Aaaarrggh !
Une cover toute en délicatesse entièrement dédiée
à l’art sexuel extrême, moite et torturé qu’est
le bondage ; Un artwork d’ensemble totalement Old School, copieusement
« Cut n’ Paste » appuyé par un lay-out
résolument destroy, impulsif et chiadé. Un contenu sans
compromis faisant l’apologie d’un art noir dans sa plus pure et simple
expression ! Voici une putain de compilation tape en provenance
du manoir Die Unaussprechlichen Kulten Editions qui, pour sûr
provoquera autant d’érections aux maniaques du BM le plus malsain
et abrupte qu’il fera chialer de désespoir les plus chastes
puritains de la scène !
Ce « Copula Cum Daemone N°1 »
est comme son nom l’indique intimement lié au zine du même
nom et, comme je suis devenu un inconditionnel de ces saines et prudes
lectures, je ne pouvais passer à coté, d’autant plus
que cette tape représente dans la foulée un grand nombre
des signatures made in D.U.K.E.
Commençons donc sans plus attendre
avec « Pohanske Mece » d’Inferno, track qui
fait office d’ouverture de l’album « Live From The Woods ».
Ces tchèques délivrent un Black Metal furieux, rustique,
sans le moindre artifice mièvre. Tout suppure ici d’une aura
très virulente et brute ; Les maléfices inhérents
à toute prestations live qui se respectent rôdent et
ne quittent pas un instant le combo si bien que même si Inferno
est, à mon sens, un peu trop classique dans sa démarche,
je ne peux que respecter leur art, cela d’autant plus qu’à
l’image de leur musique, leur idéologie propre et forte est
affichée sans détours ni compromission. Authentique !
Viens le tour de « Freezing Lake », un track
que je connais bien puisqu’il provient du fantastique « Winds
Of North » de Reverence. Depuis le temps, je ne me suis
toujours pas lassé de cette putain de démo CD !
Il n’est d’ailleurs pas rare que je m’atomise la tronche au moins
une fois par semaine avec cette grande et sublime offrande tant Ipes
Luciferia témoigne d’un talent on ne peut plus spontané
et sincère à créer une substance d’obédience
païenne et noble ! Au programme, un Black Metal imposant
exécuté avec un feeling hypnotique, lancinant et cru,
des arpéges nostalgiques à souhait, un son glacial,
hyperboréen et, un spectre vocal hanté et sentencieux.
Inutile de chercher à comprendre le parallèle que beaucoup
ont fait avec le Graveland de la nouvelle période, il suffit
d’écouter !
Dans un registre différent mais, tout aussi excellent, les
deux chapitres suivant proviennent d’une autre démo qui a eu
un effet tout aussi radical sur mon cervelet ravagé par déjà
bien des années d’assauts métalliques répétés
et incessants, à savoir du Split tape « Ad Honores »
/ « Le Chipset Du Froid » partagé entre
Nihilistic Kaos et Nordum.
Pour celles et ceux qui auraient un
train de retard, Nihilistic Kaos dévoile un Raw Black minimaliste
et direct comme l’on en trouve de plus en plus rarement en ces sombres
ages où une masse grandissante ne semble plus jurer que par
la pudique et mercantile « Metallian Way Of Life ».
Körös, le seul maître à bord à l’époque,
passe toute technique à la trappe, défèque sans
merci sur toute volonté harmonieuse. Tout en Nihilistic Kaos
n’est que laideur et noirceur saturée, violence rythmique clinique,
écorchement lyrique… Une souffrance auditive absolue à
déconseiller aux tarlouzes et autres chibres molles !
Suivant une ligne de conduite toute
aussi démente et vertigineuse, Nordum témoigne néanmoins
d’une substance nettement plus riche et variée. Cette majestueuse
apologie du froid auditive repose sans conteste sur des bases Raw
Black dépouillées comme il se doit mais, Sheriald Nordum
agrémente cette divine essence de nombreux claviers glaciaux,
d’arpéges mélancoliques, de quelques breaks gorgés
de samples, de chœurs solennels… Il se détache de cet ensemble
compact une personnalité musicale toute particulière,
impalpable et à ne louper sous aucun prétexte d’autant
plus que cette entité vient récemment et à mon
plus grand désarroi de signer son testament… Quelque chose
d’unique, un vertige tout aussi fascinant qu’il est effrayant ;
Une stalactite saillante et abominable !
