May
2003 (Lucky McKee)

Voilà un film bien malsaint comme on les aime chez nous. Si vous avez aimé Carry, vous allez forcément adorer May. Leurs points communs sont nombreux, May souffre d’un complexe d’infériorité, elle n’est pas une bombe sexuelle et elle est complètement allumée.

L’histoire de May, c’est celle d’une jeune fille très timide qui recherche le prince charmant. Jusque là, on nage en pleine histoire à l’eau de rose mais voilà May aime les films d’horreurs et prends son métier à cœur, elle est aide-vétérinaire et adore charcuter les bébètes.
May aime aussi la couture.
Son univers est partagé entre sa machine à coudre, sa poupée, son boulot et sa collègue (une charmante gouinasse).
Elle fini par rencontrer un jeune homme en qui elle voit l’homme idéal jusqu’à ce qu’elle décide de lui jouer une scène à la Necromantik en lui mordant la lèvre jusqu’au sang et en se le répandant joyeusement sur son visage. Le type en question a beau jouer les jolis cœurs, il voit très nettement qu’il a affaire à un drôle de demoiselle et met les voiles. May est déçue et cède aux avances de sa collègue qui n’attendait que ça ; mais voilà, elle est infidèle et May est encore une fois déçue, et elle est bien décider à se venger.

Etant donner qu’elle aime les films d’horreur, elle va jouer au docteur Frankeinstein en découpant soigneusement certaines parties des corps des personnes qui l’ont fait souffrir, même le pauvre chat de sa copine va y passer (refroidi à coup de cendrier).-àON DIRAIT DU DARIO ARGENTO
May parviendra à fabriquer la personne idéale avec qui elle pourra enfin se sentir bien mais pour se faire, elle devra consentir à un dernier sacrifice qui n’est pas sans rappeler une scène d’anthologie du film Naked Blood mais je ne vous en dit pas plus.

Ce film peu paraître assez marrant car léger à premier abord mais ce n’est qu’une illusion car ça part franchement en couille et c’est de pire en pire. Voilà un film qui décape, bien sordide montrant sans détour la psychologie déviante d’une personne renfermée sur elle-même qui malgré des efforts toujours vains fera de son mieux pour s’en sortir.
May est un film à voir et à revoir en famille.

A noter que loin du glamour gniant gniant de Tim Burton, ce film pourrait très bien relevé du conte pour enfant, avec une histoire digne d’un walt-disney, mais ce n’est qu’une façade car comme cité plus haut « l’illusion » ne dure qu’une heure, car McKee réussit à balancer l’héroïne dans le macabre saupoudrée de gothique, une brune bordeline à moitié schyzo, qui est en pleine dépression saisonnière automnale. Après avoir tué son chat, elle passe au stade supérieur en tuant un inconnu; s'ensuit la mort de Polly (superbe) et d'Ambrosia, enfin celle d'Adam (le bellâtre) et de sa nouvelle copine. Tout ça pour pouvoir crée un être qui pourra l’aimer telle qu’elle est… ben oui ! ! ! ses sentiments sont purs et nobles…Ce film peut être considéré comme un Frankenstein made in légende urbaine…

Un petit ps : Le court-métrage que regardent Adam & May est un court de Chris Silvertson, un pote avec qui Lucky Mckee a tourné un film de zombie intitulé "All cheerleaders die".

Azaroth