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Moi qui pensais avoir tout vu en matière de films
gores, je dois avouer qu’avec cette série, j’en ai eu pour mon grade.
Y’a pas à dire, les japonais sont les champions du monde toutes catégories
dans la discipline et là, ils ont fait très fort.
Les Guinea
Pig ne sont pas à mettre devant tous les yeux, il convient d’avoir le
cœur et l’estomac bien accrochés tellement c’est crade et dément.
Cette suite
de films vise clairement à provoquer le dégoût chez le spectateur et les
moyens employés sont conséquents mais de manière inégale selon les épisodes.
Mais ne
vous attendez pas à assister à un remake granguignolesque de Screem ou
un épisode de Freddy, non, là, visiblement, on joue pas dans la même catégorie,
ici, on fait des films d’hommes qui ont des tripes, pas des niaiseries
hollywoodiennes pour ados en mal de frayeurs.
(La série
des cobaye ou « Za de Ginipiggu’ » dans la langue des
samouraïs regroupent sept film, ainsi que deux documentaires et
un « abatage spécial ». Cette série sort tout droit de l’esprit
perverti des nippons, et a été réalisée entre 1985 et 1991. Ayant
acquit une notoriété jamais remise en question depuis que son inventeur
Satoru Ogura, producteur / réalisateur, a mis sur pied cette série avec
une grande éloquence.
Cette notoriété
a démarrée réellement en 1991 lorsque un certain acteur américain appelé
Charlie, a mis le nez sur le premier du nom »Devil’s experiment »,
et en a déduit que d’une façon ou d’une autre ce ne pouvait qu’être de
vrais scènes d'un « snuff » en quelque sorte. Son choc était
tellement grand, qu’il en a fait une affaire personnelle, découvrant les
joies de la délation, il rapporta toute la série devant l’association
cinématographique américaine et le F.B.I,qui arrêta la distribution sur
le marché américain et partout dans le monde ( que dieu bénisse l’Amérique
).
Bien sûr
ces films ont inspiré bon nombre de meurtriers au japon, comme celui qui
a retranscrit tout le scénario de Flower od flesh and blood.
Quand Flower
od Flesh and Blood a été distribué par JVH, le public a été tellement
choqué que les distributeurs ont décidé de changer carrément l’optique
des films suivants, ils sont répulsifs certes, mais plus « comiques ».)
Guinea
Pig 1 : Devil Experiment – 1988 - Hideshi Hino

Pour
un premier épisode, on pouvait difficilement imaginer plus malsain, et
plus dérangeant car on s’en pose des questions tout au long du film. Celui-ci
ne dure que 48 minutes mais c’est intense, on en prend plein la gueule
pour pas un rond. En fait la question qui vient immédiatement à l’esprit,
c’est : c’est un snuff movie ou une fiction ? La mise en scène
est pour le moins assez déroutante dans la mesure où on n’aperçoit que
très peu les acteurs qui sont le plus souvent hors champs et cagoulés
et on se demande comment le réalisateur a réussi à convaincre une actrice
de jouer dans ce film.
L’histoire
de ce film est des plus simple : 3 types, certainement des jeunes
désoeuvrés qui savent pas quoi foutre de leur vacance d’été et qui n’ont
rien trouvé de mieux que de kidnapper une jeune femme pour avoir le plaisir
de lui faire subir les pires tortures et ce de manières graduelles. Disons
qu’au début, c’est soft, elle reçoit des claques sur le coin de l’oreille
puis ça s’aggrave un peu, puis encore un peu, puis un peu plus. Enfin
bon, je ne vais pas tout vous dire si ce n’est qu’il est vraiment dure
de regarder ça jusqu’au bout tellement ça met mal à l’aise.
C’est
pas franchement gore comme film, c’est plutôt cruel et c’est certainement
ça qui refroidi le plus le spectateur, seule la scène finale est trash
car on a droit à un crevage d’œil de profil plus vrai que nature. Il y
a aussi une chose qui m’a interpellé, j’ai eu l’impression que le film
ne se termine pas, car tout au long du film, à certains moments, on voit
la malheureuse victime suspendue à un filet en plein milieu d’un bois
bien éclairé ce qui contraste bien avec la salle des tortures bien noire ;
et bien tout à la fin, on revoit la fille qui n’est plus que l’ombre d’elle-même
dans son filet et ça s’arrête là comme si ce n’était pas fini, qu’elle
allait en subir encore davantage et ça ne fait qu’enfoncer le clou et
ça accentue le sentiment d’impuissance que l’on ressent en voyant ce film.
Autre chose qui a son importance, aucune indication sur les noms des acteurs
à la fin du film pour faire croire à un snuff-movie et ainsi obliger le
spectateur déjà sous le choc à s’interroger longuement.
Pour résumer,
voilà un premier épisode qui donne tout de suite le ton, on voit qu’on
a pas affaire à des rigolos et que le but du jeu est de traumatiser les
plus durs d’entre-nous. Je ne voit pas grand-chose d’autres à ajouter
si ce n’est que la durée du film donne davantage l’impression d’un essai
ou d’un film amateur plutôt qu’une œuvre cinématographique pleinement
réfléchie et scénarisée.
Voilà un
film qui laissera une trace dans nos mémoires.
Guinea Pig 2 : The Flowers of Flesh and Blood – 1990
- Hideshi Hino

