The French Underground Series ( 2004)

L’unique but de cette compilation est de promouvoir des formations Underground Françaises à l’initiative de Skull Fucked Production estimant que les quinze groupes présents sur cette galette n’ont pas le support mérité dans les tréfonds de notre scène.

Le premier assaut est lancé violemment par Absurdity avec « Leader Of Herd », formation strasbourgeoise qui officie dans un gros Death/Grind mid tempo.

Musicalement, Absurdity fait parti de ces formations qui n’appose pas des riffs apocaliqtiquement linéaires mais, mise plutôt sur un concept beaucoup plus flegmatique, riche et technique !!

Cela dit l’absence de linéarité n’est pas un facteur en terme de déclin de brutalité musicale, de violence et de puissance, bien au contraire !!!

En effet, les cordes hautement acérées, assènent avec précision, talent et violence des riffs mid tempo joués tantôt en palm out tantôt à sec, mêlés à de brefs solos assez mélodiques et, de temps à autre entrecoupés d’impétueux et vigoureux riffs blastés concassés qui compresseraient dangereusement le cervelet déjà bien meurtri de l’auditoire !!!!

Ces parties guitares sont donc riches et s’enchaînent tout en relief avec précision et habileté !!!!

La batterie ne nous mitraille pas non plus les tympans, elle mise de meme que pour les cordes, sur un mid tempo précis et posé suivant parfaitement bien l’instrumentation, le plus souvent à l’aide d’un jeu syncopé techniquement enchevêtré. Les vocaux sont agressifs et donnent beaucoup de vigueur à la stature instrumentale d’Absurdity car ils varient entre hurlements gutturaux herculéens et vociférations écorchées des plus haineuses et dénonciatrices.

Vraiment une très très bonne mise en bouche !!!!

Le second coup de hache est furieusement proféré par Anorexia, formation originaire de Auxon-Dessus.

Elle nous lâche une déferlante de robustesse et de violence Grind/Death des plus sanguinaire avec « Decline Of Humanity ».

Les cordes sont impitoyablement névrotiques et acérés. Elles annihilent quiconque ose se trouver sur leur chemin !!!

Elles possèdent une grande richesse instrumentale et en font, au niveau des riffs, un track tout en relief et en rebondissements.

Ces guitares utilisent donc avec puissance et rapidité la technique du palm out en picking entrecoupé de nombreux breaks pulvérisés, de moult accélérations linéairement fulgurantes variant des graves aux aigus et sporadiquement rasséréné par de rapides et techniques monophonies, là encore en palm out ornementé de quelques harmoniques sifflé à la sauce DM US.

Autant dire que la richesse rythmiques est au rendez-vous car l’utilisation de triple croches, j’en passe et des meilleurs, ne font que s’alterner épiléptiquement et avec talent.

Les percussions alternent elles aussi avec génie entre martelage à la double, breaks et contre breaks syncopé richissimement rythmés, mid tempo habiles et fidèle à l’instrumentation et, blast beats couplés à d’efficaces et impitoyables cymbales.

Une vraie tuerie !!!!

Les vokills sont d’une rare violence, ils sont tantôt gras et expéditifs et d’une imposante stature et tantôt agressivement hurlé sauvage et déchirés, ce qui est résolument Grind.

Une vrai boucherie sanguinaire !!!!

Darc Mutcer, groupe de Saint Andree Des Vergers nous pulvérise l’encéphale avec le troisième tracks de cette compil.

Au niveau de l’instrumentation, Darc Mucter nous recrache froidement avec furie un Grind Death des plus cru, cependant, bien charpenté et allant droit au but.

De plus, cette bête sanguinaire et celle qui nous propose le plus de morceaux avec quatre tracks impitoyables. Ils sont tout aussi varié les uns que les autres et répondent aux douces appellations de « Psychotouch In The Megamix, « Troublatroud, « Vouminik » et « Fecalhome »

Le guitariste possède un jeu rythmé et syncopé, cependant assez récurent mais qui sait efficacement se montrer violent et frénétique lorsqu’il est nécessaire .

