Terror
Firmer
1999 (Lloyd Kaufman)
Terror
firmer est un film des studios Trauma, le non moins célèbre
studio indépendant du pays de Mickey et de Georges Bush. Ici on
retrouve avec une joie non dissimulé, tout l’univers démentiel
et fou furieux de Lloyd Kaufman, le réalisateur des Toxic Avenger,
dont la réputation n’est plus à faire. A vous donc, de vous délectez en regardant ce film, vous trouverez à foison, du gore, des éviscérations a grand renforts de boyaux ouverts, démembrements, une scatologie insistante et fort appuyée, avec en prime de la musique rock et punk pour les jeunes teenagers en colères que vous êtes. Les néophytes seront tous bonnement conquis et ce, dès les cinq premières minutes de ce brûlot au combien délectable et irrécupérable… Car la verve trash la plus pure anime Terror firmer, et ceux qui s’aventure ici en terrain inconnu, pour leur baptême dominicale, en territoire « tromatique », apprendront bien malgrés eux, qu’on ne sort pas indemne de la projection d’un film de Lloyd Kaufman, qui a mis ici toutes ses tripes et sa créativité démentielle, digne d’un paraplégique s’adonnant a la libation d’une hostie papale. La réputation de se film est tout bonnement mérité, car il pousse dans ses derniers retranchements, le mauvais goût et l’audace visuelle, avec un petit effort pour le côté intellectuel, puisque ce film propose une réflexion très « profonde » et jubilatoire sur le cinéma indépendant underground.
L’équipe de ce tournage, nous montre une folle équipée de joyeux drille, composé d’individu haut en couleur et ma foi fort exentriques, celle-ci est dirigé par un metteur en scène atteint du lourd handicap de la cécité, qui n’est autre que Kaufmann himself. Ce rôle Lloyd Kaufmann l’interprète à merveille, c’est l’archétype même de l’idéaliste pragmatique, qui est tombé dans le chaudron du gore étant petit, et qui doit faire face aux aléas de son doux métier. Comme les contraintes financières, les caprices de ses « stars », qui sont il faut le dire digne d’un hôpital psychiatrique de l’ex-URSS. Le problème majeur survient lorsqu’un mystérieux meurtrier s’adonne avec une ferveur incohérente au massacre des membres de l’équipe cinématographique. La panique est donc de mise, car comment retranscrire cette « furor animis », les victimes innocentes sont transformées en un innommable carnage.
Ici, tout n’est que luxure outrancière, enrobé de gore extrême. Kaufman a voulu montrer par ce film l’univers déliroïde de Troma, avec une pointe d’humour tout aussi complaisant. Bien sûr Terror firmer ne fait pas exception au genre, en tombant dans les rouages de la facilité et du vulgaire, un petit condensé non pasteurisé de mauvais goût. Mais ce n’est que pour montrer, avec plus de ferveur, une critique sociale, des tares cachées d’une Amérique ô combien puritaine, soumis au véhémence des évangélistes, dont Troma est le revers de la médaille crasseux et inavouable. C’est en regardant des films dont La société Troma est l’emblème, que nous regrettons les vomissures cinématographique plagié à outrance tel que « Scary Movie » ou dans l’esprit drolatique « American Pie ». Avis, donc, aux aficionados, aux néophytes,a tous ceux qu’une bonne dose de folie furieuse ne peut effrayer, mais faire passer, bien au contraire, une bonne et agréable soirée en famille… Nilfheim |