Postal
2007 (Uwe Boll)

 

Dans la ville de Paradise City, un loser patenté s'associe à son oncle gouru afin de détourner un convoi de bites en chocolats... Mais les talibans s'en mêlent...

Etonnant homme que ce Uwe Boll... Jusque là incapable de torcher un film regardable, voire même un nanar amusant, et se répandant en considérations d’ordre financier dans ses interviews plutôt que de parler de ses films... A sa décharge, il y eut l’épisode amusant du combat de boxe organisé contre des geeks blogueurs lui ayant chié dessus, le boche y étant allé franco et en ayant expédié un à l’hôpital... Si seulement tous les groupes de black dignes de ce nom faisaient pareil à chaque planqué qui leur fait une mauvaise critique dans rectallian... Ah non pardonnez-moi c’est vrai que c’est impossible d’avoir une mauvaise chronique dans ce torchon, et que personne ne lit les chros en plus, bref...
Donc, voilà que Uwe Boll décide de réaliser une comédie anti-tout où il se lâcherait comme jamais, à tel point qu’à ce jour si je ne m’abuse aucun distributeur français n’a eu les couilles d’acquérir la chose...
Là, je commence à avoir la puce à l’oreille...
Et bien foutre, l’incroyable est arrivé, et j’ai beau chercher un précédent dans l’histoire du cinéma, je ne vois aucun mec qui ne soit passé d’une flopée d’étrons filmiques à un quasi chef d’œuvre en un tour de main... Une comédie corrosive certes énormément influencée par South Park (avec un petit côté Troma en sus), certes mal branlée (deux-trois gags tombent complètement à plat) mais putain quel pied politiquement et racialement incorrect...
Vous me direz, Borat est amusant, mais les origines du type font que son film est aussi provoquant que Dieudonné faisant des blagues sur les singes, si vous voyez ce que je veux dire... Mais là on parle d’un boche, et toutes ces blagues racistes, antisémites, anti-nains, anti-gros, anti-flics, anti-mongoles, anti-marmots n’en prennent que plus d’ampleur, de la part d’un représentant d’un pays où règne plus que partout ailleurs le diktat de la tolérance imposée et le lavage de cerveau liberticide...
Rien à foutre du jeu vidéo dont ça se veut adapté (je me suis arrêté à la Playstation 1), mais moi quand je vois des flics faire tapiner des handicapés obèses, des gamins se faire descendre, un nain enculé par une meute de singes, des guignols mettre des brassards à croix gammée pour passer inaperçu à une fête bavaroise, ou encore Uwe Boll lui-même se réservant les lignes de dialogue les plus polémiques, j’applaudis des deux mains et en redemande...
Malheureusement, le schleu est reparti tourner de la merde et compter ses dollars... Pas grave, tant qu’il continue à tabasser ses critiques et prépare une éventuelle suite à ce petit bijou de Fuck You All cinématographique...
Au passage, guettez le générique de fin, pendant lequel sont diffusés en fond sonore des dialogues coupés du film, ça va encore plus loin que ce qui a précédé...

Allez, quelques exemples cultes pour appâter le chaland :

"Certains disent que mes film sont financés avec l’or Nazi volé aux juifs.... Hé bien c’est vrai : il fallait bien en faire quelque chose de toute façon... Vous savez, mon père aussi est mort à Auschwitz : il est tombé d’un mirador... En tout cas je suis très excité d’être ici devant vous tous, ça me fait toujours ça quand il y a des enfants..."

"Est-ce qu’on ne pourrait pas trouver un terrain d’entente tous ensemble ?!
- J’en ai un !! On déteste tous les juifs !!"

Arsongod