Son jeu de cordes officie indifféremment entre des rythmiques Death Thrash concassées en palm out comme dans « Psychotouch In The Megamix, ou résolument Grind, épileptique et expéditives comme dans « fecalhome ».

Notons, que la qualité de la production diffère entre ces deux morceaux. L’on peut donc en conclure qu’ils ne furent pas enregistré durant la meme période de l’existence de Darc Mucter.

Le batteur lui, utilise avec savoir faire, et subséquemment, la plupart des organes de son instrument. Par conséquent son jeu est très technique car il peut matraquer frénétiquement l’auditeur de part des blast beats impétueux, des roulement secs et brefs, d’une linéarité à la double, comme il peut temporiser le tout avec de véloces breaks ou des passages plus posés, lourds et modérés.

Le chanteur, lui, recrache violemment des vociférations hurlées à la limite de la douleur, comme le fond si bien certain vocalistes Grind.

Elles sont expéditives, acharnée, précises et surtout incisives et cruelles !!!!

Le quatrième méfait de cette compil renferme un morceau hautement puissant et brutal. En effet Deep Vein nous enterre plus bas que terre avec un titre efficace, rapide et violent du nom de « Maniac ».

Il faut avouer que le support musical porte parfaitement bien son nom…

La musique de Deep Vein se ressent au plus profond des entrailles et nous lacère sans aucun scrupule tout les organes vitaux que le corps peut comporter.

L’instrumentation, et plus particulièrement la guitare, est acérée, précise et puissante, grâce à une distorsion monumentale mais aussi à une très bonne production.

Les speed pickings vont bon train et la variation du mi grave à celui de l’aigu s’enchaînent sanguinairement et frénétiquement.

Les palm out secs et brefs, profèrent au jeu du guitariste une énorme fermeté, mais aussi une hargne à faire pâlir plus d’un maniaque du manche !!!!

La force de certains riffs, posés et des plus modéré, introduisent généralement bien et avec talent le déversement apocalyptique d’accords dévastateur qui s’ensuivent.

Quelques solos plus ou moins diligents parsèment occasionnellement ces modération rythmiques.

Le bassiste de part son jeu, répand un relief supplémentaire à ce flot de riffs et, la lourdeur de ses sonorités rajoute aussi un peu plus d’assurance aux breaks ou aux passages plus modérés.

Le chanteur lui, s’adonne à un bouillie extrêmement gutturale, comme souillée par de la vermine, et est parsemé d’effrénées vociférations écorchés.

Le tout est très puissant, cru et malveillant !!!!!

Le cinquième homicide est intenté par Dislocation, formation de la Sauvetat.

Cette entité nous offre deux morceaux de Death mid tempo très péchut et direct, « Medley :Profanateur » et « Devotion-Rebellion ».

La stature instrumentales de ce monstre se veut être directe et poignante.

En effet, la présence rythmique de la guitare est vive, efficace, elle mise sur une technique syncopée un peu dans le meme style que celui du Death US entremêlant breaks et vivacité linéaire, lourdeur et accélérations tenaces.

Ses sonorités sont pesantes et imposantes et sont une des composante de cette fermeté musicale.

Le jeu du bassiste est lui plus véloce, expéditif et enchaîne furieusement un bon nombre de note bien supérieur à celles de la guitare. Elle accompagne aussi avec force et vigueur les breaks et contre breaks ainsi que des passage plus prompt et emportés.

La batterie ne fait aucune concession, elle concasse sèchement le système osseux de l’auditeur grâce à de rapide blast beat ou, peut être plu modérée et flegmatique, en jouant un mid tempo posé lorsque le reste de l’instrumentation le lui demande.

Ses nombreux roulements syncopé sur caisse claire pulvérisent et mutilent cette modération pour s’adonner à des changements de rythme riches et variés.

