Cette
joyeuse bouffonnerie australienne débute en 1837 dans la colonie
pénitentiaire de Port Royal, d'où le tueur en série
cannibale Kavendish s'échappe avec un complice abruti pendu à
ses basques. Dès lors , le ton est donné, gore et vulgarité
sont les deux mamelles de la victoire pour Godfrey, qui n'a jamais peur
d'en faire trop quitte à faire n'importe quoi. Les pisse-froids
qui ne trouvent pas drôle de voir des soldats bourrés se
faire étriper à coups de sabre par un cannibale barbu, le
tout dans un déluge de pets sonores, peuvent aller se faire foutre
ailleurs. Après avoir assisté à une extension de
pénis d'un genre nouveau et à une sanglante explosion de
bouilloire, nous revoilà catapultés dans le présent,
où la débandante Ruby participe à des expériences
sur la réincarnation, aidée du professeur Von Dog Reutter,
adepte des néologismes et du levage de bras intempestif. Pour cela,
elle utilise Corbet, beauf bossant dans un abattoir et alcoolique depuis
ses six ans, comme cobaye. Plongé dans une transe profonde, ce
dernier parvient à remonter jusqu'à l'esprit de Kavendish
qui n'est autre que son ancêtre. Malheureusement, le transfert s'effectue
également dans l'autre sens et Corbet se transforme peu à
peu lui-même en cannibale... Vous aurez compris, on est ici dans une grosse pantalonnade vulgos et gore, qui s'assume à fond. Entre les séquences « historiques » du passé de Kavendish, peuplées de paysans péteurs qui se roulent dans la fange et de ménestrels tout droit sortis du « Holy Grail » des Monty Pythons, avec en plus une tentative de bullet-time discount à se pisser dessus, et, le présent ou un Dog Reutter sous possible influence Henri Tisot (les connaisseurs apprécieront) judenraüse et siegheile à tour de bras, tandis que Godfrey nous mitonne un cliffangher hystérique, opposant un Corbet possédé à la mère de Ruby, vioque acariâtre en chaise roulante ,ayant pour seule compagnon un ver solitaire géant apprivoisé, et qui jette ses poches de merde à la tronche de son assaillant, sont à voir pour le croire.
Arsongod |