Amazarak « Where Hate Begins »
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En 1998, Armagguedda rejoint Amazarak en tant que batteur et, de cette union impie naît la très confidentielle « Pure Fucking Rehearsal ». En 1999, Amazarak se met en sommeil pour réapparaître en hivers 2001 ; C’est alors que le batteur du groupe Héritier De La Haine rejoint les effectifs en tant que bassiste/chanteur. Amazarak paré à vaincre enregistre en printemps 2002 « Where Hate Begins… », un Mcd pro autoproduit strictement limité à 500 exemplaires et dont le contenu à été composé en 1997. Cette première réalisation officielle dévoile trois titres relativement courts développant des structures et arrangements assez traditionnels. Certains défenseur d’une culture BM expérimentale post-moderne y verrons pour sur un point négatif et un peu trop léger à leur goût mais, Amazarak officie dans un Black Metal Old School. Il n’y a donc pas le moindre crédit à accorder à la finesse, à l’ exploration de nouvelles technique et à la recherche de beauté.Ainsi, point d’intro pompeuse ou de mise en scène ici ; Dés les premières secondes le trio impose froidement sa trame musicale de part le développement d’une rythmique lourde où les accords, dans leurs enchaînement, se déclinent en un arpége glacial et dissonant.L’avènement des premiers vocaux se fait rapide et, ces derniers dans la façon de les aborder entérinent une impression déjà forte de déshumanisation.Patrice C. officie dans un style la plupart du temps hurlé, écorché tout en sachant avec maîtrise moduler son timbre pour atteindre des fréquences graves ou aïgues et, pour ainsi exprimer des sentiments aussi divers que la haine, la colère belliqueuse, la rancœur, le désespoir… Sur ces bases, l’instrumentation évolue rapidement et toujours avec une grande fidélité envers les codes ancestraux du genre ; Amazarak contrôle ses montées en puissances en placant judicieusement hurlements, roulements de caisses ou puissants coups de cymbales. Se faisant imminente, l’arrivée des blast beats est le plus souvent couronnée de succès et, peuvent s’y déployer de façon débridée avalanches de speed-picking furieux ou martelage de riffs primitif.Ajoutez à tout cela une basse sachant, quand il le faut, se faire présente _conférant ainsi une profondeur au fuzz des guitares_ , l’incorporation de palm-mute et de break orientés early Death/ Thrash et, vous aurez à peu de choses prés une idée de ce que renferme musicalement cette galette.De cette approche très conservatrice se dégage un message hautement satanique qui, comme l’on peut s’en douter, est aussi important que la musique, ce qui est une qualité rare de nos jours. Là où beaucoup de groupes gueulent à tue tête Hail Satan sans vraiment en penser la moitié, ce groupe lui, déverse de façon implacable ses convictions ; Cela au travers de phrasés crus et haineux mis en forme de façon très violente et agressive, prenant l’auditeur à témoin pour mieux le convertir. « Of Hell We’ll Never Come Back », le dernier track, parle de lui même et, utilise des images bien plus appropriés à la lutte idéologique que celles que l’on peut trouver sur un album tel que “Satanized” de qui l’on sait et qui n’a de satanique que son appelation. En conclusion, « Where Hate Begins… » rencontrera forcément des détracteurs le trouvant peut être un peu plat en ces jours où l’innovation semble de rigueur, ou encore un peu trop extrême et répugnant idéologiquement en des temps où la volupté semble définitivement avoir assiégée le BM. Pour ma part, j’estime que l’esprit est là. Sans révolutionner le genre Amazarak croit en sa musique, son son, son message et, propose donc un BM authentique. L’esprit est là et, là est l’essentiel ! Support The Cult ! « Amazarak joue un Black Metal Haineux et Blasphématoire, notre musique saigne le sang du Christ et de ses fidéles, elle hurle sa douleur, ses visions et la mort… Notre but : détruire l’image de Dieu… A JAMAIS. » Contact : e-mail : amazarak@tiscali.fr Sperm. S. |