Pour finir, le vocaliste nous dégueule un chant hors du commun semblable à aucune autre performance connue. Ses vox suppurent la haine et l’antipathie à l’état pur.

Gastrik Burst, le sixième morceau de cette galette nous régurgite avec barbarie un flot de violence auditive purement et simplement dévastateur sous la forme de deux tracks à nous en faire exploser le cervelet, à savoir « Patrick Burst » et « Bien gras ».

A première vu, l’orientation musicale de cette redoutable formation s’axe musicalement et thématiquement autour d’un aspect rigolard des choses comme pourrait le faire Gronibard. Tout ceci pourrait en rebuter plus d’uns, certes, mais je dois avouer que personnellement dés la première écoute, je me suis pris une monumentale claque dans la gueule !

La production est monstrueusement bonne et place donc l’instrumentation dans le rang des formations la plus emportée, brutale et frénétique de cette compil.

La guitare après un petit sample de quelques secondes explose littéralement les membranes et les subwoofer de ma chaîne à l’aide d’un jeu surpuissant consistant à plaquer férocement un enchaînement d’accords en quinte, le tout en étouffant les cordes et, en les relâchant quelques centième de seconde plus tard.

Ces riffs sont donc très puissants et brutaux et nous ne peuvent que provoquer à l’auditorat moult explosion cérébrales !!

Les quelques slides en quinte qui interpénètrent ce déluge de violence nous broient les tympans à la manière d’un gros Grind Death un tantinet Thrashisant.

Le batteur s’adonne à un martelage intensif où copulent les incontournables grosse caisse et caisse claire, chose typique du total Grind. Une vraie machine à tuer !!!!!

Elle bat la mesure à la façon d’un marteaux piqueur et concasse les rythmes grâce à des roulement névrotiques pour concevoir de monumentaux breaks.

Le chant est grave et gras, violent et extrêmement guttural. Ses performances sont monstrueusement meurtrière !!!!

Hemafrost, originaire de Tomblaine, me semble être le nouveau projet de Krottos , ex Exkrément, et lance le septième assaut de cette rondelle avec un titre d’une extrême hargne et ténacité. Il se prénomme « Cox In Hell »

Résolument Death, influencé sommairement de quelques racine Thrash, cette formation nous recrache un morceau riche et varié, efficace et précis !!

Tout commence par un sample très déconcertant de quelques secondes apposant immédiatement l’atmosphère meurtrière et impitoyable de ce monstre.

Le jeu de la guitare n’est pas excessivement violent et apocalyptique et, mise après quelques riffs lourds et posés ainsi que de quelques speed picking, sur un mid tempo précis et actif qui annonce d’ores et déjà la couleur et la stature de ce track.

La saturation est entreprenante et dégage d’énergiques et véloces riffs mêlant fougue et modération lourde en quinte.

L’auditeur aura aussi l’occasion d’entendre certains solos plus ou moins audacieux et quelque peu mélodiques, modelant davantage l’instrumentation en lui apportant une richesse supplémentaire.

La basse y est très présente, surtout au début du track, compétente, elle fait largement office d’instrument à part entière.

Le batteur accompagne le reste de l’instrumentation par une rythmique active mais mesurée à la double pédale et escorte les cordes prudemment mais sûrement, surtout lorsque qu’elle doit s'appliquer à engendrer de vifs roulements sur caisse claire pour suivre le flegmatisme alternatif du reste de l'orchestration.

Le chant est vivace, emporté et très présent. Il s’accorde parfaitement avec l'arrangement musical, notamment la guitare.

Le chant est emporté, hurlé et très présent !!! Il donne beaucoup de puissance au reste de l’instrumentation.

Certains accompagnement en chants clairs en guise d’écho auraient pu être dispensables…

Un titre richissime et intéressent.

Le huitième coup de hachoir qu’est « Bloody Ophiuchus » est procrée par Heresy, formation de Conde sur l’Escaut.

