Deceased / General Surgery / Destroy / Disrupt
« Relapse Singles Series vol #2 (2002) »

Le gros label yankee qu’est Relapse s’est toujours illustré en collaborant à la création d’albums de monstres de brutalité tels que le nécrophile Mortician, le dégueulasse et effronté Anal Cunt, le très spécial Macabre… J’en passe et des meilleurs entre Abscess, Benumb, Brutal Truth … etc… etc…
Rien de bien nouveau sur cette galette qui nous a été ramenée par Yiskandar des contrées inhospitalières et insalubre d’outre Atlantique (Heureux de te savoir revenu parmi nous en no contrés camarade !!!) puisque cette compilation intitulée « Relapse Singles Series » deuxième du nom regroupe quatre vinyls des groupes Deceased, General Surgery, Destroy et Disrupt datant tous de mai 1991 et aujourd’hui sold out.
Il s’agit donc ici d’une occasion comme une autre de (re)découvrir certains poulains plus ou moins méconnus du label mais, pas moins virulent et gerbants que les aînés !
Cette dépravation underground débute avec Deceased et son « Gut Wrench » originellement tiré en trois éditions respectivement restreintes à cinq cent, mille cinq cent et cent copie. Comme l’on peut s’en douter, il n’y a rien ici de bien novateur si ce n’est que le Brutal Death Grind de ce quatuor est très fortement teinté d’influences thrashy avec tout ce que cela suppose en terme d’émanations insolentes et
exécrables. Ainsi, Deceased aère sa brutalité frénétique ambiante de passages pechus et accrocheurs ce qui est loin de me déplaire.
L’ouverture du track « After The Bloodshed » est à ce titre
particulièrement excellente, je dirais presque martiale de part son feeling syncopé. Le timbre vocal respecte évidemment ce compromis et fait d’ailleurs penser de part ses intonations irrespectueuses à celui d’un S.O.D. King Fowley qui est également le batteur du groupe crache une animosité lyrique qui est en parfait accord avec la pochette nécrotique de l’œuvre originale. Gore et Purulent ! Il suffit de se pencher sur le nom des tracks !!!


Deceased cède, au bout de trois morceaux de choix, la place à General Surgery. Le « Necrology » qui y est dévoilé et qui fut en son temps limité à mille exemplaires est à mon goût la meilleur partie de cette rondelle. Ce combo nous pousse à un retour vers un style plus classique, plus Brutal Death (le track « Ominous Laceration n’est d’ailleurs pas sans rappeler la grandiose ouverture du très goutu « Reek Of Putrefaction » de Carcass…). Le bourrinage est tout en relief, aéré mais, forcément traumatisant pour tout individu lambda. La technique est correcte, tout comme les tempos et les vokills variés et
à mi chemin entre le lépreux qui dégueule caverneusement ses tripes et écorchements presque Black Metal dans les tons employés. Je ne peut que me réjouir de l’optique morbitaire du groupe via des tracks tels que « Grotesque Laceration Of Mortified Flesh », « Crimson Concerto » ou encore, « Slithering Maceration Of Ulcerus Facial Tissues ».
Excellent !!! « Murder Is The Only Way To Kill Time !!!! »
C’est après l’avènement de la huitième plage que les choses commencent à s’avérer être moins à mon goût avec une optique beaucoup plus humaine, moraliste et conciliante de l’art boucher qu’est le Brutal Death / Grind. Cela notamment avec l’arrivée de Destroy et de son « Total Fucking Chaos » limité en 1991 à 2000 exemplaires. Ce groupe porte bien son nom et m’inspire dans certaines circonstances les débuts de Napalm Death, le monstre de Birmingham, mais en un peu moins
radical. Certains relents Street Punk me posent parfois problèmes malgré la brutalité ambiante. Cela se perçoit entre autres beaucoup dans les vox. Un certain nihilisme punk se ressent également dans la cover ouvertement engagée et atypique ainsi que dans les titres des morceaux. Il suffit de prendre « We’re Strong To The Finish’ Cos We Eats Our Spinach’ » pour comprendre ! Beaucoup trop auto-dérisoire à mon sens…
Enfin, Disrupt ferme la marche. J’ai eu l’occasion d’écouter l’album « Unrest » dans un passé proche et, je n’ai pas vraiment accroché. La bouillie de ce groupe est très brutale, parfois pêchue, mais beaucoup trop classique et, ce « Refuse Planet » tiré à la base à cinq cent exemplaires renforce mes positions. De surcroît, j’ai un peu de mal à ingérer l’optique « humano-ecologique végétarienne » de ce projet même si l’on ne se situe pas au point critique d’un Carpe Tenebrum dans un
autre genre et, de ses thématiques basées sur la déforestation, le massacre des baleines… etc…. En fait, j’en ai juste sévèrement rien à branler !!!!!!!
Je ne crois pas avoir quoi que ce soit à ajouter.
Ce « Relapse Singles Series Vol II » est cru, brutal, orgiaque mais, n’est pas spécialement transcendantal….

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Verrukose-Urethra