Viens ensuite le tour de « Sorcier Nécrophage »
de Darvulia, one man band crée par un ex Fornication en 1999
et portant le nom de la sorcière sanguinaire damnée
qui oeuvra à la solde de la Comtesse Bathory, qui se servit
de la folie avide et furieuse de cette dernière pour tarir
ses pulsions meurtrières maladives. Le sang des puristes ne
fera ici qu’un tour tant il est aisé de retrouver en le spectre
de cette entité toulousaine une aura hautement malsaine, abominable,
répugnante et craspec semblable à celle qui a fait et
fait encore aujourd’hui la gloire de Mütiilation ! Sulfureux,
torturé, maladif et oppressant sont les mots d’ordre de ce
très inspiré et impur « Sorcier Nécrophage ».
Achtung ! Il y a fort à parier que les derniers souffles
de vie des quelques parasites bienséants qui auraient réussis
à ne pas sombrer jusqu’à ce stade, les abandonnent à
l’écoutent du track suivant ; De ce « Chainsaw »
de The End directement exhumé de leur innommable et encore
fumant « Speedcore Metal Hell », seconde démo
qui mérite comme rarement son appellation ! Les mots me
manquent pour décrire ce maelström d’ultra violence pure
qui, pour sûr bottera le cul des petites natures polluant la
scène et cela, jusqu’à ce que mort s’ensuive !
Infernal et The Bubonist sont des maniaques qui ne semblent trouver
d’apaisement que dans le meurtre auditif de leurs adeptes et cela
via un déluge foutriquement Old School d’un Black Thrash écorché
vif !
Cette première face se termine dans une certaine sérénité
qui malgré tout suppure d’une folie incontinente et d’une décadence
sans nom avec Aryos et son « Marche et Confessions ».
Jusqu’alors, je ne connaissait cette entité définissant
elle-même son style comme du « Strange Metal &
Black Art » que de nom. Ce track ne dément pas à
cette étiquette tant son rendu est unique, mêlant un
piano d’une grande qualité et richesse, des percussions très
ritualistiques tout à fait particulières, déconcertantes
dans leurs déstructurations et, des écorchements vocaux
purement BM. La gaule semble désormais être dotée
d’un groupe capable de rivaliser avec la noirceur d’un Profanum et
la richesse d’un Angizia ! A écouter ! Pour ma part,
il va falloir que je me penche rapidement sur les œuvres de ce groupe.
Le temps de retourner cette tape suintant de toutes ses pores du foutre
démoniaque le plus abrasif et vicié qui soit et, nous
voici déjà en présence des ukrainiens de Lucifugum.
Un album tel que « On The Sortilage Of Christianity »
ou, la réédition des premières démos m’avait
littéralement fait l’équivalent d’un coup de barre à
mine rouillée dans la mâchoire ! Tout n’était
que grandeur et démesure, folie épileptique et démence
symphonique dans la droite lignée d’un bon vieux Nokturnal
Mortum de derrière les fagots ! Néanmoins, je dois
dire que l’évolution ultérieure m’a beaucoup moins convaincu,
ne retrouvant pas cette fantastique aura épileptique et torturée
des débuts. Ce très long track provient de « And
The Wheel Keeps Crunching », album se situant dans une
veine beaucoup plus heavy, épurée, plus guerrière
et massive, beaucoup moins incontrôlée, furieuse et fuyante.
Je suis moins preneur même si une immense majesté païenne
s’en dégage. Une affaire de goût je suppose.
Changement radical de registre avec Baël et son Raw Black psychotique
et assassin. Le parfait objet de suicide pour tout adepte de Metal
Extrême mainstream et aseptisé ! « Deathly
Pale » sortit en collaboration avec Hellwar prod m’avait
copieusement troué le derche ! Ce « Le Règne
Du Sang » de toute évidence sortit du Mcd « Bleeding
For Him » ne me laisse pas une impression moindre !