Saignante et patibulaire, l’orchestration de « Bloody Ophiuchus » est une déferlante musicale de férocité agressive .

C’est un track comme je les affectionne si bien car il est bestial, instinctif, instantané, funeste et sans pitié.

Le jeu de guitare après un larsen s’avère direct, robuste, coriace et offensif.

Il nous déverse un jeu rapide et sans concession en speed picking à la fois grave et aigu, introduisant le martelage d’épais palm out diligent et, de break colossaux consistants et rigides. 

Ves le milieu du morceau, afin de nous faire souffler, les corde créent de lourds et pesants riffs mid tempo mais pas pour longtemps puisque la fougue reprend le dessus avec rage et furie !!!

La batterie dégage avec emportement d’ardents blast beats couplés à de succincts et herculéens breaks tout en écrasant avec fermeté le fer de ses cymbales. Elle nous démembre sans aucune pitié et nous massacre froidement et farouchement avec des rythmiques posées et modérées mais o combien dévastatrices et brutales !!!!

Le chanteur recrache hâtivement des vocalises âpres et gutturales le tout dans un climat funeste et mortuaire !!!

Une tuerie totale !!!

Heritiers De La Haine, est une formation originaire de Muret. pour la neuvième fois l’auditeur en prendra pour sont grade, grâce à « Lambs Of Christ », un titre là encore sans aucune concession qui vous fera regretter d’être nés !!!!!

En effet, Heritiers De La Haine nous tranche en petits morceaux bien distinct et, nous dissèque à l’aide d’un corpulent Brutal Death conformément aux ancestrales origines du genre à savoir aux sémantiques froidement sataniques !!!

Les sonorités des cordes sont très profondes et basses, elles sortent de profondeurs abyssales pour nous mutiler avec une linéarité très présente et dominatrice. Elles nous concassent à l’aide de cassage rythmique en palm out, très succincts et rapides.

Les riffs ont le mérite d’aller droit au but et de n’apposer aucunes fioritures inutiles. Le seul maître mot de « Lambs Of Christ » est l’annihilation la plus totale le tout dans un climat venimeux et cruel et dans toute sa splendeur démoniaque !!!!

Le batteur possède un jeu très épuré, violent et rapide, digne des anciennes formations du genre.

Les blast beat sont monumentaux et, entrecoupés de prompts roulements de caisse claire ainsi que d’imposants mid tempo glorifiant la grosse caisse qui relancent avec exaltation cette puissance et cette brutalité cadencé.

Le chant lui est écorché et varie de temps à autres vers la déviance gutturale.

Il sait s’imposer en tant que tel grâce à un accolement empressé et hâtif.

Une tuerie !!!!

Horrid Flesh, formation de Blanzy nous extermine avec le dixième coup d’épée de cette compil, « Sword Of Sin » !!!

Autant dire qu’ils ne font pas dans la dentelle… La stature instrumentale de Horrid Flesh est efficacement redoutable, car elle lamine atrocement le système auditif de chaque allocutaire grâce à une musique poignante et efficace, authentiquement redoutable.

Elle s’impose donc avec force, hargne et ténacité !!!

La sonorités de l’instrumentation est mordante, dure et énergique, notamment la guitare qui est d’une effroyable richesse et présence !!!

Elle appose avec justesse, dynamisme, énergie et brutalité des riffs en speed picking ultra puissants, qui s’appuient sur une alternance de tout les instants des graves / aigus suivis de hammer et de pull off excessivement diligent et acérés !!!!

Pour rasséréner un peu le tout elle officie aussi dans une modération rythmique posée et syncopée, afin de repartir de plus belle dans un fracas de puissance volontairement dominatrice et impériale !!!!

La batterie guide le tout avec l’aide d’un tempo rapide, en double pédale et, d’incrustations stridentes à la cymbale lorsque elle emboutit les peaux de ses tom et des ses caisses claires. Elle écrase la boite crânienne de l’auditeur avec à un furie démentielle de blast beat !!!!

