Deep Vein / Bloody Sign / Oppression
« Bleeding The Fist ! » (2005)

Nihilistic Holocaust nous gratifie une fois de plus d’un « 3 way blood Split Cd r » uniquement composé de formations Underground qui tâchent et qui burinent sec les baloches.

Enfanté sur support tape en 2004, ce Split voit le jour sous forme de Cd’r en 2005 pour le plus grand plaisir des underworld’s maniac et, comme qui dirait « Because tape are too heavy for undergays! ».

 

 

DEEP VEIN

Formé en janvier 2001, DEEP VEIN est une formation de Brutal Death à la fois Old School à la Immolation, Incantation et old Morbid Angel, mais aussi plus contemporaine et estampillé US Gore à la Cannibal Corpse, Pestilence & cie.

On notera l’apparition de « Maniac » de DEEP VEIN sur la compile promotionnelle de Skull Fucked Prod « The French Underground Series », qui avait déjà en son temps considérablement marqué les esprits au sein de la scène UG Extrême.

A titre indicatif, le patronyme DEEP VEIN définit déjà bien à lui seul la teneur musicale et l’effet escompté, puisque un deep vein thrombosis est une coagulation anormale -nécrose- du sang, qui peut entraîner une amputation ou une mort cérébrale.

Après une écoute attentive, le constat est tout sauf équivoque, puisque les trois cloaques ici régurgités, encore gorgés de fluides corporels infectes, sont à la fois sombres et malsains, lourds et oppressants à souhait.

Encore une fois, je trouve que la production de ces trois ruptures d’anévrismes soniques est plus que convenable et, arrive à mettre en relief toutes les subtilités du répertoire des sociopathes de DEEP VEIN.

Les parties guitares, sont aussi malveillantes que les plus profondes intentions qu’un grand inquisiteur à l’égard de ses préposées victimes, elles nous immolent et nous lapident sur le champ, sans le moindre appel, sous une pluie acide de riffs lourds, brutaux, dénonciateurs et barbares.

Quant au martèlement, il est, dans sa cruelle efficacité, tout simplement à l’image des parties instrumentales sus-nommées : Lourd, violent, complètement flingué à en faire passer l’art de l’écartèlement pour un supplice de tantes, de folles pédérastiques accroc au maniement de plugs & godes michet sur un fond de C.O.F, ou autres bouses libidineuses.

Les aliénations vocales sont redoutables, telles de véritables litanies haineuses elles recrachent un flot hérétique, mais calculé, de violence spontanée, vénéneuse et provocante.

Le tout est donc excellemment agencé, dans un style old school délectable, foutrique, jouissif, que je craignait ne plus retrouver, en ces jours hideux, qu’en les vestiges d’un passé glorieux.

La débauche sonore est totale et cela ne fait que commencer…

Support !!!

Contact :
DEEP VEIN
c/o Jimmy Beautour
Bec oiseau
16230 JUILLE
France
Cbeautour@aol.com

BLOODY SIGN

Formé début 1996, BLOODY SIGN est de ces groupe qui évoluent dans un Brutal Death/Thrash old school violent et puissant incorporant de spartiates bribes d’influences Black.

Voilà donc de quoi déflorer n’importe quelle viokcha ptitsa sortie fraîchement du couvent communal, ou, je ne sais quel autre bolchoï babouchka lambda de séjour dans un centre d’amincissement pour obèses morbides, ceci en un dedans-dehors sauvage à la perceuse électrique grippé par la rouille.

La production des deux tracks ici dégueulés, que sont « Unlesashing The Power Of The Bloody Sign » et « Conquering Pain », est claire mais n’a pas vraiment le mérite d’être aussi puissante que celle d’un Deep Vein, n’en déplaise à certains petits chroniqueurs merdzkoï opportunistes du dimanche à la VS & Cie.

La guitare est lourde et s’impose avec une brutalité certaine, en un flux de power-chords couillus, techniques et véloces, dans le plus pure style Death/Thrash des années 1990.