Ce groupe est toujours aussi inhumain, crade, brutal et effroyable
avec toujours cette indécrottable et noble influence du Graveland
des premières heures !
Peut être de façon moins crue et minimaliste mais, dans
une sémantique toute aussi raw, Osirion emboîte le pas
avec « Misanthropia ». Jusque là, je
connaissait peu ce gang savoyard et, mes premières impressions
basées sur une reprise de l’hideux Dark Funeral ne pouvait
me permettre d’être réellement objectif, surtout au vu
de mon rejet catégorique pour la horde suédoise… Le
track ici dévoilé impose à moi une toute autre
facette de l’art de ce quatuor. Beaucoup plus Old School et proche
des origines avec un indéniable feeling Heavy très bien
incorporé. A ce stade, les multiples comparaisons avec Rotting
Christ, Bathory, Venom etc… sont beaucoup plus éloquentes.
Aaaaaarrgghh ! Diantre !!! Un fuzz cauchemardesque, des
riffs dépouillés mutilés à la machette,
des percussions mécaniques incarnant à la perfection
le chaos, un écorchement vocal inouï comme ceux de douleur
que laisserait échapper la victime d’une trachéotomie
totalement chiadée, le tout soutenu par une prod sadique et
extrêmement UG !!!!???! Une compil de chez D.U.K.E. ne
pourrait pas voir le jour sans être marquée par la participation
de Zarach’ Baal’ Tharagh !!!! Luc Mertz délivre ici les
chapitres six et sept de son œuvre disponibles sur la troisième
démo. Deux putains de chapitres qui seront, une fois de plus
et pour beaucoup, l’ultime expérience en matière de
Raw Black Metal ; Deux putains de chapitres qui laissent clairement
entrevoir que leur commanditaire a, depuis des lustres, outrepassé
les frontières entre la vie et la Mort ; Deux putains
de chapitres qui ne font que renforcer ma fascination et mon respect
pour la bête ! Rien n’est plus à redire ! Un
Z.B.T. fidéle à lui-même ! Ni plus ni moins !
Retour à des cieux plus païens aux pieds de « L’arbre
Mort ». Si Nihilistic Kaos est l’expression crue et sans
détour de haine et de d’agressivité de Körös,
Eihwaz est quand à lui la facette plus onirique du compositeur.
Certes, l’on retrouve en ce projet, faisant référence
aux mystères des runes et à la mythologie nordique,
une patte stylistique caractéristique et reconnaissable ;
Certes, la violence et une certaine haine sont toujours palpables
car, ne l’oublions pas il s’agit de Raw Black, mais, se détache
ici une trame mélodique, auguste cela via des touches de synthés
judicieuses et énigmatiques ce qui rend Eihwaz moins basique
et simpliste que N.K., peut être plus abordable mais, tout aussi
recommandable et excellent ! A noter la sortie récente
d’un fantastique Split avec Searing Skull, fortement recommandable !
Enfin, cette première édition se termine sur « Drei »
de Faustrecht. Le duo W.A. Korrigan et Tyran délivre comme
à sa grande habitude une conception de l’art noir qui lui est
toute particulière et personnelle ; Une substance résolument
atroce et psychotique où s’entremêlent, sur ce track,
des speed picking nerveux et incontrôlés rythmiquement
très soutenus, des déchirements vocaux qui à
eux seuls suffiraient à justifier un internement d’office en
hôpital psychiatrique, quelques phases parlées copieusement
torturées et sentencieuses et quelques samples ne reniant pas
un fort intérêt pour les plaisir de la chair.
Cette compilation tape débute
dans la folie et se termine ainsi.
En conclusion, il s’agit là
d’un recueil très intéressant pour tout maniaque désireux
de se familiariser aux groupes représentés par Die Unaussprechlichen
Kulten Editions ou, plus largement de faire une plongée abyssale
dans l’underworld notamment hexagonal. A écouter en se faisant
mousser le créateur sur un bon vieux zine du même nom !
Eternal Hailz & Support aux groupes
ici présents et à toute la Team D.U.K.E. !!!!
Contact :
D.U.K.E.
Rue de l’Oratoire
Cidex 1010
39800 Le Fied
Sperm. S. |