Le chant lui est à l’image de l'accompagnement musical, concis, empressé, dynamique et redoutable, il l’orne parfaitement bien !!!!

Sa sonorité d’outre tombe, est imposante et force le respect, car elle mari avec ingéniosité l’agressivité d’un chant écorché à celui d’un chant guttural.

Puissant !!!!!!

Manslaughter, originaire de Cappelle-la-Grande nous offre 4 minutes 09 seconde de Death Grind mid tempo, parsemé d’apocalyptiques et effrénées accélérations massives et ravageuse, avec le titre « être seul ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que « être seul » est un track technique, riche et vraiment très varié, qui à du bénéficier d’une grande attention !!!!

En effet, ce titre comporte énormément de tempos tous aussi différents les uns des autres et ,qui s’enchaînent avec une névrose incommensurable et totalement démesurée..

De nombreux cassages de rythmes accompagné riches en breaks et en pull off monumentaux et diligents à souhait, s’encastrent parfaitement avec nombre de hammers et de tempos syncopés immensément variés…

Viennent s’ajouter des cadences plus posées et alambiquées, donnant lieu à des démonstrations de combinaisons plus qu’époustouflantes.

La batterie est à l’image des cordes, et peut aussi bien tourmenter et broyer primitivement l’abdomen de l’auditeur avec de très rapide blast beat ou, roulement à la caisse claire, comme le faire sombrer dans de lourds et pesants tourments de part de succinctes lourdeurs.

Le batteur nous prouve largement son efficacité et son savoir faire, lorsqu’il officie dans une ahurissante démonstration de vélocité et de technique à l’état pur !!!!

Le chant lui, est purement belliqueux et combatif, il recrache intempestivement de stridentes et agressives vociférations écorchées mêlées à de brutaux relâchements gutturaux et gras.

Une vrai leçon de musique !!!!!

Peach Her, groupe originaire de Dambach La Ville, la douzième formation de cette compil nous joue un énergique, catchy et péchut Death Grind à la sauce « HardCore » Avec « PVP « On The Rocks », « Pop Corpse » et « My Fork Is A Poltergeist(PartII).

Les cordes dégagent un richesse instrumentale se traduisant par des double et triples croches posées et modérées mais assez brèves, conjuguant des quintes hâtivement jouées en palm out et coupé de brefs silences, et des speed picking aigus.

Dans cette démarche, certaines remontés de manche me font vaguement penser au style des premiers Cannibal Corpse.

La batterie suit parfaitement la guitare, elle est donc modérée mais, peut accélérer efficacement lorsqu’il est nécessaire !!! La plupart du temps elle lâche de lourds battements mid tempo.

L’agencement et le timbre du chant me rappelle quelque peu celui du Chris Barnes du old Cannibal Corpse.

Le treizième homicide est vomi par Psychobolia à l’aide du track « Faust ».

Cette formation issue de la capitale, nous restitue un Brutal Death sans aucune fioriture et ornements, cru, combatif, ferme et intense.

Les corde sont expéditives, combatives et mutilent nos tympans de part des riffs linéaires des plus apocalyptiques.

Elles possède des assonances proches d’une certaine manière de celles de formations Old School telles qu’Incantation par exemple.

Elle marie avec ingéniosité le speed picking aux riffs mid tempo parfois en palm out concassés par de brutaux breaks !!! Du très bon Death Old School !!!

Puis, vers les deux minutes quatre seconde, vient s’incorporer un solo qui je dois l’avouer, même si réticent quand à ce genre de formule de style, s’accompagne parfaitement avec la musique de Psychobolia.

Les percussions possèdent elles aussi un son proche de celui de certaines formation dite « Old », c’est à dire étouffé imposant et impérial. Elles agencent d’efficaces blast pulvérisés, breaks puissants et, nous martèle de vigoureuses rythmiques à la double en temporisant le tout par des roulements copieusement lourds. Le chant, lui, est très expéditif, grave et en parfaite symbiose avec le reste des parties instrumentales.