Cet
épisode ne peut laisser indifférent et bien rares seront ceux qui auront
assez de tripes pour regarder jusqu’au bout sans vomir. Un conseil, soyez
ajunt car c’est vraiment hard. J’ai l’impression que le seul objectif
de ce film est de provoquer le dégoût et la nausée car le scénario est
totalement inexistant. L’histoire est celle d’une jeune femme kidnappée
par une espèce de maniaque dépravé complètement atteint de la tête qui
va finir joyeusement découpée en morceaux. Le type est soit un nostalgique
du temps des Samouraïs, soit c’est carnaval, son accoutrement le laisse
penser en tout cas. Quoi qu’il en soit, il prend soin d’expliquer chacune
de ses manipulations chirurgicales.
En dehors
du démembrement méticuleux de la victime on a l’impression que le psychopathe
n’est pas seul, la façon dont c’est filmé laisse penser qu’il a un complice,
ce qui accentue l’aspect lugubre et glauque du film. Les plans sont parfois
grossiers et se montrent même assez maladroits. Toutefois, on ne peut
que saluer la performance des techniciens des effets spéciaux tant ces
derniers sont bluffants de réalisme, s’en ai gerbant.
On
ne parle que trop rarement de l’ambiance sonore et bien celle-ci mérite
d’être souligné car elle contribue sérieusement à rendre les scènes vraiment
crédibles et crades, les bruitages d’opérations rendent bien l’horreur
du film, fermez les yeux, vous vous croirez vraiment dans une salle d’opération,
si bien que même les yeux bandés on peut quand même avoir les poils se
dresser.
Une fois
sa tâche accomplie, qu’est-ce que le bourreau peut encore faire subir
à sa victime totalement impuissante puisqu’elle n’a plus aucun moyen de
défense ? Et bien un arrachage d’oeil à la petite cuillère bien sûr
et là encore, on sera stupéfait par le réalisme du trucage employé. On
en vient à avoir mal pour soit, c’est vous dire.
Voilà
un Guinea Pig bien déviant et choquant au possible. La mise en scène,
l’ambiance et la qualité des effets spéciaux en font un chef d’œuvre du
gore japonais que je conseil à tous ceux qui se sentent blasés et qui
n’ont pas de cœur. En effet si le premier épisode servait de hors-d’œuvre
à la série, cet épisode-là est tout bonnement ignoble de par son contenu,
je n’imaginais pas un instant voir ça un jour. En tout cas, si la vue
du sang vous fait peur ou bien si vous êtes cardiaque, évitez ce film,
ça pourrait vous être fatal et je pèse mes mots.
Guinea Pig 3 : Mermaid in a Manhole – 1991 - Hideshi Hino

Cet épisode
est aussi beau que choquant par les images montrées.
C’est
l’histoire d’un amour impossible entre une jolie sirène qu’un artiste
peintre trouve dans les égouts. Visiblement elle ne semble être dans son
assiette, alors, il la ramène chez lui et tente tant bien que mal de soigner
sa vilaine blessure. Il l’installe confortablement sans sa baignoire et
entreprend de faire son portrait mais voilà, la belle souffre d’un mal
aussi répugnant qu’incurable ; en effet, des pustules gluantes font
irruption sur son bas ventre et envahissent irrémédiablement l’ensemble
de son corps. Les pustules laissent échapper une sorte de pue coloré que
le peintre utilise pour faire sa toile n’hésitant d’ailleurs pas à utiliser
un scalpel pour en extraire le précieux liquide. La maladie atteint son
paroxysme au moment où les pustules font jaillir du corps de la malheureuse
des nuées de larves grouillantes comme si les pustules n’étaient en fait
que les œufs dans lesquels se développaient les vermines.
La
fin est triste car le peintre se voit contraint d’achever son modèle à
grands coups de scies sauteuses Black & Decker. De toute façon, elle
ne servait plus à rien, alors autant en finir.
Cet
épisode de la série des Guinea pig est davantage un film d’amour qu’un
film gore sauf la scène finale mais bon… Cet épisode ne donne pas envie
de rire du tout, point d’humours, tout est très sérieux, il n’est pas
violent et aucune scène de cul ne vient gâcher le scénario. Tout le film
repose sur une ambiance vraiment glauque et par moment franchement gerbante.
C’est à mon avis le plus vomitif de tous. Le fait de remplacer l’hémoglobine
par des asticots va sans doute contribuer à en refroidir plus d’un. Là
encore, ce n’est pas un film que je conseillerai après un bon repas.
Guinea Pig 4 : Androïd of Notre-Dame – 1992 - Kazuhito
Kuramoto

