Ases « Relics of the Past (2001) »
Ases
est né des cendres de diverses formations telles que Sang Sur (crée
par Necros en 1989) en tant que racine fondamentale et Necrophage (1993-1998)
(au sein duquel outre Necros, officièrent également Donn
et Nergal) en tant qu’étape évolutive essentielle (c’est
en 1996, peu après l’arrivée de Donn que Necros et celui
ci posèrent les bases de Ases). En juin 2000, lorsque Necros (chant/guitare),
son frère Donn (guitare) et Nergal (basse) (avec qui Necros officie
également dans Beauty Of Desolation) recrutent Lord S. (guitare)
et Seb (batterie), l’objectif primal est de créer un True Black
dédié à la mythologie païenne, celtique et scandinave.
Les préceptes de la horde sont basés sur le fait que le
monde moderne est assujetti au christianisme et entraîne donc l’anéantissement
des traditions ancestrales et la disparition des racines celtes, scandinaves,
germaniques, païennes … en tant qu’identité, culte, culture
et réalité historique. Le nom du groupe est d’ailleurs tiré
de la mythologie scandinave, puisque les Ases sont des dieux guerriers
et souverains. De surcroît, chacun des membres de Ases est, avant
toute chose, un vrai passionné de metal et de musique extrême.
Le groupe sait donc de quoi il parle et où il va. Les trois premiers morceaux travaillés par la formation sont en réalité de vieux morceaux des groupes dont est issu Ases. Dans le même temps, Nergal quitte Ases pour monter son propre projet plus orienté Brutal Death, il est alors remplacé par Infest. Cela n’empêche pas le groupe de continuer sa quête et de composer « Orgasm In Holocaust ». C’est à ce moment que Seb est évincé du groupe et remplacé par une batterie mécanique. Le trois décembre 2000, Ases se retrouve à l’affiche du festival de noël de Limoges aux cotés de Beauty Of Desolation, Execution, No Return, Nomed, Depraved, Nasum, Unsafe, Nostromo et Napalm Death ; Une bien belle affiche me direz vous, sauf que en raison de gros problèmes de larsens et de son dus à l’incompétence et la négligence d ‘un technicien, la prestation du groupe sera presque totalement anéantie. Finalement, après cette période de déboires, Ases enregistre « live » en local de répétition sa première démo en janvier 2001. Ce « Relics Of The Past » pose solidement les bases du groupe et témoigne déjà d’une impressionnante force d’impact alors qu’il faut généralement plusieurs réalisations pour qu’un groupe standard puisse s’affirmer. L’on ressent d’emblée ici les burnes et les convictions… Un instant rare !!! Ases officie dans un Black Metal d’obédience incontestablement païenne. Nous sommes, sur ce « Relics Of The Past », bien loin des traditionnelles et quasi systématiques mièvreries. Ases démontre qu’il n’y a pas besoin d’incorporer moult menus instruments et arrangements pour honorer la quintessence passée mais éternelle des aïeux. L’art de ce quatuor est très raw mais indecrottablement lyrique et nostalgique. N’oublions pas qu’il s’agit de « Primitive Black Metal » et, là réside toute l’authenticité que l’adepte se doit de rechercher. Les cordes des deux guitares et de la basse sont frénétiques, combatives et sans pitié dans leur alternance entre riffs bruts et démonstrations quasi médiévales dans le feeling ; La profondeur des vocaux est abyssale et vengeresse ; Et, la boite à rythmes est remarquablement bien programmée dans la mesure où rien ne semble s’exprimer de façon synthétique ou artificielle. Tout cela est soutenu vigoureusement par un son minimaliste qui s’explique par le fait que l’ensemble n’a bénéficié d’aucun mixage. Cette authenticité, ce caractère entier et fort personnel est déjà présent dans la textuelle puisque en vertu de ce que j’ai pu lire sur le sujet, « The Cold Death » traite d’une passion dévorante pour les armes blanches et de toute la puissance, noblesse et beauté de l’acier ; « Back For Final War » est un prétexte rigoureux au service du blasphème et de la haine des institutions religieuses ; « Le Bataillon Noir (Das Shwartzen Korp) » développe les idéaux oubliés du mouvement Black Metal des débuts et incite à un retour à un mode de vie plus sain laissant beaucoup de place à la sélection naturelle ; « Relics Of The Past » traite des valeurs nobles qui n’ont plus cours dans les sociétés urbaines et industrielles d’aujourd’hui telles que l’honneur, la vengeance, le respect de mère nature, de sa puissance, de sa majestueuse beauté, le respect du clan, sa priorité…etc… ; Enfin « Cu Chulainn », le track aux origines les plus récentes, comte l’histoire d’un héros celte et traduit implicitement un attachement à certaines origines. Je ne sais que trop ajouter à cette review. « Relics Of The Past » m’a tout bonnement troué le cul et, ma conclusion sera la même que ce que j’ai pu proférer au sujet des œuvres de Reverence, à savoir qu’il n’est point besoin d’être scandinave pour pratiquer du Pagan BM de qualité ! Total Support !!! Contact : Sperm. S. |