Notons la présence d’une batterie très intense et rapide à la Imperial Sodomy qui vous toltchockera sec les yarbilles en les compressant comme pour en purger le maximum de substance.

Ce sera alors entre de gros et écrasant mid-tempo tirés tout droit de la gueule de la grosse Berta elle même et, entre des blast aussi prompt que les spasmes d’un mongolien junky, épileptique et souffrant de Gilles de la Tourette, que votre misérable et pathétique encéphale sera écrasé comme de la vulgaire merde.

Le chant quant à lui, reste typiquement Brutal Death, souvent aussi guttural que celui d’un ATROPHY. En fin de course, il est vociféré d’une manière plus Black, ce qui confèrent au tout, autant de puissance que les lignes même d’un Swordmaster à l‘époque du « Post Mortem Tales ».

Pour conclure, même si Bloody Sign nous dégueule des morceaux dit « classiques », il n’en demeure pas moins que l’efficacité qui s’en dégage est impressionnante. Elle comblera pour sûr les amateurs d’un vieux Imperial Sodomy qui aurait forniqué derrière les fagots avec un Sodom et un Maledictive Pigs du temps du « Bloodshed ».

Pour les fiottes qui ne salueraient pas cette initiative, de la vaseline à l’acide sulfurique pure est peut être comprise dans le frais de port.

Contact :
BLOODY SIGN
c/o Kalevi Euibo
47 rue Basse
68420 GUEBERSCWHIR
France

uibokalevi@hotmail.com 

OPPRESSION

C’est enfin au tour des Suédois d’Oppression de clôturer ce Split « Bleeding The Fist » à l’aide de cinq track d’une consanguinité assez déroutante, mêlant dans le meilleur cas des passages dignes d’un « Thrash 80’s » -ma foie assez couillu- à la Testament, Death Angel, Kreator voir à la Nuclear Assault, à un « Punk » dont je ne pourrait qualifier les racines tant elles sont passablement bâtardes.

En effet, moi qu m’attendais après la lecture de moultes chroniques élogieuses sur la toile, à tomber sur une tuerie Thrash comparables aux vieux Slayer période « Reign In Blood » (quoi?) et j‘en passe et des meilleurs, quel ne fut pas mon désarrois lorsque que les premières minutes s’écoulèrent et qu’elles me parurent désagréablement déroutantes, me laissant au final sur ma faim.

Personnellement je préfère largement écouter un bon vieux « I.N.R.I » de Sarcofago ou même un « Beat The Bastards » de The Exploited, qui ont, à mon sens, ont bien plus de couilles aux cul que ces cinq track.

Les chant est vraisemblablement l’élément qui me rebute le plus sur cette galette, car il me rappelle dans une certaines mesure les soubresauts fébriles et alcoolisés d’un « Enforced Prick » de RECTUM qui n’avait jadis déjà pas fait l’unanimité au sein de nos colonnes.

Même si la basse jouit d’une technicité non négligeable, il n’en demeure pas moins que ce petit côté groovy me gêne toujours autant….

Cependant, la guitare sauve un peu la mise et nous gratifie d’un touché, certes peu novateur, mais toutefois fidèle au style recherché.

Les bases rythmiques de la batterie restent quant à elles, plus que convenables et ne dérogent pas à la règle insolente & insoumise du Thrash. Elles t’écrasent les meules tantôt en blasts ou en mid tempo façon concasseur, tantôt de manière plus lourde à te drainer le cervelet au moto-pompe.

Pour conclure, même si l’initiative de sieur Gabriel est amplement respectable [Hail & Support !], je pense que la présence de cette formation sur ce Split reste cependant assez dispensable et, même si on notera malgré tout une volonté indéniable de la part d’Oppression de créer une musique propre, hargneuse et personnelle, ce combo ne fait que revisiter de manière assez anecdotique le style dont il se revendique. Le regret concernant cette formation est que le potentiel reste palpable mais encore très inexploité. 

Contact :
OPPRESSION
c/o Nyman
Vegatan 29 B
31132 FALKENBERG
Sweden
Ingo@oppression.tk

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