La
médecine et ses dérives ou l’histoire d’un nain qui essai de sauver sa
soeur par tous les moyens possibles et imaginables et qui fini par se
rabattre sur un généreux mécène qui avait un trop bon cœur au propre comme
au figuré. Ouais bof, y’a mieux et même beaucoup mieux. Où est le gore
qu’on était en droit d’attendre ? Y’en a bien un peu mais ça n’a
rien de vraiment crade. Les effets spéciaux ne sont pas terribles. Le
scénario aurait pu être sympas mais on sent vraiment qu’il y a soit un
manque de moyens soit un manque de motivation et que dire du jeu des acteurs
si ce n’est que n’importe quel blaireau dans la rue pourrait faire au
moins aussi mal.
Enfin bref,
ce n’est pas convainquant, c’est plat, creux et on s’fait chier à regarder
ça, encore heureux que ça ne dure pas 3 heures. Cet épisode est sans nul
doute le plus minable de la série et c’est rien de le dire.
Guinea Pig 5 : He never
dies – 1992 - Kuzumi Masayuki

C’est
à mon avis un épisode bien décevant de la série. Certes il est gore mais
on s’ennuie rapidement. C’est l’histoire d’un type qui veut en finir avec
la vie mais qui constate qu’il est insensible à la douleur et qu’il ne
peut pas mourir. En gros, il s’agit d’une histoire bien farfelue qui donne
plutôt envie de pleurer de désarroi. Si encore le film était triste ou
lugubre mais même pas, c’est comique, et là je pose la question :
où est la crédibilité là dedans ? Nulle part ma bonne dame. A aucun
moment on y croit, heureusement les effets spéciaux sont à la hauteur
et sont quant eux vraiment réalistes. Au début un mec nous bassine inutilement
sur les phénomènes inexpliqués de ce monde et nous présente l’histoire
de ce japonais comme s’il s’agissait d’un cas comparable avec les ovnis
ou le triangle des Bermudes et nous certifie que ce film est représentatif
de la réalité.
Que puis-je
dire d’autre sur ce film si ce n’est qu’en dehors de nombreuses, très
nombreuses scènes bien gores, il ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Guinea Pig 6 : Devil
woman doctor – 1992 - Hajime Ejiki

Ce
Guinea Pig là a au moins le mérite d’être assez original car il met en
scène les tribulations d’une doctoresse drag-queen complètement déjantée
qui pratique des expériences sur le thème de la douleur mais bon, c’est
plutôt léger et assez humoristique. Pour un dernier épisode de la série,
ça contraste énormément avec le premier épisode. Dans ce film, on a droit
à une succession de « gags » plus ou moins sanglants mais à
de là dire que c’est dégueu, faut pas pousser. La doctoresse nous montre
dans ce film ses meilleurs cas, ainsi on voit un patient qui a une main
hantée, un autre qui pourri à vu d’œil, une bestiole qui terrorise une
pauvre fille dans un parking et on a même droit à une sorte de bêtisier
à la fin, que demande le peuple ?
Cet épisode
est marrant mais il n’y a pas de quoi s’épouvanter, et encore, quand je
dis que c’est marrant, ça va 5 minutes.
Donc, pour
finir avec les Guinea Pig, ce dernier opus est décevant tout comme le
précédent. Ca allait de pire en pire, valait mieux que ça s’arrête, je
n’ose imaginer ce qu’un 7ème épisode aurait donné.
Conclusion
:
Que pensez
des Guinea Pig ? Et bien c’est plutôt mitigé, on se retrouve avec
3 films qui collent une claque à tout spectateur normalement constitué
et 3 autres films franchement pas terribles voir même chiasseux et ce
sont les 3 derniers qui sont les pires comme si les réalisateurs avaient
mis leurs économies en communs dès le départ et qu’ils avaient bouffé
tout le budget pour réaliser les 3 premiers en oubliant qu’il y en avait
3 autres à faire. Du coup, ils ont fait la manche et avec les 3 francs,
6 sous qu’ils ont gagné, ils ont embauché leurs familles et ils ont pondus
3 infamies qui ressemblent à rien.
Donc si
vous voulez du bon gros gore vraiment dégueu qui fait pas dans la dentelle,
optez aveuglément pour les 3 premiers épisodes, oubliez les 3 autres ou
alors matez-les en avance rapide. Pas la peine de perdre du temps.
Vous voulez
savoir comment il est possible de faire pire ? Je ne voit qu’une
solution : vous faites la même chose mais au lieu d’utiliser des
acteurs adultes, ayez recours à de la main d’œuvre infantile et là, vous
ferez plus immonde que les japonais. Mais quel parent accepterait que
son enfant joue dans un Guinea Pig même si on lui file 1 million d’euros ?
Ah ces
japonais, capable du meilleur comme du pire mais toujours extrêmes dans
tout ce qu’ils font et c’est pour ça qu’on aime leur cinéma.
Azaroth
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