Back From The Dead
1997 (Craig Godfrey)
Cette joyeuse bouffonnerie australienne débute en 1837 dans la colonie pénitentiaire de Port Royal, d'où le tueur en série cannibale Kavendish s'échappe avec un complice abruti pendu à ses basques. Dès lors , le ton est donné, gore et vulgarité sont les deux mamelles de la victoire pour Godfrey, qui n'a jamais peur d'en faire trop quitte à faire n'importe quoi. Les pisse-froids qui ne trouvent pas drôle de voir des soldats bourrés se faire étriper à coups de sabre par un cannibale barbu, le tout dans un déluge de pets sonores, peuvent aller se faire foutre ailleurs. Après avoir assisté à une extension de pénis d'un genre nouveau et à une sanglante explosion de bouilloire, nous revoilà catapultés dans le présent, où la débandante Ruby participe à des expériences sur la réincarnation, aidée du professeur Von Dog Reutter, adepte des néologismes et du levage de bras intempestif. Pour cela, elle utilise Corbet, beauf bossant dans un abattoir et alcoolique depuis ses six ans, comme cobaye. Plongé dans une transe profonde, ce dernier parvient à remonter jusqu'à l'esprit de Kavendish qui n'est autre que son ancêtre. Malheureusement, le transfert s'effectue également dans l'autre sens et Corbet se transforme peu à peu lui-même en cannibale...

Vous aurez compris, on est ici dans une grosse pantalonnade vulgos et gore, qui s'assume à fond. Entre les séquences « historiques » du passé de Kavendish, peuplées de paysans péteurs qui se roulent dans la fange et de ménestrels tout droit sortis du « Holy Grail » des Monty Pythons, avec en plus une tentative de bullet-time discount à se pisser dessus, et, le présent ou un Dog Reutter sous possible influence Henri Tisot (les connaisseurs apprécieront) judenraüse et siegheile à tour de bras, tandis que Godfrey nous mitonne un cliffangher hystérique, opposant un Corbet possédé à la mère de Ruby, vioque acariâtre en chaise roulante ,ayant pour seule compagnon un ver solitaire géant apprivoisé, et qui jette ses poches de merde à la tronche de son assaillant, sont à voir pour le croire.


Malgré une fin un poil bâclée, je ne peux que recommander cette chiure de pelloche qui est une insulte au bon goût et qui convient parfaitement à une apothéose de soirée poivrot, quand les chiottes sont bouchées, les gonzesses comblées dans tous les sens du terme, et qu'il faut trouver un moyen de faire passer le cubit de rouge qui est tout ce qui reste a s'enfiler alors que la stéréo fume après un assaut de trop de Beherit...Si ça ne vous est jamais arrivé, vous n'avez rien à faire sur ce site, mes puceaux... 

Arsongod