Eat the Evidence « Volume #2 (1997) »
Ce
second volume de la compilation qu’est “Eat The Evidence” paru en
hiver 1997 est le fruit des méfaits du label américain
Mortal Coil Records. La première édition était
déjà visiblement une tuerie totale avec des groupes tels que Instatanity , Dying Fetus, Hemdale, Scattered Remnants, Pyrexia, Morbid Entree. Cette nouvelle immondice tape encore plus fort et renferme dix sept tracks de Death Metal assez variés mais toujours indiscutablement underground et craspecs. Un véritable poing dans la face du Gothenburg Death Metal !!!! Insatanity est le premier à exprimer avec violence ses pulsions les plus extrêmes avec un track assez classique mais efficace tiré du Split avec Immortal Suffering déjà produit par Mortal Coil. A noter que cet excellent titre qu’est « At One With Infinity » à été spécialement remasterisé pour l’occasion. S’ensuit dans un registre vomitif plutôt similaire bien que plus technique « Lacération Of An Unclean Twat » de Lividity exhumé de l’album « Fetish For The Sick » sortit chez Ablated Records. Un véritable plaisir de pouvoir déguster ce vieux titre de ce groupe qui est malheureusement aujourd’hui un peu plus connu des masses… Doté d’une production beaucoup plus massive et donc d’une force de frappe plus écrasante, Disfigured, trio qui est loin d’être un inconnu sur la scène de Long Island, trône sur la troisième plage et y gerbe son déluge de glaires et de sang. A noter une certaine originalité puisque cet « Eternal Indiscretion » prend parfois des intonations BM, presque épique au niveau des cordes. Splattered Cadaver, crée en 1991, ré instaure rapidement un style un peu plus standard mais pas moins virulent. Par ce « Fouly Discharging The Clots », la bête du Milwaukee entièrement dévouée au dépeçage et à l’éviscération commence doucement les hostilités avant d’éclater dans les règles de l’art. Une horreur tout aussi cradingue se terre sur la plage suivante et, avec un nom de groupe tel que Sanguinary, inutile de préciser que les motivations restent identiques. Cette hydre putréfiée à trois tête a beau se dire influencée par le jazz, le classique, le blues, la NWOBHM et autres daubes sans nom, je n’arrive qu’à percevoir en « Summoned From Below » le spectre des heures les plus nécrotiques de Carcass. La plongée dans l’underground se poursuit avec Skinned. Au programme, une bouillie sonore qui emprunte plus au Grind qu’au Death Metal avec une bonne dose de riffs bien harsh, d’harmoniques agonisantes et un break central assez spécial et dissonant assez caractéristique de ce qui a put se faire aux USA dans les 90s. Intéressant et personnel. Le septième track fait écho à ce qui a été dit au sujet du premier puisqu’il fait partie du répertoire des New Yorkais d’Immortal Suffering qui ont partagés le Split avec Insatanity. Le style est relativement similaire. Rien à redire. Sur ce second « Eat The Evidence », figurent également certaines choses plutôt atypiques. C’est la cas de Komatose qui avec « Addicted To Gore » propose une purée sonore entre Grind-Core, Death, Techno et Gothic. Le rendu est résolument malsain mais, ne fera jamais partie de ma play list. Les personnes intéressée par cette expérimentation hallucinatoire devront explorer les bas fonds d’Indianapolis. Myself Am Hell, autre entité active sur la scène New Yorkaise, vient rapidement rétablir un minimum d’ordre avec un Death Metal plus conventionnel, très syncopé, aéré, pêchu et accrocheur. « Unholy Plea », même s’il est plutôt posé et pas franchement brutal reste une bonne démonstration de Death avec d’indéniables influences Thrash. Vient le tour d’Adnauseam qui renoue avec une optique métallique beaucoup plus primaire, gore et old-school. Son style est très cru, brut et parfois ponctué de plans tellement lourds qu’ils rappellent les riffs les plus pachydermiques d’Autopsy. Il n’est pas étonnant qu’une démo telle que « Another Horror Of Life » ou que l’album «Desire, Aspire, Inspire, Expire » soient devenus des classiques de Death / Grind dans le Colorado et même au delà. Après l’intensité du
dixième track, cette compil subit une nouvelle baisse de tension
avec l’avènement de Evil Divine. La musique de ce combo est
présentée comme puissante et intense, incluant des éléments
Black Metal, des grunts Death Metal et un esprit lyrique gothique. J’espérait que le track suivant relève le niveau ! Ce n’est malheureusement pas le cas avec Possession et cela, malgré l’âge déjà élevé de ce groupe et, l’expérience qui devrait en découler. « Scourge And Fire » ne démarre pas trop mal mais, ce caractère catchy disparaît rapidement au profit de moult menues inutiles divagations. A noter certaines poussées vocales heavy des plus insupportables. Je n’aime pas, mais c’est quand même moins pompeux qu’Evil Divine. Garden Of Shadow tente tant bien que
mal de rétablir le mérite et l’honneur de cette galette.
La base est là aussi très heavy. A cela s’ajoutent des
trames de solos mélodiques omniprésentes, de nombreux
changements de riffs, quelques claviers pour les mises en bouche,
une batterie rigoureuse et des grunts Death Metal caverneux. Le style
de ce groupe ne fait, une fois de plus, pas partie de mes habitudes
mais, Enfin, cet assaut s’achève
avec « Diminishing Echo » de Gorge. Le meilleur à
indéniablement été gardé pour la fin puisque
cette entité est la plus underground, dérangeante, sale
et immonde de cette compile. Trois minutes indescriptibles que seuls
les vrais maniaques pourront comprendre. Contact : Verrukose-Urethra |