Bael « Deathly Pale (2002) »

Voici un autre groupe dont au final je ne sais que très peu de choses si ce n’est qu’il est d’origine hexagonal et, plus précisément du Nord Est de la France et, qu’il semble être plus ou moins proche de label Pâleur Mortelle. Encore un combo Lorrain donc ; Décidément, cette partie de la scène est vraiment très active et peuplée !!!!

Avec ce « Deathly Pale », Bael n’en est pas à sa première errance de haine et de violence. Je n’ai aucune idée de ce qui a pu se faire auparavant sous ce nom mais, d’après ce que j’ai pu lire ça et là à propos de cette sixième production de Hellwar Prod strictement limitée à six cent soixante six exemplaires, cette entité à parcouru un chemin non négligeable depuis ses premières vomissures.

Bael semble avoir toujours eu pour vocation substantielle de s’adonner à un Black Metal minimaliste et cru à mille lieux des fioritures que l’on nous étale tout les jours un peu plus à la tronche. Le temps d’une intro funeste qui semble provenir des orgues les plus obscures d’une chapelle engloutie et oubliée qui serait consacrée à la gloire du grand accusateur et, les choses ne tardent pas à devenir très claires dans l’esprit pervertit et avide d’endoctrinement de l’auditeur.

Tout groupe de Black Metal qui se respecte se doit, à mon sens et quelque soit son appartenance idéologique, de susciter l’aversion, de transmettre l’aura nécessaire pour créer le malaise et malheureusement ceci devient de plus en plus en une chose rare.

Bael de son coté remplit plutôt bien son pari et crée une mixture haineuse qui fait abstraction de toute recherche de beauté, de tout sentiment inhérent à une quelconque existence terrestre, de toute éthique ou morale. Cette entité fait partie des élus désignés pour reprendre le flambeau du culte. Les portes des enfers sont béantes et, l’art subversif qui en exhale est tellement désaxé qu’il suffit à lui seul à provoquer une certaine épuration chez les auditeurs non dignes de recevoir.

Cette offrande au malin reste néanmoins très classique mais, l’essentiel est que cela soit fait avec tripes, boyaux et pulsions extrêmes.

Une fois de plus et, sans grande surprise, j’en reviens aux termes que j’ai coutume d’employer lorsqu’une galette ou une tape résonne comme il se doit, à savoir des riffs simplistes, old school acérés et concassés ; Une rythmique d’une brutalité aveugle qui n’accorde aucune possibilité de retraite ; Un son craspec suintant de noirceur, d’un vécu ritualistique dépravé… Le vokills de leur coté sont assez particuliers et personnels. Aguares est démoniaque et déglutit à l’ancienne ses visions de haine pure, son dégoût et sa rage effroyable tout en laissant aléatoirement son timbre décliner vers des consonances souffrantes et écorchées. La folie qui s’en dégage est comparable à celle de The Arrival Of Satan.

Ce flux constant de violence, de frustration dirais-je, subit une légère accalmie de part un certain hommage au fantastique et intemporel « Requiem » de Mozart, juste avant d’exploser de plus belle avec le track « Hordes Of Empire » qui clôture les hostilités.

Cette reprise du mythique Graveland nous replonge avec nostalgie avant l’évolution du groupe de son satanisme nihiliste appuyé par un BM brutal des débuts au paganisme, aryanisme guerrier, heavy et épique des dernières productions. Cette reprise est très réussie et parvient à rester un minimum personnelle tout en conservant le caractère raw de l’originale et, son aura insalubre, subversive et sabbatique qui à , en des ages reculés trouvé inspiration dans les épaisses et rustiques forets des collines d’Azel.

Pour le reste, je ne crois pas qu’il y ait besoin de vous pondre un descriptif détaillé de l’idéologie sous jacente à Bael ; Tout me semble suffisamment objectif et palpable.

Un seul mot d’ordre pour ce « Deathly Pale » : Dirty Rotten And Necro As Hell !!!!

Buy Or Suck Mongrels !!!!!

Contact :
Bael / PMP
9 rue de Brest
54180 Heillecourt
France

paleurmoortelle@hotmail.com

Sperm. S.