2000 Maniac
1964 (Herschell Gordon Lewis)

Réalisé par Herschell Gordon Lewis en 1964, « 2000 Maniac » est un condensé de sadisme meurtrier comme l’on a rarement eu l’occasion d’en voir !!!

Par conséquent, en dépit du fait que cette œuvre ne soit pas totalement saignante, elle illustre une excellentissime brochette de meurtres tous aussi innovants et originaux les uns que les autres, le tout dans une atmosphère des plus décalé et des plus festive.

Hersche Gordon Lewis à très bien su mettre en avant le sadisme déluré et impétueux de l’individu qui cherche à assouvir sa haine la plus totale et la plus farouche lorsqu’il suit le chemin de la vengeance.

Cette œuvre se révèle donc être impitoyable en tous points et le jeu des nombreux acteurs, outre leur amateurisme affligeant, souligne ceci avec une perfection abominable et délurée.

En outre vous serez témoin durant 90 minutes d’une perversité et d’une débauche sadique rarement atteinte sur fond d’une musique country débilissime que n’aurais pas reniée une daube telle que « Shérif Fait Moi Peur » (!) et autres litanie discordante totalement auto dérisoires auxquelles se mêlent perpétuellement les rires niais, gras et pervers de villageois résolument arriérés et bouseux!!!

Tout commence donc en Floride ou six touristes égarés se retrouvent dans un petit village perdu répondant au nom faussement aguicheur de « Pleasant Valley ».

Tout porte à croire que les raisons de cet égarement ne sont pas le fruit du hasard car en effet, certains autochtones ont pris un malin plaisir à changer les panneaux et les signalisations routières afin de ramener plus de bétail dans le village. Cependant dés l’arrivé de ces voyageurs égarés les habitants de P.V vont s’en occuper comme de bons citoyens modèles et les convier à une fête des plus mystérieuse où ils seront mis au premières loges : Celle du centenaire d’un certain événement bien particulier qui vont leur faire regretter d’y avoir participés…

L’on s’aperçoit très vite que cette petite sauterie va se terminer en un jeu de massacre barbare, saignant et purement sadique car ces touristes seront victime de la vengeance et de la rancoeur sudiste de ces villageois, en fait, mort cent ans auparavant, massacrés par les factions Nordiste lors de la guerre de sécession.

Le premier acte sanguinaire sera proféré à l’encontre d’une gente damoiselle qui se fera découper à la hache et lentement cuisiner sur un grill typiquement Texan qui, pour sûr, aurait possédé tout les atouts pour foutre le barreau à LeatherFace lui-même !

La deuxième victime se fera méchamment écarteler par quatre bourins sculpturaux sous le regard hilare de ses tortionnaires ; La troisième, quand à elle, se verra écrasée par un énorme rocher en fragile équilibre ; la quatrième dévalera une colline dans un tonneau clouté pour finir telle de la chair à saucisse prête à l’emploi.

Le seul protagoniste qui reste en vie à la fin du film s’échappe mais se rend compte avec stupeur que « Pleasant Valley » n’existe plus que dans le vortex distordu du temps et du souvenir puisque, comme précédemment mentionné, les tortionnaire n’étaient en fin de compte que des spectres bien décidés à se venger de leur propre mort un siècle auparavant.

Quel sort réserveront-ils aux futurs touristes en 2064 ? C’est avec un plaisir des plus malsain que je me délecterais volontiers d’une suite plus contemporaine !

Pour conclure, cette œuvre est à voir au moins une fois car je pense qu’elle le mérite largement, cependant il est vrai que si vous recherchez davantage de nécrobies ce film est à proscrire même si certains détails sont fort sympathique et sévèrement croustillants, je dois l’avouer…

Verrukose Urethra