From Beyond
1986 (Stuart Gordon)

Cette VHS de prés de 81 minutes fut réalisé par Stuart Gordon sur la base d’une des nouvelles de H.P Lovecraft. Je vous laisse deviner laquelle est-ce….

Contrairement a « Re-Animator », « From Beyond » n’est pas une oeuvre très saignant même si quelques petites scènes (peu) dévoilent décapitations et décervelages en tout genre.

Tout commence dans un grenier, celui du Dr Pretorius. Aidé par son assistant Tillinghast (Le meme acteur qui interpréta Herbert West dans « Re-Animator ») où ils créent une machine capable de stimuler une partie du cerveau, plus particulièrement la glande pinéale, leur permettant d’explorer « l’au-delà » et de ressentir de vives et fortes sensation sensorielles et, capable, de surcroît, de stimuler les pulsions sexuelles de quiconque serait touché par les vibrations du « résonateur ».

Tout commence donc un soir ou Tillinghast met en marche le « résonateur » afin de transcender l’expérience. Dés lors, et après de soudaines et affreuses migraines au niveau du lobe frontal, il est témoins d’hallucinations plus qu’insolites voir même fantastiques, car il aperçoit de viles et infâmes créatures rosâtres (que l’on pourrait apparenter à de longues et visqueuses anguilles) assoiffées de sang.

Ces dernières excitées par les mouvements l’attaque sauvagement au niveau de la joue juste avant qu’il éteigne le « résonateur » de peur et de douleur.

Plein de stupeur, de joie mais aussi d’appréhension il sollicite son mentor, le Dr Pretorius à le rejoindre afin de lui montrer le fruit de leur ingénieuse trouvaille mais cependant, cela coûtera la vie à son maître, ou devrais-je dire sa tête puisqu’il se fait violemment décapiter par une des créatures (cette fois-ci colossale).

Subséquemment, leur vieux voisins appellent la police à la vue des vives lumière violettes se dégageant du grenier ainsi qu’à l’écoute des hurlements.

C’est ainsi que Tillinghast de frayeur s’enfuit de son manoir et est accueilli par la police qui l’interne d’office dans un hôpital psychiatrique en raison de la description qu’il fera des meurtrières« créatures volantes roses et violettes » qu’il à eu l’occasion de voir, en guise d’alibi.

Petite parenthèse ;(Je ne sais pas si cela fait parti des sempiternelles mise en bouches de Stuart Gordon , mais j’ai nettement l’impression que le début de ses récits reste dans le meme sillon, à savoir une vieille femme témoin d’un meurtre qui contacte les services de police afin de mettre un terme à une boucherie, un peu comme dans« Re-Animator »… passons ).

Afin de savoir si au yeux de la loi Tillinghast pourrait être jugé en tant que tel et non pas comme un aliéné purement schizophrène en quête de sang, de chaire, et de cervelle fraîche une enquête est lancée sous l’égide d’une scientifique spécialiste dans la schizophrénie et d’un policier.

De retour dans le manoir du défunt Dr Pretorius ces trois protagonistes vont refaire marcher la machine et confirmer de leur yeux que cet assistant n’est ni plus ni moins qu’un rationnels chercheur émérite totalement innocent.

Cependant, une surprise de taille les attends, car l’âme du Dr Pretorius implantée dans une enveloppe charnelle en constante décomposition et suppuration fait son apparition et tente de mettre en oeuvre son plan pervers, lubrique et libidineux qui, stimulé par les exacerbations de libido engendrées par le résonateur, consiste à sauter la blonde et pulpeuse spécialiste « Barbara Crampton »ainsi que d’anéantir le représentant de la loi et Tillinghast.

Objectif qu’il atteint partiellement en décapitant et en pelant le moindre centimètre carré de peau et de chair du policier.

Entre temps, apeuré et copieusement déboussolé l’assistant et Barbara s’enfuient du manoir et repartent à l’hôpital psychiatrique afin de prouver l’innocence de Tillinghast (en très mauvaise état puisque sa glande devient de plus en plus turgescente et qu’il se retrouve chauve depuis une désastreuse rencontre avec un gigantesque et affamé ver sous marin) mais sont aussitôt internés de force.

Lui s’échappe le premier, quelques heures à peine après leur claustration, en un déluge d’hémoglobine, puisque après avoir goûté aux organes destinés à la greffe stocké dans l’hôpital et, avoir aspiré, comme un vulgaire œuf au plat, la cervelle d’un infirmière, il crée diversion et fait enfuir Barbara Crampton qui décide de retourner à la demeure à grand renfort de nitroglycérine.

Le dénouement est des plus particulier, je n’en dirais pas plus, et vous laissera perplexe désemparé et déstabilisé. 

Ce film, même si il n’est pas franchement gore et insoutenable, aura le mérite de capter toute votre attention en vous plongeant dans le vif du sujet en l’espace de quelques minutes. L’univers et la sémantique, portant un regard fort pessimiste sur la volonté de transsubstantiation inhérente à la faiblesse originelle de l’homme, ses ambitieuses et viscérales chimères et les tréfonds tortueux de son esprit, si propres à Stuart Gordon, sont une fois de plus renouvelées un récit très particulier et dérangeant.

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