Il varie lui aussi de temps en temps et peut transmuter vers d’ardentes vocifération écorchées afin de conférer à la musique plus de virulence et d’intensité.

L’avant dernier méfait de cette galette est proféré par Start The End, avec « Live In The Blasphemy » formation de Cambrai.

Le nom du track, me fait penser que l’occultisme est ici le fer de lance de ce groupe.

La production est plus qu’audible ce qui rend ce track très accessible d’écoute.

Tout commence par un sample assez inaccoutumé de quelques secondes qui, nous met de suite dans le jus.

Puis vient les guitares qui officient tout d’abord dans un mid tempo lourd et efficace, entremêlant les break avec immuabilité, avant qu’un déluge de brutalité prenne place.

Start Of The End nous recrache un gros Death mid tempo suivit émulé à quelques accélérations névrotiques à souhait.

Ainsi la brutalité et la promptitude dévaste nos pauvres petites carcasses ensanglantées durant quelques secondes.

L’incorporation d’un arpége des plus atypique, vient purement tempérer le tout avant de réintroduire un flot de brutalité et de violence pure.

La batterie est à l’image des cordes et se montre lourde et imposante lors des passages posés, grâce à un « roulement » à la double copulant dans son hypnotisme massif avec la hargne sèche des toms.

Lors des moment de furie totale elle accélère le tempo et fait homicidieusement appel à l’agressivité des cymbales, ce qui donne un aspect très impérial et dominateur à la musique de Start Of The End.

Enfin, les vox sont impressionnant tant elles sont vigoureusement caverneuses et haineuses, elles se marient parfaitement avec l’instrumentation, à savoir efficaces, fortes et acerbes.

Pour clôturer cette compil, Trepan’Dead, Formation de Grind/Death de Valenciennes nous recrachent violemment en pleine gueule deux monstres de brutalité à l’état pur qui sont : « It’s Crap » et « Suffer From premature Ejaculation ». Les noms de ces deux tracks sont explicites quand à la tendance« Gore » Grind/Death de ce combo !

Ces deux morceaux jouissent d’une bonne production ce qui valorise le puissant potentiel destructeur des parties instrumentales aux assonances crues et acérés.

A coup sûr l’auditeur s’en prendra une bonne dans la tronche et sera méchamment déconcerté face à autant de hargne et d’agressivité musicale.

Les parties guitares sont des hybrides entre les riffs impitoyables et dévastateur du Death et, entre les riffs syncopé, cru et pathologistes du Grind.

En effet, elles varient avec vélocité entre concassage rythmique gras en palm out, entrecoupé de puissants et aiguisés pickings saillant pour l’agressivité et, entre d’enthousiastes et multiples riffs en mi grave, entremêlé de quelques hammer et pull-off à la sauce Death.

De quoi décontenancer le système auditif du moindre profane égaré!!!

Les parties batterie sont typiquement Grind et régurgitent d’énormes break et contre break suivis de violents fracas rythmiques à la double et, tempérés par de secs coups de cymbales.

Comme pour les cordes, ces percussions sont richissimement variées et, profèrent à la musique de Trepan’Dead un relief tout particulier qui fait que ces deux titres ne sont pas redondant ou rébarbatif. Un vrai plaisir !!!

Les cordes vocales sont expéditif et cruelles.

Elles sont aussi une des composantes, qui rend l’instrumentation belliqueuse et sans aucune concession. Cela se souligne grâce à des changements rapides du chant grave et déviant du Death aux vociférations écorchées et haineuses du Black .

Inutile de dire que de part cette variation, il s’en dégage une vigueur considérable. Du très bon Grind/Death comme je l’aime. Arrrg !!!!

Une excellentissime prestation pour une excellentissime compil !!!!

SKULL FUCKED PROD.
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3 rue Catherine de Bourgogne
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