Finis Gloria Dei « In Tenebris » (2003)
En
tant que fervent inconditionnel de la scène du Sud de nos contrées
gauloises, il aurait été pour moi foutrement inconcevable
de passer à coté de cette tape estampillée du
sceau riche en symboles du Concilium. Finis Gloria Dei est un nouveau projet réunissant en son sein Xphan aux vokills, Black Christ à la guitare et, Lenrauth derrière les fûts et, ce « In Tenebris » totalement improvisé et capturé en répétition le 21 novembre 2003 est, si je ne m’abuse le premier témoignage de la bête. Dans le passé, ce type d’alliance avait habitué les plus obscurs initiés à nombre de grands et noirs instants ; Néanmoins, il convient ici d’oublier un moment l’agressivité atavique chargée de nostalgie d’un Kristallnacht, la froideur païenne subversive et cristalline d’un Seigneur Voland ou, la mélancolie occulte et alambiquée d’un Blessed In Sin… là n’est pas le propos en ce que, bien plus proche de la crasse furie vomie sur la reprise clôturant le légendaire « Gathered Under The Banner Of Concilium », cet opus diffusé via Semen And Blood, Gas Chamber Delight & Warspirit Rex, se veut être un hommage révérencieux à l’héritage sinistre laissé par Bestial Summoning, Blasphemy, Beherit, Samael et autres mornes bestiaires tels qu’Abruptum… Vous l’aurez compris, l’objectif n’est pas d’innover ou, d’apporter un quelconque renouveau à la scène et, le son dominant l’œuvre nous introduit d’emblée dans ce contexte de purisme fanatique. Une haleine sonore méphitique propice au chaos, à la discorde semblant, à mon plus grand plaisir en ces jours où bien des groupes abusent des faveurs souvent aseptisées des productions studio, ressusciter l’âme des bonnes vieilles rehearsal d’antan. Surgissant du souffle perçant de larsens et autres chiadés parasites, en des distorsions rauques et suffocantes à elles seules insuffleuses de la peste bubonique la plus infectieuse, les riffs s’imposent avec violence sous couvert d’un feeling Black Death odieusement Old School, de pulsions artisanalement libératoires. Une substance repoussante de minimalisme dont la crudité ne pourrait trouver d’égal qu’en le fumet de viandes humaines froides faisandées, tantôt aussi pesantes, oppressantes que le serait l’aube moribonde révélant à l’esprit épargné mais solitaire les vestiges sans vie ni espoir laissés par un déluge obscurantiste, tantôt furieusement tranchante et meurtrière telles la dague impie finement ciselée pénétrant, avec la plus immorale et déterminée des foi, la blanche poitrine de l’enfant offert à Lucifuge Rofocale, et, que seules les âmes les plus droites ne s’étant pas laissées corrompre par la vague gangrenée, surgie dés 1996, pourront apprécier à sa juste valeur. Dans l’hermétisme très brut, conchiant toute finesse, de ce noir et tenace contexte, l’empreinte, l’identité musicale de Black Christ se fait néanmoins clairement ressentir de par nombre d’envolées, chutes et breaks très Heavy, évidemment bien plus proches du toucher très harsh des eighties que des frasques pederastiques contemporaines d’horreurs fadasses telles que Rapsody, ou autres Stratoprépuces, renforçant la personnalité Old Vein de ce « In Tenebris » Mettant également à mort tout élan de subtilité, l’appui rythmique déployé par Lenrauth ne pue pas moins le terroir. Il est clair que la technique n’est pas la pierre angulaire de la frappe, que ce soit en terme de technique ou, de diversité, passant à la trappe le moindre artifice pour au contraire asséner une enivrante sincérité semblable à celle que l’on peut retrouver dans un Desolation Triumphalis en évidement plus instable, à l’assemblée. Un matraquage nerveux et aussi chaleureux que le regard exorbité de je ne sais quel indigne refroidis dans la douleur la plus gratuite et insupportable. Enfin, les vokills de Xaphan, peut être un peu trop en retrait, sont, comme tout le monde peut s’en douter d’une agressivité hallucinée rare tels les vociférations antiques de l’hérétique le plus possédé scandant sa dévotion avec folie dans les geôles mortuaires de la Sainte Inquisition. Une tape tout bonnement jubilatoire à réserver à une intégriste minorité. " … The Dark War is not over… No Fucking Contact. Sperm. S. |