois & vous emmerde, mais également parce qu'il me
fut certifié une littérale réincarnation du
coup de poing pris dans la tronche en 2005 ... Certificat que l'initié
comprendra justifié dés la résurgence d'un
« Sentenced To Bliss Claw » au cycle introductif
remanié, car, si la seule faille tangible dont eu à
souffrir le premier jet Cd-r fut sa production quelque peu opaque,
sourde et, par voie de conséquence, relativement castratrice,
elle se trouve désormais colmatée par une attention
toute particulièrement tournée vers plus de profondeur,
subtilité, richesse sonore, et ce, sans pour autant qu'il
y ait, au surplus, à déplorer une fondamentale aura
abrasive / Old School en perte, un modus-operandi structurel qui
se serait laissé effleurer par l'obsolète ou le mièvre.
A l'avant garde, la levée de rideau quand à l'envergure
concrète du second guitariste au sein de l'alchimie Inkisitor
laisse clairement entrevoir un gros travail sur les fréquences
tant elle galvanise les riffs originels de Pi66 :
Émergence massive, à l'article des plus âcres
et menaçantes pesanteurs, de dissonances vertigineuses comme
purent l'être les agonies de condamnés au chevalet,
occultes à l'image des effluves d'une Mort que, dans l'ombre
des bourreaux, l'on fantasme volontiers avoir eu jouissif loisir
de s'étreindre, à l'usure, des charognes disloquées
; Déclinaisons harmoniquement glauques, sous-jacents bouillonnements
en eaux troubles intronisant nombre de poussées épileptiques
au pinacle d'une vilenie désormais moins fruste, plus rampante,
mais, toujours aussi impitoyable que le battant d'une vierge de
fer qui, inexorablement, se renfermerait sur le peu de morale dont
témoignerait encore le cercle auditoire ; Exacerbation massive
de rechutes plus Old School, modérées mais invariablement
hargneuses, dans le feu desquelles la présence d'une sept
corde se fait particulièrement ressentir tant le rendu se
révèle obscène, gras, suintant comme ne l'a
peut être jamais été le plus méticuleusement
réussi supplice du Châmgât...
Refonte perfectionniste oblige, les lignes de basses ne pouvaient
se trouver négligées. La trame sonore ainsi affinée,
elles se révèlent naturellement omniprésentes
[chose de plus en plus rare en matière d'Art Noir, soulignons
le...] et, crépitant telles les affres d'un ardent brasier
avide de viandes hérétiques, délivrent nombre
de digressions abyssales tout en procédant à sceller
une multidimensionnelle synergie instrumentale ; Cocktail molotov
impie que les percussions, en substances identiques à jadis
bien que désormais violemment audibles dans tout leurs déploiement,
n'ont plus qu'à embraser...
... A charge enfin, pour les vocaux, de le cracher à la face
de l'inconcevable.
Mieux incorporés à l'ensemble du fait d'une capture
cette fois concomitante, mieux nuancés avec les phrasés
additionnels, leurs tonalité rauque & assise sentencieuse,
justifiant presque à elles seules le patronyme du groupe,
s'exhalent en un miasme digne des râles d'un Martyr qui, porté
à l'estrapade après avoir résisté aux
fers, pinces, tampons, étrilles, tisons, charbons et autres
morsures, répugnerait encore à renier ses aversions
; Impressionnante sur-enchère de convictions transcendant
une textuelle sulfureuse des plus foutrique, car, s'il fut ces derniers
temps reproché au groupe de ne pas oeuvrer à la souillure
indivise des trois soeurs, n'oublions pas que, plus fourbe et perfide
que jamais, l'extrémisme christique demeure, à l'image
du dernier affront autiste & profane en date de notre vicaire
Culat national, dont l'objectif à peine dissimulé
est d'aménager une légitimité aux jeunes chrétiens
au sein du milieu Metal...
Peinture sordide, sybarite mais juste d'un dogme qui [comme depuis
trop longtemps vermoulu par les illusions d'un ascétisme
incohérent d'hypocrisie, ses opportunistes exégèses,
et, un égoïste panel de valeurs qui, outre l'absolu
négationisme des plus individualistes forces qu'il implique,
ne servira jamais plus le salut de l'être en peine que les
intérêts de celui se prétendant miséricordieux...]
verrait renaître, à même sa chapelle la plus
immaculée, toute l'allégorique crasse pécheresse
de Sodome, Gomorrhe et de leurs héritiers de rangs subséquents
au cour des âges... pour finir, face à la folie d'instincts
inaliénables, par succomber, se révéler bassement
humain et, ainsi, mieux corroborer, comme dans le sillage ré-interprété
d'un Arthur Machen, que le vrai péché s'élève
à un tel degré que nous ne pouvons absolument pas
soupçonner son existence, qu'il est comme la note la plus
basse de l'orgue : si profonde que nul ne l'entend.
Intégriste sans pour autant susciter la moindre passerelle
avec des influences évidentes, je n'ai pas entendu chose
pareille en France, en terme d'intensité, d'atmosphère
vénéneuse, de violence primitive Old School, quasi
War Metal par instant, depuis les « Rekordin 2000-1 »
ou « In Sperma Infernum » de qui l'on sait,
et, je pèse mes mots.
Soutenez ce groupe, achetez cette putain de rondelle, ce n'est pas
un conseil mais bel et bien un ordre.
Contact :
verrier.joachim@wanadoo.fr
www.inkisitor.cjb.net
Sperm. .S
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